Pluie de science
Numéro 6, Février 2004

www.spst.org/pluiedescience/0204

Version complète

 

Éditorial
Au pays des ours branchés


Au moment où l’on s’apprête à célébrer, ici et de l’autre côté de l’Atlantique, le 400e anniversaire de la Nouvelle France (juin 1604), la science et la technologie canadiennes sont à l’honneur dans la Ville Lumière. La Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris (le plus grand musée scientifique au monde, rien de moins!) présente cet hiver une exposition intitulée « Le Canada, vraiment ». Clin d’œil aux vieux préjugés, les affiches placardées sur les murs de la capitale mettent en scène un gros ours blanc au téléphone, avec ce texte : « Au Canada, même les ours sont connectés. »

Preuve que le mythe de la cabane en bois rond fait aujourd’hui place à une vision infiniment plus moderne – et sympathique – de la réalité!

En matière de culture scientifique, francophonie oblige, le terreau de la collaboration France/Québec est depuis longtemps fertile. Le 3 février, à Paris, on dévoilait les lauréats d’un prix littéraire franco-québécois d’un genre un peu spécial, mettant en vedette animaux exotiques et concepts scientifiques en tous genres : les Prix de « La Science se livre ».

En tant que complice de cette belle initiative, l’équipe de la SPST donne un coup de chapeau aux auteurs des ouvrages de vulgarisation scientifique qui ont su faire rêver, sourire ou méditer les membres des deux jurys, de part et d’autre de l’océan. Pluie de science part d’ailleurs à la rencontre de l’un des gagnants, le photographe animalier Philippe Henry.

Si nos ours canadiens sont « connectés », ils portent aussi de bonnes lunettes de lecture… et fréquentent assidûment les bibliothèques. Bibliothèques publiques ou scolaires, nous verrons, dans notre grand dossier d’ouverture, comment ces lieux de diffusion du savoir tirent leur épingle du jeu dans un monde où le Livre partage désormais l’espace de la médiation scientifique avec quelques féroces concurrents.

Notre dossier scientifique nous mènera quant à lui sur les traces d’Icare, avec une thématique double : le vol, des oiseaux aux avions.

Sur les ailes d’un ange, nous partirons bien sûr pour… Québec, visiter cette ville qui conjugue l’Histoire et la Technologie. Nous irons aussi faire un tour de l’autre côté de la frontière avec The Sally Ride TOYchallenge, une compétition américaine qui met le jouet au service de l’enseignement des sciences et des technologies. De retour chez nous, nous vous présenterons les expériences de deux enseignantes montréalaises qui ont choisi la toupie comme thème central de leur projet des Bourses de L’Île du savoir.

Enfin, notre rubrique Et pluie quoi encore? sera consacrée aux « pluies de grenouilles ».

Au plaisir de lire vos commentaires et suggestions.

Bonne lecture.


Anne Fleischman

Rédactrice en chef
af@spst.org

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Vivre la science dans les bibliothèques
Un escargot dans la bibliothèque


La lenteur avec laquelle ils traînent leur petit corps gluant fait cligner bien des yeux à la bibliothèque Saint-Gabriel de Sainte-Thérèse. Trônant sur l’étagère de l’entrée où on leur a aménagé un terrarium, les escargots partagent les tablettes avec quelques bouquins sur les gastéropodes. En silence, ils participent à la tranquille révolution du savoir proposée par la bibliothèque. « Les escargots sont là pour susciter des interrogations, et les livres sont là pour y répondre! »

Bibliothécaire et spécialiste en moyens et techniques d’enseignement à la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles, Denise Fortin fait tout ce qu’elle peut pour que des questions surgissent de la bouche des jeunes visiteurs du premier cycle du secondaire. Avant les mollusques, ce sont des orchidées et des mimosas qui ont servi de sentinelles à la science qui grouille sur les rayons. Et ça marche. « Le mouvement des mimosas au moindre contact est un beau prétexte pour aborder la biologie des fleurs », signale-t-elle. Un rien – ou presque – peut transformer la bibliothèque en un lieu formidable d’enseignement et d’animation de la science. Il suffit simplement – ou presque – de s’en donner la peine!


Un autre visage de la science

Pour Denise Fortin, les bibliothèques ne sont ni plus ni moins qu’une autre façon de partager le savoir scientifique. S’inspirant d’ouvrages de toutes sortes pour mettre sur pied des activités d’animation, elle n’hésite pas à s’attaquer aux matières les plus ardues. Un recueil d’énigmes mathématiques qu’elle a déniché, par exemple, initie les élèves par le jeu au processus mathématique de résolution de problèmes.

La bibliothécaire a aussi fait découvrir l’entomologie aux jeunes de l’école Jean-Jacques-Rousseau : il y a deux ans, la bibliothèque s’est en effet transformée en une exposition d’insectes haute en couleurs, érigée en collaboration avec l’Insectarium de Montréal. Des livres et des jeux ont servi à alimenter l’événement qui s’est étiré sur un mois. « Tous les élèves sont venus visiter l’exposition! » Des jeunes d’autres écoles de la région et des membres de la population ont même fait le détour pour l’occasion. « Il pouvait parfois y avoir jusqu’à 200 personnes dans le petit espace aménagé. Mais les seuls qui n’étaient pas au rendez-vous étaient les enseignants », confie Denise Fortin avec regret. Une situation d’autant plus dommage, selon elle, que les bibliothèques peuvent apporter un sérieux coup de pouce aux professeurs qui font la difficile traversée de la réforme de l’enseignement. Par des mises en scène interactives, des jeux, des expositions ou de simples histoires, ces lieux en apparence dormants n’attendent que la motivation des enseignants et des bibliothécaires pour aborder la science sous d’autres angles que celui des cours traditionnels.

« Un des rôles des bibliothèques est de faire sortir les élèves de leur classe et de déranger les profs de science! » Denise Fortin invite d’ailleurs tous les enseignants à s’associer aux bibliothèques pour mettre en œuvre des manières innovantes pour parler de science et mieux répondre aux objectifs de la réforme, basée notamment sur l’intégration des savoirs.


Pour les petits et les grands

La ville de Brossard offre une autre preuve du dynamisme scientifique que renferment les bibliothèques. L’automne dernier, la bibliothèque de cette municipalité a organisé un safari…sous-marin! La séance, destinée aux jeunes de 6 ans et plus, portait sur l’étrange univers sous-marin et était animée par les Ateliers de la folle école. « Chaque année, la bibliothèque organise deux sessions d’animation sur la science », indique Rosette d’Aragon, technicienne en documentation pour les services aux jeunes. Des groupes d’animation tels que G.U.E.P.E. ou Muséobus viennent entretenir les jeunes d’astronomie, de chimie ou encore de météorologie.

Même les poupons de quelques mois ont droit à leur séance de vulgarisation. Toutes les semaines, l’activité intitulée « L’heure du conte » propose aux tout-petits une histoire qui met en scène les couleurs, les chiffres, le corps humain ou des notions d’espace. « C’est une façon d’éveiller les petits à la science, dit Rosette d’Aragon. Et chacune de nos activités est une occasion de mettre en valeur nos livres à saveur scientifique. »

Marie Goyette abonde dans le même sens. En 2002, la directrice de la bibliothèque Gabrielle-Roy, à Québec, et son équipe ont organisé un mois d’activités sur les quatre éléments que sont l’eau, la terre, l’air et le feu. La France et le Biodôme de Montréal ont collaboré à la tenue de l’événement qui comprenait notamment des conférences, des films et des expositions. L’expérience fait maintenant croire à Marie Goyette que vulgariser la science entre les murs des bibliothèques permet de lever le voile sur un visage méconnu de ces lieux. « L’événement a attiré une clientèle qui n’avait jamais mis les pieds chez nous et nous a permis de travailler avec des auteurs et des éditeurs que nous ne connaissions pas, souligne celle qui est également directrice de l’animation culturelle. Une partie importante et parfois mal connue de notre fonds documentaire a aussi pu être valorisée. »


La science sur les étagères

Ce sont là quelques exemples parmi tant d’autres de la vie scientifique qui trépigne dans les bibliothèques, qu’elles soient publiques ou scolaires. Mais une vie de cette nature, on s’en doute, repose en partie sur la science qui se trouve sur les étagères. Or, il faut savoir que les ouvrages scientifiques sont très convoités par les usagers. Il y a quelques années, les gestionnaires de la bibliothèque Gabrielle-Roy ont même réalisé que la demande pour les publications en sciences pures était plus grande que l’offre de l’établissement.

De façon générale, les thématiques les plus en demande sont l’astronomie, les sciences de la vie, les sciences de la Terre, la botanique et la zoologie. « Les publications francophones n’étant parfois pas assez nombreuses, nous devons quelquefois puiser du côté anglophone. Nous compensons aussi par l’achat de périodiques, de cédéroms et de documents multimédias. » Marie Goyette indique par ailleurs que les publications qui traitent de science sous les angles philosophique, historique ou éthique sont de plus en plus en demande.

Des objectifs en matière de clientèle à desservir, de catégories de livres et de disciplines à représenter orientent le montage et l’entretien de collections de la bibliothèque Gabrielle-Roy. À ce chapitre, il faut savoir qu’aucune directive n’oblige les bibliothèques publiques à atteindre un nombre précis d’ouvrages à caractère scientifique. « Ce n’est pas le rôle de l’État de déterminer les besoins locaux des établissements, et ce serait plutôt mal vu de le faire, confirme Jacques Morrier, responsable des bibliothèques publiques au ministère de la Culture et des Communications du Québec. Chaque bibliothèque doit déterminer sa politique et construire sa collection en fonction des clientèles, dans les sciences comme dans les autres matières. »

À chaque bibliothèque publique, donc, de décider ce qu’elle met sur ses rayons. Mais que se passe-t-il lorsque les moyens sont limités? C’est le cas de certaines bibliothèques publiques, mais c’est particulièrement vrai pour les bibliothèques scolaires. Le développement de leur collection est chapeauté par des lignes directrices générales émises par l’Association canadienne des bibliothèques scolaires ou par l’Unesco. Ces directives, toutefois, sont des principes de développement et, à l’instar des bibliothèques publiques, c’est à chaque école de constituer ses propres collections.

L’état de ces bibliothèques, toutefois, fait peine à voir. La Coalition en faveur des bibliothèques scolaires au Québec lançait cet automne un cri d’alarme : seulement trois dollars et quelques poussières sont versés par élève pour acquérir des livres. Un rapport sur la situation des bibliothèques scolaires québécoises réalisé en décembre 2001 par le ministère de l’Éducation fait également ressortir que sur une quinzaine de bibliothèques visitées au Québec, 80 % sont jugées « moins que satisfaisantes » à l’égard de la valeur actuelle de leurs ouvrages de référence. « Quand on sait que la science évolue à un rythme effarant, on devine que la majorité des ouvrages scientifiques serait à éliminer », lance Jocelyne Dion, présidente de la coalition. Elle souligne cependant que les périodiques, qui témoignent des découvertes récentes, constituent un bon moyen de rattrapage. « Mais encore là, ce ne sont pas toutes les bibliothèques qui ont les moyens de s’y abonner… »


Une question de priorité

Est-ce à dire que sans ouvrage décent, il n’y a point de salut pour la science dans les bibliothèques? « L’état des collections est important, mais je crois que la perception des choses l’est encore plus », lance Florian Dubois, directeur de la bibliothèque de Saint-Laurent.

« Avant, ma vision de la bibliothèque était uniquement littéraire, mais ma perception a changé. Les programmes de la SPST comme les Innovateurs ou La science se livre à Communication-Jeunesse ont notamment suscité mon intérêt pour la chose scientifique et m’inspirent à plusieurs égards, explique-t-il. Il existe maintenant d’extraordinaires trousses d’animation scientifique et nous organisons plusieurs activités de groupe qui attirent beaucoup de jeunes du primaire. Notre personnel est davantage préoccupé par la science et nous faisons en sorte qu’elle soit partie intégrante de nos activités. »

« L’animation, c’est ce qui permet de garder une bibliothèque vivante! » renchérit Vesna Dell’Olio, bibliothécaire à la bibliothèque du Plateau-Mont-Royal. Même si les budgets accordés aux bibliothèques publiques ont fondu au cours de la dernière décennie, Mme Dell’Olio pense qu’il est toujours possible de mettre la science au menu des activités. Même son de cloche de la part de l’océanographe Serge Lepage, conseiller scientifique à la Biosphère de Montréal, qui visite quelque 500 jeunes par année à titre d’« Innovateur ». Pour lui, l’accumulation d’initiatives peut faire la différence. « Ce n’est pas juste une question de moyens. L’idée que les sciences sont difficiles à aborder circule encore largement, et les bibliothèques ne sont pas l’exception. Mais avec un peu d’imagination, on peut anéantir des préjugés. »

Serge Lepage reconnaît que les ouvrages scientifiques à la fine pointe des découvertes et illustrés de magnifiques images sont des outils extraordinaires pour aborder des sujets tels que les mathématiques ou la physique. Mais, bien souvent, c’est armé de matériel tel que du sel, de la glace, des colorants alimentaires et d’une bouilloire que le scientifique démystifie les propriétés de l’eau face aux jeunes assis sur les planchers des bibliothèques…


Encadrés

La science dans les bibliothèques… et les municipalités

Marie Goyette, qui dirige la bibliothèque Gabrielle-Roy à Québec, songe à mettre sur pied un comité responsable de la culture scientifique et technique. Le groupe établirait des objectifs à atteindre en la matière. « Le défi est d’intégrer la science dans nos habitudes et nos activités. » Selon elle, la vie culturelle des bibliothèques publiques est étroitement liée aux politiques culturelles établies par les municipalités. « Il faut d’abord que les villes soient convaincues de l’importance de la culture scientifique et technique et qu’elles sachent que les bibliothèques sont des outils pour la promouvoir. »

« Les fusions municipales ont amené la création de diverses équipes de services pour l’ensemble du territoire, note Florian Dubois, directeur de la bibliothèque de Saint-Laurent. Pourquoi ne pas former une équipe volante responsable de l’animation scientifique dans les bibliothèques? Moi, j’achèterais. »


Sophie Payeur
Collaboration spéciale


Les ateliers de la folle école :
Une foule d’activités sur la vie animale sont présentées dans les bibliothèques par l’auteur du roman Anatole et la folle école. (1998). Ouistiti, papillons, grenouilles et cobras servent de guide pour faire découvrir aux enfants plusieurs notions d’écologie. Pour tout renseignement, contacter madame Joanne Bélanger : (450) 466.3186,
a.sarafian@ieee.org

G.U.E.P.E. : Le groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement propose de nombreuses activités éducatives scientifiques. Pour tout renseignement, visitez le site : www.guepe.qc.ca

Muséobus : Un musée mobile qui présente quatre expositions pour comprendre les phénomènes scientifiques présents dans le monde qui nous entoure grâce à des expositions, des ateliers et des activités agréables et dynamiques. Renseignement : (450) 464-0201 et www.museobus.qc.ca

La coalition en faveur des bibliothèques scolaires au Québec : http://www.bibliothequesscolaires.qc.ca/index.html

La science se livre à Communication-Jeunesse : Communication-Jeunesse est un organisme culturel voué à la promotion de la lecture auprès des jeunes, le carrefour de tous les artistes et artisans du livre et des jeunes lecteurs. Pour tout renseignement sur les clubs de lecture ou le programme La science se livre à Communication-Jeunesse, contactez madame Amélie Coulombe au : (514) 286 6020 poste 23 et visitez le site : http://www.communication-jeunesse.qc.ca/

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Dossier scientifique
Voler comme un oiseau

Quand Pluie de science rencontre Kaléidoscope : mille et un outils sur le vol, des oiseaux aux avions

Ils ont des ailes, mais certains ont des plumes, d’autres des moteurs. Oiseaux, avions et autres fusées symbolisent et réalisent le vieux rêve d’Icare… Se libérer des lois de la gravité : voici aussi un excellent thème à exploiter avec les jeunes pour parler d’écologie, de physique ou d’aéronautique. De tout pour tous les goûts, dans ces deux sélections d’outils et services que la banque de données Kaléidoscope met à votre disposition, partout au Québec.

Des becs et des plumes

Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Clientèle
Préscolaire
  Primaire  
Secondaire
Cégep
Grand
Public
1
2
3
1
2
3
Activités éducatives Union Québécoise de Réhabilitation des Oiseaux de Proie Septembre à juin Animation scientifique Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière, Montérégie, Centre-du-Québec
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Bleu à la carte Musée de la civilisation Septembre à mai Activité d’animation Capitale nationale
 
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Chouette à voir Union Québécoise de Réhabilitation des Oiseaux de Proie Mai à août Expédition éducative Montérégie
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Écologie 114: mammifères, oiseaux, poissons, coquillages Musée François-Pilote   Activité d’animation Bas–Saint-Laurent
 
 
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GOBE Groupe des ornithologues de Beauce Etchemin   Site Internet

 

 
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L’oiseau Musée de la nature et des sciences Septembre à juin Atelier éducatif Estrie
 
 
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Les oiseaux Musée de la nature et des sciences Septembre à juin Trousse pédagogique Estrie
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Les oiseaux: des becs et des pattes II Jardin botanique de Montréal Février à juin Sortie Montréal
 
 
 
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Les oiseaux: des becs et des pattes I Jardin botanique de Montréal Février à juin Animation scientifique Montréal
 
 
 
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Ornithologie en fête Biodôme de Montréal Mai 2004 Expédition éducative Montréal
 
 
 
 
 
 
 
 
Recueil d’activités pédagogiques Centre d'interprétation des battures et de réhabilitation des oiseaux de Saint-Fulgence Mai à octobre Recueil d’activités Saguenay-Lac–Saint-Jean
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Visite des jardins Marie-Victorin Jardins Marie-Victorin Mai à octobre Visite guidée Centre-du-Québec
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Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Préscolaire
1
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3
1
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Cégep
Grand
Public
Primaire
Secondaire
Clientèle

 

Du métal et des moteurs

Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Clientèle
Préscolaire
  Primaire  
Secondaire
Cégep
Grand Public
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3
1
2
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Animation d’un moteur à piston École nationale d'aérotechnique   Cédérom  
 
 
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Ateliers Débrouillards Conseil du loisir scientifique du Saguenay-Lac-Saint-Jean Septembre à juin Atelier d’animation Saguenay – Lac-Saint-Jean
 
 
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Éthique et aéronautique: le travail de l’aérotechnicien École nationale d'aérotechnique   Livre  
 
 
 
 
 
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Facteurs humains et sécurité aérienne École nationale d'aérotechnique   Livre  
 
 
 
 
 
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L’aérospatiale au primaire École Saint-Georges   Site Internet

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Le rêve d’Icare École nationale d'aérotechnique   Livre  
 
 
 
 
 
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Mini-Baja École nationale d'aérotechnique   Film vidéo VHS  
 
 
 
 
 
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Outils pédagogiques utiles en sciences (OPUS) Chaire CRSNG / Alcan pour les femmes en sciences et génie au Québec   Site Internet  
 
 
 
 
 
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Plein vol Sciences-Espace      
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Visites organisées à l’École nationale d’aérotechnique École nationale d'aérotechnique Août à juin Visite guidée  
 
 
 
 
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Visite virtuelle de l’École nationale d’aérotechnique École nationale d'aérotechnique   Site Internet Montérégie
 
 
 
 
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Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Préscolaire
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1
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Cégep
Grand Public
Primaire
Secondaire
Clientèle

 

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Dossier scientifique : voler comme un oiseau
Quelques liens utiles pour en savoir plus :


http://www.ac-nancy-metz.fr/cinemav/imageaile/default.htm

Ce site contient une foule d’idées d’activités pédagogiques sur les oiseaux et les avions, s’inspirant de près ou de loin du superbe film Le Peuple migrateur, de Jacques Perrin. Vol et migration des oiseaux, avions en papier et avions du futur sont au rendez-vous. On y retrouve également une sélection très complète de sites aux thématiques connexes.

http://www.oiseaux.net/
Un site très complet qui sert d’encyclopédie, de recueil d’images et de banque de jeux pour mieux connaître les oiseaux.

http://www.classes-vertes.org/oiseaux_accueil.htm
Un site sur l’éducation à l’environnement, qui contient une kyrielle d’activités pour apprendre aux élèves du primaire à connaître et reconnaître les oiseaux, le tout accompagné de conseils et de fiches de préparation d’activités.

http://www.hww.ca/hww_f.asp?id=7&pid=1
Le site présente les 462 espèces d’oiseaux qui vivent au Canada. Pour chaque espèce, un texte descriptif fort complet, ainsi que des sections pratiques intitulées Enjeux et thèmes et Le coin des éducateurs, permettent aux enseignants de concevoir des activités originales.

http://collections.ic.gc.ca/eyeview/
Les différentes espèces d’oiseaux canadiennes sont classées par région, avec une description bien vulgarisée, accompagnée d’images. Parfait pour cibler les espèces qui nous entourent.

http://pages.infinit.net/mauber/
Cette page personnelle riche en contenu fait le portrait précis, mais simple, d’une centaine d’oiseaux vivant au Québec et en Europe. On retrouve également des conseils pour attirer les oiseaux chez soi.

http://www.cybersciences.com/cyber/2.0/q6021.asp
« Un avion va-t-il plus vite lorsqu’il vole dans le sens contraire au sens de rotation de la Terre? » La réponse sur le site de Cybersciences.

http://www.infoscience.fr/dossier/aviation/aviation_som.html
Un dossier spécial sur l’aéronautique, qui retrace en images et en textes l’histoire de la conquête de l’air, et qui dévoile quelques secrets du fonctionnement des avions.

http://www.webencyclo.com/dossiers/anciens/contenu/aviation/default.asp
Sur ce site, le 100e anniversaire de l’aviation est souligné par un dossier encyclopédique qui exploite très bien le concept des hyperliens.

http://www.aviation.technomuses.ca/Fra/Ressources/pedagogique/p_dagogiques.html
Le Musée de l’aviation du Canada met à la disposition des enseignants une foule de ressources pédagogiques en ligne pour faire connaître les progrès de l’aviation canadienne.

http://www.cybersciences.com/cyber/4.0/1999/02/decouv%5F9.asp
« Vol parfait » - La turbulence de l’air autour du fuselage d’un avion est un phénomène très complexe à analyser. Un ingénieur d’ici a réussi à simplifier cette opération. Lire la suite sur le site de Cybersciences.

http://www.cybersciences.com/cyber/4.0/2001/06/aero2.asp
« Y a-t-il un avion pour le pilote » - Les systèmes de simulation sont si avancés que les pilotes passent aujourd’hui directement du simulateur de vol à la vraie cabine de pilotage. Avec de vrais passagers! Lire la suite sur le site de Cybersciences.

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Dossier scientifique thématique : voler comme un oiseau
Des projets qui donnent des ailes


Grives, bécasseaux et autres hirondelles ont un succès fou dans les cours d’école. Un beau prétexte pour parler d’écologie, faire des mathématiques, et éveiller la curiosité des jeunes aux sciences de la nature… et aux sciences tout court.


La cour aux oiseaux

« J’ai trouvé un épervier ou un faucon! » s’exclame le jeune Samuel dans la cour de l’école alternative Yves-Prévost de Beauport. Il n’en fallait pas plus pour que Lucie Côté, son enseignante au 3e cycle, décide de lancer toute la classe dans une grande enquête ornithologique.

L’oiseau est mort, il s’est cassé le cou en percutant une fenêtre. Certains l’auraient mis à la poubelle, mais Lucie le présente plutôt en classe et réfléchit, avec ses élèves, aux caractéristiques qui permettraient de l’identifier. Ses couleurs, sa forme, sa taille sont scrupuleusement notées. Son bec est un peu tordu, mais est-ce vraiment un rapace? Tout le monde y va de sa petite hypothèse… L’opinion d’un spécialiste s’impose!

Le hasard fait bien les choses : le propre frère de l’enseignante, Marc Côté, est agent de conservation de la faune. Quand il se présente le lendemain, comme il le fait souvent dans les écoles de la région, son verdict est surprenant : l’oiseau est en fait une gélinotte. M. Côté propose alors de procéder à une dissection pour présenter aux enfants l’anatomie de l’animal. Il nomme les structures internes et en explique les fonctions : les os poreux qui allègent le squelette, le gravier dans le gésier pour moudre la nourriture, les positions des griffes sur les pattes pour s’agripper... Il parle aussi du chant, émis par un organe spécial – le syrinx –, et a même pensé à apporter des enregistrements, permettant aux élèves de s’essayer à différencier les espèces à l’oreille.

Les jeunes, ravis, en redemandent. Lors d’une autre visite du spécialiste, la question du vol est abordée. Comment expliquer qu’un oiseau soit capable de voler, mais pas un chat? C’est avec une expérience toute simple que M. Côté amène les enfants à trouver la réponse : il lance en l’air une boule et un avion en papier. Une conclusion est tirée : la légèreté n’est pas primordiale pour voler, mais l’effet de portance, créé par les ailes, l’est beaucoup plus. Parlant de vol, Marc Côté présente aussi des plumes de diverses espèces, soulignant les différences entre les rémiges (longues plumes des ailes) de rapaces et celles d’oiseaux plus « acrobatiques ». Nouvelle découverte : la forme des ailes revêt aussi une importance dans le vol, car certaines permettent un vol plané, les autres des mouvements rapides.

Mais les plumes servent-elles seulement à voler? Le duvet, à titre d’isolant, est observé et comparé aux autres plumes. Maintenant bien outillés, les enfants sont prêts à présenter leurs connaissances biologiques. Leurs recherches et leurs conclusions seront, cette fois, présentées à toute l’école sur des affiches.


Nourrir les oiseaux : alimenter sa curiosité

Si la complicité d’un spécialiste est toujours la bienvenue, certains enseignants choisissent de voler de leur propres ailes. Ainsi, chaque année, les élèves de 5e année de l’école du Ruisseau à Lévis confectionnent leur propre mangeoire. L’intérêt des enfants est indéniable : tous participent activement, parfois même avec leurs parents, et inscrivent l’ornithologie à leur menu quotidien pendant une bonne partie de l’année scolaire.

Le mode d’emploi? Le projet s’amorce dès la rentrée par l’analyse des types de becs. Les élèves découvrent alors les liens entre l’alimentation et l’anatomie des animaux : becs plus trapus pour les granivores, recourbés pour les prédateurs comme les rapaces. Suit l’étape de la construction de la mangeoire. À partir d’un schéma général, les élèves dessinent leur propre plan, prévoient les différentes pièces à découper, transposent les formes sur un contreplaqué, montent et peignent leurs œuvres. « Ces mangeoires pourraient être vendues dans des centres-jardin! » affirme l’enseignante Sonia Turcotte, toujours surprise de l’application de ses élèves. Autre incontournable : la question de l’endroit idéal pour installer sa mangeoire afin d’éviter la prédation, qui permet d’introduire de manière très pratique plusieurs notions d’écologie.

Les élèves repartent alors chez eux avec leur création. L’observation et le « casse-tête » de l’identification des espèces peuvent débuter au mois de novembre. Pour aider à reconnaître les oiseaux, chaque enfant reçoit un exemplaire du magazine Québec Oiseaux, où une cinquantaine d’espèces sont décrites et illustrées. On discute, on cherche, on compare ses observations… Chacun fait des recherches et des présentations sur un oiseau de son choix. C’est le moment propice pour aborder des sujets comme l’origine et l’évolution de ces animaux.

Le projet culmine, en février, par une sortie au cap Tourmente. Le sentier, entretenu l’hiver, traverse plusieurs habitats : des champs, une érablière, une forêt mixte et une cabane chauffée – idéale pour les pique-niques! Le lieu est propice pour l’observation d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux, dont plusieurs n’ont jamais été vus en ville. Avant l’expédition, pour bien préparer ses élèves, Sonia Turcotte leur présente une vidéo expliquant comment reconnaître et localiser un oiseau sans le voir, seulement par son chant.

« J’aimerais pouvoir construire des couvoirs avec les élèves, ce qui nous permettrait d’aborder la reproduction et la croissance de ces ovipares… Malheureusement, c’est exclu pour le moment, le projet actuel étant déjà relativement long » explique l’enseignante. Preuve que quand on attrape la piqûre pour la gent ailée et que l’on peut tirer profit des bonnes ressources, on risque d’arriver plus rapidement à cours de temps qu’à cours d’idées…


François D’Allaire

Collaboration spéciale


Réserve nationale de faune du cap Tourmente :
http://www.qc.ec.gc.ca/faune/faune/html/rnf_ct_informations.html

Club des ornithologues de Québec :
http://www.coq.qc.ca/

Les oiseaux du Québec :
http://www.oiseauxqc.org/

Répertoire des ornithologues amateurs du Québec :
http://www.oiseauxqc.org/ornithol.jsp

Centre d’interprétation des oiseaux du Québec :
http://www.sos-informatique.qc.ca/oiseaux/index.htm

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Actualité
« Et pourtant, elle tourne! »


Si Galilée parlait de la planète Terre lorsqu’il a prononcé ces mots en 1633, la célèbre phrase s’applique tout autant au projet mené cet automne par deux classes de l’école Élan, à Montréal. Une expérimentation astronomique? Que nenni. Dans le cadre du programme des bourses de L’Île du savoir(1) , les petits de la classe de préscolaire de Véronique Chaloux et les élèves de cinquième et sixième année de Marie-Pascale Lévesque ont mené ensemble un projet … sur les toupies!

Élan étant une école alternative, ses enseignants construisent souvent des activités pédagogiques en fonction des intérêts des jeunes. Les élèves de maternelle de Mme Chaloux, probablement influencés par la vague des Beyblade (les toupies vedettes d’un dessin animé) manifestaient le désir d’en savoir davantage sur les toupies. Comment font-elles pour tourner? Pourquoi arrêtent-elles? Qui les a inventées?

Véronique Chaloux part donc en quête de réponses à fournir à ses élèves, mais, à sa grande surprise, elle en trouve peu : « Dans les encyclopédies datant d’après 1960, les toupies ne sont presque jamais mentionnées, comme si elles n’existaient pas… » L’enseignante soumet alors, avec une collègue, un projet au programme des bourses de L’Île du savoir.

D’abord avec le professeur Pierre Nonnon, du laboratoire de robotique pédagogique de l’Université de Montréal, puis avec André Blondin, responsable du programme des bourses de L’Île du savoir, Véronique Chaloux et sa collègue suivent des ateliers de perfectionnement concernant autant les toupies que les bases de la démarche scientifique au sens large. En tout, cinq journées de stage et de rencontres sont nécessaires pour mettre au point le projet.


Tourner et avancer

À la rentrée 2003, maintenant bien outillées, Véronique Chaloux et Marie-Pascale Lévesque présentent à leurs classes un projet qui doit se dérouler en trois temps. La première étape consiste simplement pour les élèves à faire fonctionner leurs toupies et à noter leurs observations.

Dans la deuxième phase du projet, un élément nouveau est introduit : que se passe-t-il si les enfants font tournoyer leurs toupies sur des surfaces différentes? Les enseignantes leur font expérimenter différents matériaux : du verre, du métal, du tissu, l’asphalte du trottoir… Quelle est la surface qui permet à la toupie de tourner le plus longtemps? Pourquoi? « Sans vraiment s’en rendre compte, explique Marie-Pascale Lévesque, les petits ont assimilé des notions complexes de physique, comme la friction ou l’axe de rotation. Ils ont donc pu faire des découvertes scientifiques dans un cadre agréable. C’était fascinant de les voir découvrir un objet familier sous un nouveau jour. »

Quant à la troisième phase du projet, elle alliait bricolage et science physique : « Nous avons mis à la disposition des élèves une grande quantité de matériel, dont des boules de polystyrène, des cure-dents, de la pâte à modeler et des assiettes. Puis, nous les avons laissés libres de construire leur propre engin, explique Marie-Pascale Lévesque. Ils devaient ensuite évaluer la qualité de rotation et l’équilibre de celui-ci, et expliquer pourquoi il tournait plus ou moins rondement. C’était très formateur parce que ça a permis aux enfants de faire une synthèse des apprentissages. »

Si les jeunes se sont beaucoup instruits au cours de cette activité, il en a été de même pour leurs enseignantes. « Nous nous sommes entre autres rendu compte que la toupie est un jouet universel et qu’elle fait partie de l’imaginaire ludique des enfants partout dans le monde et depuis toujours », précise Véronique Chaloux.

L’activité est maintenant terminée. Pourtant, les enfants de la classe de Mme Chaloux ont conservé quelque chose de particulier de leur expérience : « Ils cherchent constamment à faire tourner des objets de la classe, s’amuse l’enseignante. Je crois qu’ils essaient de voir si ceux-ci peuvent devenir des toupies! »

Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire des découvertes scientifiques passionnantes avec un jeu d’enfant?


Isabelle Pauzé
Collaboration spéciale


1) L’Île du savoir est une initiative originale développée par le CRDÎM et le gouvernement du Québec avec l’appui de la SPST. Elle vise à faire la promotion de la science et de la technologie, ainsi que des formations et des carrières dans ces secteurs, auprès des jeunes de l’île de Montréal.

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Actualités
Le banc d’essai de Sally Ride


Apprendre pour s’amuser ou s’amuser pour apprendre? Sally Ride ne fait pas la différence. Celle qui fut la première américaine à aller dans l’espace mélange le jeu et l’apprentissage de toutes les manières possibles afin d’encourager les jeunes filles à poursuivre une carrière en science.

Pas question pour l’ex-astronaute d’observer les toutes petites filles abandonner leurs cours de science sans rien faire. « C’est généralement au moment de passer du primaire au secondaire qu’on les perd, constate-t-elle. Ça ne leur semble alors plus "cool" d’aimer les maths ou de rêver de devenir astronaute. » La physicienne a décidé de prendre le taureau par les cornes en fondant la compagnie Imaginary Lines et le « club de science Sally Ride » – The Sally Ride Science Club. Sa mission : alimenter la flamme scientifique chez les filles qui sont, ou qui pourraient, être intéressées par les sciences en mettant sur pied une foule d’activités. L’initiative la plus spectaculaire est sans aucun doute le TOYchallenge, une impressionnante compétition de conception de jeux commanditée par le populaire fabricant de jouets Hasbro

Le concours s’inspire d’un cours de design offert en première année d’ingénierie par le plus grand collège pour jeunes femmes aux États-Unis : le Smith College, au Massachusetts. Dans ce cours, des équipes d’étudiantes conçoivent un jeu qui sera utilisé pour présenter certains principes scientifiques devant toute la classe.

Avec le TOYchallenge, les jeunes se transforment en ingénieurs en herbe. Les participants sont des élèves des niveaux 5 à 8 (l’équivalent chez nous de la cinquième année du primaire à la deuxième du secondaire), et la moitié d’entre eux doivent être des filles. Leur première tâche est de retenir une idée de jeu et de la développer. Ils doivent ensuite décrire et concevoir le scénario qui mènera à la fabrication d’un prototype. Toutes les créations sont exhibées lors d’un grand festival national qui regroupe l’ensemble des participants. Les projets sont évalués selon leur originalité, la créativité des élèves, l’élégance de l’ingénierie, la faisabilité du projet, sa présentation devant les pairs et la participation de l’équipe.

Le tout premier TOYchallenge, qui s’est déroulé en juin 2003, a rassemblé près de 250 participants. Le projet gagnant du premier prix, appelé « Island Quest », est un jeu sphérique en trois dimensions qui fait se déplacer les joueurs en longitude et en latitude. Ces derniers doivent dessiner une carte qui les mènera à l’objet de leur convoitise : une île, conquise par le premier arrivé. Un bel exemple d’ingéniosité récompensé, entre autres, par des poupées animées conçues par Hasbro représentant nul autre que chacun des membres de l’équipe gagnante.

Le jeu « Brainia Mania », gagnant du deuxième prix, testait quant à lui les connaissances scientifiques et mathématiques des joueurs en même temps qu’il défiait leurs habiletés de construction. Il a valu à ses concepteurs un tour VIP au Kennedy Space Center ainsi qu’une séance de questions privée avec un astronaute.

« Le spectacle de ces jeunes qui travaillent ensemble pour concevoir un jeu original m’a beaucoup inspirée, raconte Sally Ride. Tout ce qu’ils ont appris dans le cadre de ce concours a une valeur inestimable sur le plan de la formation, mais aussi sur le plan professionnel. Le travail d’équipe, la démarche de conception d’un design et la création d’un prototype sont tous des apprentissages… y compris le fait que la science, c’est excitant! »

Professeur au Massachusetts Institute of Technology, Mitchel Resnick met au point de nouvelles technologies qui aident les gens, particulièrement les enfants, à apprendre de manière différente. Pour lui, le TOYchallenge constitue une saine compétition qui poussent les filles comme les garçons à développer leur propre vision des sciences. Le chercheur pense que les meilleures expériences d’apprentissage, pour les enfants, surviennent lorsqu’ils conçoivent eux-mêmes un objet ou une structure. « Quand ils jouent et expérimentent, les enfants s’imprègnent de nouveaux apprentissages. Qu’est-ce qui fait qu’une structure tombe? Comment les couleurs se mélangent-elles? Malheureusement, après la maternelle ou la garderie, le système éducatif tel qu’il est conçu demande à l’enfant de devenir plus passif… Pourtant, il n’y a aucune raison pour que l’école ne demeure pas un vaste banc d’essai! »

Alors les filles, Ride, Sally ride?


Sophie Payeur
Collaboration spéciale


The Sally Ride TOYchallenge (en anglais seulement) : http://www.toychallenge.com/

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Actualité
Au carrefour de l’Histoire et de la Technologie : Québec, une aventure éducative


En plus d’une vingtaine d’activités éducatives destinées aux jeunes d’âge scolaire, la Ville de Québec offre un tour d’horizon très complet de l’histoire de la « Vieille Capitale » et des divers aspects de l’urbanité moderne. La science et la technologie trouvent naturellement leur place dans ce programme multidisciplinaire. Suivez le guide!

L’Hôtel de Ville abrite le Centre d’interprétation de la vie urbaine. Récemment réaménagé, il dispose d’une batterie de technologies multimédias qui permettront de varier et de mettre à jour plus aisément le contenu des présentations, au rythme des changements affectant la ville. L’exposition permanente, Québec, ville nouvelle, présente déjà la cité en ses nouvelles dimensions et ses huit arrondissements.

Les activités pédagogiques sont axées notamment sur l’architecture, l’urbanisme et l’histoire. Les jeunes se familiarisent d’abord avec le territoire en effectuant un Tour de ville virtuel. Grâce à Jouez à l’urbanisme, un jeu multimédia interactif sur grand écran, les élèves des deuxième et troisième cycles du primaire prennent connaissance du processus d’organisation et d’aménagement de l’espace urbain. Pour les étudiants du secondaire, on propose des activités à caractère historique, sur la démocratie et l’histoire, par exemple.

À l’Îlot des Palais, un site d’histoire et d’archéologie de la basse ville, on retrouve des vestiges des activités industrielles des débuts de la colonie. Sous des voûtes du XVIIIe siècle, on présente des expositions, un spectacle multimédia et des centaines d’artefacts. Les activités éducatives s’appuient directement sur les travaux des archéologues et sur un matériel conçu et fabriqué sur mesure — un meuble stratigraphique permet par exemple d’expliquer les principes de base de la datation en archéologie.

Pour se familiariser avec l’évolution de la vie sociale, politique et économique sous le Régime français, les jeunes peuvent manipuler des objets permettant de reconstituer l’histoire du lieu, notamment une immense maquette de la ville à ses origines, qu’ils sont invités à reconstruire. Des circuits commentés leur permettent aussi d’explorer les sites du palais de l’Intendant, du chantier naval, de la Maison de la potasse(1) ou de la célèbre brasserie fondée par Talon. De plus, tous les printemps, le public peut assister aux travaux des professeurs et étudiants en archéologie de l’Université Laval, réunis lors d’un chantier-école.

L’Observatoire de la Capitale, situé au sommet (221 m) de l’édifice administratif Marie-Guyart, offre un panorama saisissant du site exceptionnel choisi par Champlain pour y fonder la ville. Grâce à la magie d’un conte animé et interactif, À vol d’oiseau, ayant ce panorama pour décor, les enfants du premier cycle du primaire prennent conscience de certains traits physiques du paysage et des lieux les plus importants de la ville. Au cours d’une autre activité, Jouer à la boussole, ils apprennent à repérer les points cardinaux et à fabriquer une boussole. Dans l’atelier Lumière sur la capitale (troisième cycle), on fait revivre aux jeunes l’expérience de Nicéphore Niepce, pionnier de la photographie. Ils sont ainsi en mesure d’explorer la ville à travers leur propre camera obscura.

La Commission de la capitale nationale du Québec propose, elle aussi, un programme éducatif. Découvrir la capitale nationale est constitué d’une quinzaine de circuits thématiques guidés, dont certains portent sur les sciences. La commission offre de plus aux organismes scolaires une aide financière destinée à couvrir une partie des frais de transport.

Le domaine de Maizerets comprend, outre un parc tricentenaire et un arboretum, une Salle de découvertes créée et animée par la Boîte à science (le CLS de Québec). Au cours de l’activité Québec : sciences et nature (3e cycle du primaire et ler cycle du secondaire, du ler avril au 30 novembre), les jeunes y passent la majeure partie d’une journée à chercher, à manipuler et à observer différents phénomènes physiques. On les conduit ensuite à l’Observatoire de la Capitale, où on leur fait découvrir les caractéristiques géographiques de la région de Québec et certaines particularités de la ville, avant de leur faire visiter le parlement.

Médecine d’hier et de demain (à partir du second cycle du secondaire) est une activité en deux volets. Le Musée Bon-Pasteur présente une histoire des soins de santé à Québec, depuis les débuts de la colonie. Le savoir autochtone, les pratiques des communautés hospitalières, les progrès de la science y sont abordés. Puis, au Centre de recherche de l’Hôtel-Dieu, les chercheurs eux-mêmes font état des découvertes récentes en cancérologie et des promesses de la thérapie génique.

Mais comment parler de cette ville sans parler du Saint-Laurent? Québec vu du fleuve propose aux jeunes et aux adultes un aller-retour sur le traversier Québec-Lévis, le temps de s’instruire sur la mécanique des marées, les rudiments de la navigation, l’utilisation de l’astrolabe par les premiers explorateurs et l’hydrographie.

Bonne traversée!


André Lemelin
Collaboration spéciale

1) Hydroxyde de potassium anhydre, KOH, entrant notamment dans la fabrication du savon.

Centre d’interprétation de la vie urbaine de Québec et Îlot des Palais. Tel : (418) 641-6172
www.ville.quebec.qc.ca, spuq@ville.quebec.qc.ca

Observatoire de la Capitale. Tél : (888) 497-4322
www.observatoirecapitale.org, info@observatoirecapitale.org

Commission de la capitale nationale du Québec :

  • Programme Découvrir la capitale, tél : (888) 726-8080
    www.capitale.gouv.qc.ca
  • Le domaine de Maizerets : http://www.capitale.gouv.qc.ca/decouvrir/parcs/maizerets.html

Le Musée Bon-Pasteur : http://www.museocapitale.qc.ca/011.htm

Traversier Québec-Levis : http://www.traversiers.gouv.qc.ca/trav/quebec/index.asp

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Événements


Les prix de « La science se Livre » 2004 sont arrivés!

Place aux lauréats 2004 de ce prix littéraire qui récompense chaque année des ouvrages de vulgarisation scientifique pour jeunes (4 à 8 ans et 9 à 14 ans) et adultes. Cette année, maths, squelettes et alligators sont à l’honneur. Tous les détails au http://www.hauts-de-seine.net/portal/site/hds/science-se-livre/culture-scientifique/1992/


Montréal, ville apprenante, ville du savoir

Le 26 février, le Conseil régional de développement de l’Île de Montréal présente le colloque « Bâtir une cité apprenante et innovante ». Au programme : éducation, culture de l’apprentissage, communication et créativité. Un atelier sur le projet L’Île du savoir, auquel collabore la SPST, sera notamment présenté. L’événement se tiendra à l’hôtel Crowne Plaza de Montréal. Pour tout renseignement, contacter Chantal Michaud au (514) 842 2400 poste 2502.


Météorites, araignées et tortues

Au musée Redpath, l’hiver est synonyme de science… Consultez le calendrier du musée pour savoir quand auront lieu des ateliers-découvertes aux thèmes aussi diversifiés que passionnants : http://francais.mcgill.ca/calendar/?StartDate=0&EndDate=365&UnitID=54


Les filles et les sciences : un duo électrisant

Le samedi 21 février, les jeunes filles de 2e et 3e secondaire de la région montréalaise ont rendez-vous à l’École Polytechnique pour rencontrer des femmes de science travaillant dans des établissement d’enseignements ou des entreprises de haute technologie. Une activité gratuite pour toutes celles qui savent bien que la science et la technologie se conjuguent fort bien au féminin pluriel. Pour tout renseignement, visitez le site : www.lesfillesetlessciences.ca, ou téléphonez au : (450) 449-3883.


L’Île du savoir en ligne
Le programme l’Île du savoir a aujourd’hui son propre site Internet. Pour tout savoir sur cette vaste initiative et télécharger les guides pédagogiques gratuits Éclairs de science, rendez-vous au : http://www.liledusavoir.org

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Lecture
Rencontre avec le photographe animalier Philippe Henry, auteur de L’alligator


L’album L’alligator, lauréat du jury québécois des Prix de « La Science se Livre » (catégorie 9 à 14 ans), sous forme d’un journal d’expédition, invite le lecteur à en savoir plus sur ce survivant de l’époque des dinosaures. L’auteur - photographe Philippe Henry nous offre des photos saisissantes et livre ses observations avec un enthousiasme communicatif.

C’est du fin fond du Texas, où il est présentement en reportage sur le même sujet, qu’il a eu la gentillesse de répondre aux questions de Pluie de science. Rencontre avec un virtuose du téléobjectif, de la plume et de la vulgarisation scientifique.


Pluie de science : Racontez-nous votre histoire, et la « naissance » de L’alligator.

Philippe Henry : Je photographie la faune depuis une vingtaine d’années et travaille généralement assez longtemps avec la même espèce animale. Ainsi, je peux la photographier sous tous les angles et mieux comprendre son comportement. Cela me permet également de pouvoir suivre le travail des biologistes qui l’étudient, souvent pendant plusieurs années, dans le but de mieux la protéger.

J’ai commencé à travailler avec des scientifiques lorsque je suis arrivé au Québec, il y a une dizaine d’années. L’éditeur du magazine Canadian Wildlife / Biosphère, me proposait alors de réaliser un reportage sur le travail d’un biologiste, Michel Robert, qui étudiait le râle jaune dans les marais de l’île aux Grues. Ce reportage a permis aux lecteurs de passer un moment dans l’intimité de cet oiseau et de suivre le biologiste qui, pendant l’été 1995, raquettes aux pieds et cailloux en mains – le cri du râle ressemble au bruit fait par deux cailloux que l’on tape l’un contre l’autre –, parcourait les marais boueux pour capturer ces minuscules oiseaux et les munir de non moins minuscules émetteurs.

Grâce à ce reportage, pendant lequel j’ai fait mes premiers pas en raquettes de neige – en été, par 35 degrés, dans un marais infecté de moustiques – ce travail scientifique, qui n’aurait pu resté que chiffres et courbes dans une brochure spécialisée, a été rendu accessible aux lecteurs . Un bon exemple de vulgarisation.

Ce reportage m’a donné le goût de continuer à travailler avec des scientifiques de terrain. Il y a trois ans, après plusieurs années passées à suivre ceux qui étudiaient les populations d’ours noirs et d’orignaux du Québec et de Terre-Neuve, je cherchais un nouveau sujet de reportage et de livre pour enfants. Ce sont mes neveux qui m’ont donné l’idée d’aller photographier les alligators, lorsqu’ils m’ont dit que de tous les livres qu’ils avaient pu voir en librairie sur cette espèce, aucun ne racontait d’histoire vraiment passionnante. Certes, il y avait toujours de magnifiques photos et de belles illustrations, mais il manquait une histoire...

J’ai réussi à convaincre Marcus Osterwalder, qui dirige la collection Archimède à l’École des Loisirs, que nous pouvions faire un beau livre et je suis parti pour le Texas afin de rencontrer Dr Louise Hayes-Odum, biologiste, qui étudie la reproduction et le comportement des alligators dans les marais de Brazos Bend. Les photos prises au cours de ces trois dernières années ont fait l’objet de reportages publiés dans la presse magazine et de notre livre : L’alligator.

Aujourd’hui, je travaille toujours sur cette espèce et prépare un autre livre qui sera publié, vers la fin de l’année 2004, aux éditions Texas A & M - University Press. Je filme également les alligators pour une vidéo et un DVD qui sortiront vers la fin de l’année.


Pluie de science : Vulgariser la science auprès des jeunes… Pourquoi est-ce important pour vous?

Philippe Henry : Je ne suis pas un scientifique, mais un photographe de terrain, un photographe de la nature qui la montre à travers ses photos et la dépeint par des mots et des phrases – le tout formant un reportage ou un livre. J’essaye donc de rendre accessible, aux enfants de l’information documentaire de qualité. Je me sens beaucoup plus proche du poète et philosophe américain Henry David Thoreau, qui a inspiré les mouvements de retour à la nature, que de Thomas Henry Huxley, ce biologiste anglais ami de Darwin auteur de La place de l’homme dans la nature (1863), un essai sur l’origine de l’espèce humaine.

Je décris ce que je vois et ce que j’ai appris dans un langage ordinaire, tout en essayant d’être créatif et d’apporter un peu d’originalité. Je pense qu’il est important de vulgariser la science auprès des enfants afin de capter leur intérêt, dès leur plus jeune âge, et de leur permettre d’accéder à un monde d’information. Dans les livres que j’écris pour la collection Archimède, j’éparpille l’information documentaire dans un récit d’aventures vécues sur le terrain, comme ici, dans le monde secret des alligators, et j’y ajoute parfois un peu de fiction. C’est ce cocktail qui, je pense, pique la curiosité des enfants et leur donne le goût de tourner les pages…

En novembre 2001, je participais, avec M. Osterwalder, au symposium franco-québécois pour la promotion de la lecture et de l’animation scientifique dans les réseaux publics du livre – La science avec un grand L – et je me rappelle y avoir lu un papier de Muriel Tiberghien qui écrivait, si je me rappelle bien : « Tout comme monsieur Jourdain qui, dans Le Bourgeois gentilhomme, faisait de la prose sans le savoir, la collection Archimède amène subtilement les enfants à faire de la science sans le savoir. »


PHILIPPE, Henri, L’alligator, Paris, L’École des loisirs, coll. « Archimède », 2003.

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Et pluie quoi encore?
Il pleut des grenouilles!


Saviez-vous qu’un petit orage de seulement 1 km de rayon développe une énergie semblable à dix bombes comme Hiroshima? La puissance des cumulus est telle que les particules légères – le sable, l’eau, voire de très petits animaux – peuvent être aspirées et retomber sous forme de pluie… Plusieurs cas de pluie de grenouilles vivantes ont déjà été rapportés, notamment en France et aux États-unis. Un film récent (Magnolia, du réalisateur Paul Thomas) utilise d’ailleurs ce phénomène a priori étrange, mais en réalité très facilement explicable, pour créer la surprise.

Si voir des grenouilles tomber du ciel est un spectacle plutôt surprenant, il existe d’autres formes de précipitations encore plus déroutantes, comme les « pluies de sang ». Il s’agit de terre rouge aspirée par une trombe qui, en retombant, s’est mélangée à de l’eau de pluie.


Pour en savoir plus sur les nuages, les orages et d’autres phénomènes météorologiques :

Le site Internet de Météo France est complet et bien vulgarisé. Il comprend notamment un dossier scientifique sur les nuages, les mesures de l’atmosphère, les cyclones, la neige, etc.
http://www.meteo.fr/meteonet/decouvr/com.htm

Ressources éducatives pour comprendre et faire comprendre les phénomènes météorologiques pas à pas.
http://galileo.cyberscol.qc.ca/InterMet/main/menu_par_sujet.htm#atmos

Les orages de A à Z : article scientifique bien vulgarisé.
http://www.univ-savoie.fr/mse/ressources/rapports/rapports00/Dupont/orage.htm

Sélection de sites de didactique des sciences physiques pour les enseignants du primaire.
http://www.chambery.grenoble.iufm.fr/home/physique/sitesciencespeda.html

Scénario pédagogique en science physique sur les saisons.
http://iufm74.edres74.ac-grenoble.fr/travaux/tphysique/saisons.htm

Pour tout savoir sur l’observation des nuages.
http://www.on.ec.gc.ca/canwarn/clouds-f.html

La main à la pâte propose un dossier très complet, incluant une section passionnante sur la météorologie dans l’antiquité, et la section « Essayez vous-même » qui explique comment construire une girouette, un thermomètre ou encore une boîte à conversion.
http://www.inrp.fr/lamap/scientifique/climats/accueil.html

« Maîtriser l’air du temps » : des activités pédagogiques, des cartes et un lexique pour faire entrer la météo en classe.
http://www.planete-sciences.org/meteo/

« Est-ce vrai que, contrairement à ce que l’on voit, la foudre part de la Terre et monte vers le ciel? » La réponse sur le site de Cybersciences. http://www.cybersciences.com/cyber/2.0/q831.asp

« Pourquoi n’y a-t-il pas de foudre durant l’hiver? » La réponse sur le site de Cybersiences.
http://www.cybersciences.com/cyber/2.0/q4556.asp

Enfin, n’oubliez pas de consulter la banque de données Kaléidoscope pour découvrir d’autres outils et services sur ce thème.
http://www.spst.org/kaleidoscope/

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À surveiller

En mars, savoir et engagement sont à l’honneur : nous partons à la rencontre de scientifiques qui ont choisi de conjuguer leur passion pour les sciences et le plaisir de la communiquer.

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