Par un soir glacial de pluie verglaçante, je me rendais frigorifiée vers le Barouf, rue Saint-Denis. Il s’y tenait un bar des sciences sur le journalisme scientifique qui promettait d’être « chaud ». J’ai été lâche et je m’en veux…

Dans un moment de découragement, trempée jusqu’aux os, alors que mes pieds se dérobaient sous mon corps et que mes pensées m’emportaient du côté de ma confortable maison, j’ai tourné les talons…

Je m’en veux puisqu’il semble que la discussion fut fort animée entre journalistes scientifiques québécois et français. Les points de vue fusaient et des voix passionnées retentissaient dans le bar bien rempli. Ce fut, paraît-il, un vrai débat d’idées. Funeste température!

Heureusement, les bars de sciences se portent très bien. Je me promets donc de reprendre ce rendez-vous manqué. Voulez-vous m’accompagner? Je vous invite à consulter le site www.bardessciences.qc.ca, un outil pratique pour connaître le calendrier et le contenu des activités qui se déroulent dans tout le Québec.

À propos de débattre, de réfléchir, d’élucubrer, de se remettre en question, de changer de point de vue, qui sont autant de façons d’alimenter la locomotive de la science, Pluie de science a choisi d’entamer cette nouvelle année en vous présentant des scientifiques pour qui réflexion résonne comme oxygène.

Il semble toutefois qu’aujourd’hui, cette bouffée d’air essentielle ne soit pas toujours simple à trouver. Et pourtant, les débats d’éthique en science se font de plus en plus pressants. Afin d’échanger leurs idées plus librement, les chercheurs doivent maintenant s’organiser, ce qui donne parfois lieu, comme vous le verrez dans notre dossier La face cachée de la science, à de belles aventures.

Si certains aiment réfléchir, d’autres en revanche s’exaltent à l’idée de se casser la tête. C’est le cas de quelques étudiants universitaires qui nous livrent leur passion pour les concours à saveur mathématique. Une manière tout à fait originale et stimulante de se plonger dans les sciences. Pourquoi pas en profiter pour réfléchir à de nouvelles méthodes d’enseignement?

Notre dossier régional nous entraîne ce mois-ci du côté de la Gaspésie, où des représentants du Centre spécialisé des pêches de Grande-Rivière nous emmènent en mer pour une pêche de haute technologie. Les bibliothécaires du Réseau Biblio de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine complètent notre visite en nous offrant des suggestions de lecture pour les jeunes, consacrées à la pêche et aux richesses de la mer.

Après avoir réfléchi au phénomène du décrochage scolaire, une équipe de l’Université de Montréal a mis à contribution professeurs et étudiants afin de promouvoir les études universitaires auprès des jeunes du secondaire. Nous découvrons cette initiative appelée le projet SEUR dans nos Actualités.

Enfin, notre Coup d’œil à l’étranger, se tourne du côté de l’Arctique. Là-bas, dans ce froid « polaire », des élèves n’hésitent pas à mettre le nez dehors afin d’étudier ce fragile écosystème de plus en plus menacé. Voilà pour ce premier numéro de l’année 2005.

D’autre part, bien que les Chinois nous prédisent que cette année se déroulera sous l’égide du coq, nous vous annonçons déjà que pour nous, à Pluie de science, elle s’écoulera sous le signe de la physique!

Et pour cause… Les Nations Unies ont choisi 2005 comme étant l’Année internationale de la physique. C’est qu’il y a cent ans, en 1905, un jeune homme assez farfelu d’à peine 25 ans publiait des articles qui allaient révolutionner le monde des sciences. Grâce à ses nouvelles théories sur la relativité, les quanta et le mouvement brownien, Albert Einstein posait les premières pierres, tout en tirant la langue comme un gavroche, de ce qui sera la physique moderne.

À partir des prochains mois, ne soyez donc pas surpris si ces pages vous entraînent de temps à autre au cœur de cette vaste discipline qui touche à tout : aux océans, aux transports, au cosmos et même à la musique!

D’ici là, nous espérons que cette édition vous mènera vers de fertiles pistes de réflexion. N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires et suggestions.

Bonne lecture!

…Et une belle année 2005 de la part de toute l’équipe!


Vanessa Quintal

Rédactrice en chef (par intérim)
vq@spst.org

 

Pour être averti de la mise en ligne du prochain numéro, écrivez-moi. De plus, si vous nous faites parvenir les coordonnées (nom, fonction et courrier électronique) de cinq autres personnes, vous recevrez gratuitement le livre La science des écrivains ou Comment la science vient à la littérature.

Offre valable uniquement pour les premières trente personnes qui nous transmettront leur liste.