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L’école de l’ADN
ADN, OGM, clonage… Vous vous sentez un peu perdu? Rien de tel que de faire un tour dans un laboratoire pour comprendre ce qui s’y trame. C’est le principe de l’école de l’ADN, un centre français de formation et d’information sur les avancées de la biologie moléculaire et de la génétique. Le centre accueille des stagiaires de tous âges et de tous niveaux dans des ateliers scientifiques mettant en scène des techniques très pointues, comme le séquençage ou le clonage moléculaire.
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| « La manière dont nos formateurs animent chaque expérience et tout le dialogue qui s’instaure autour des manipulations fait toute la différence entre les ateliers. Cet « habillage » doit être ajusté au niveau de connaissance scientifique du public, mais aussi à ses attentes. C’est un peu comme au théâtre : une même pièce peut être jouée d’une multitude de façons et toucher des sensibilités différentes selon sa mise en scène. » |
Selon le Dr Lallement-Soboul, la biotechnologie entre dans son âge industriel et risque fort de bouleverser notre société. « Nous cherchons à démythifier les techniques qui ont trait au génome et à diffuser de l’information sur ce qui se passe dans les laboratoires. Il est primordial de montrer au public en quoi consistent les biotechnologies et leurs applications afin que les gens se fassent une idée éclairée sur la question. » Pour mettre en œuvre cette mission d’information, rien de tel que de lancer le public à la découverte du métier de biotechnologue. |
| « Les stagiaires sont toujours surpris par les techniques utilisées, comme l’extraction de l’ADN. C’est comme si on allait visiter l’atelier d’un charpentier et qu’on voyait tout ce qu’il est capable de faire avec un morceau de bois. Nous, c’est pareil avec de l’ADN! » |
Le directeur de l’école de l’ADN est conscient que les thèmes abordés dans les ateliers sont souvent sujets à polémiques. Pour lui, la règle est claire : pas question d’influencer le public dans les débats. « Les formateurs présentent toujours les deux côtés de la médaille, quitte à se faire parfois les avocats du diable pour que tous les arguments soient mis en lumière. Ils laissent ensuite les stagiaires débattre entre eux, en leur donnant les éléments scientifiques nécessaires pour leur permettre de se forger leur propre opinion. Au sein même de notre équipe, nous ne sommes pas tous d’accord sur certains sujets. »
Du côté des clientèles scolaires, l’école de l’ADN cherche à sensibiliser les jeunes aux techniques et aux métiers du secteur des biotechnologies, mais aussi à leur présenter un approche plus moderne et plus flexible de l’enseignement de la biologie. « En France, la biologie enseignée dans les écoles est parfois un peu dépassée. Même les enseignants ne sont pas toujours au courant des derniers développements tant les changements sont rapides… » Pour contrebalancer ce décalage avec la « vraie vie », le Dr Lallement-Soboul et son équipe misent sur l’approche expérimentale et rappellent que la biologie est avant tout une science empirique qui se transmet par le savoir-faire. En somme, rien de tel que le terrain! C’est la raison pour laquelle ils ont choisi de ne diffuser sur Internet que peu de matériel pédagogique.
« La formule des ateliers scientifiques est suffisamment flexible pour être appliquée à d’autres domaines que la génétique. La recette du succès est toujours la même : une grande motivation, des partenaires solides, la capacité de réunir des personnalités autour d’un projet et des professionnels aptes à animer les ateliers. » À quand une école de l’ADN (de la chimie, de la physique, de l’entomologie…) au Québec? L’invitation est lancée…
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