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Mots-clés : Électrium, électricité, sciences physiques, Hydro-Québec Il court, il court, l’électron… Le champion des hyperactifs! Qu’importe : à l’Électrium, le Centre d’interprétation de l’électricité d’Hydro-Québec, on a réussi à faire un « arrêt sur image » sur cet infatigable voyageur. Ici, on perce les mystères de l’électricité, depuis son rôle dans le corps humain jusqu’au fonctionnement des centrales électriques les plus sophistiquées, en passant par la formation des éclairs ou l'histoire des découvertes liées à cette forme d'énergie. C’est instructif, ludique, et gratuit. La physique vous ennuie? C’est que vous ne connaissez pas Gigote, l’anguille électrique, ou que vous ne vous êtes jamais fait dresser les cheveux sur la tête par un générateur Van der Graaf... La nature électrique « Gigote est l’une des grandes vedettes de notre exposition », raconte Lucie Beauregard, conseillère à l’accueil. Cette anguille électrique, qui doit son nom à un jeu de mot trouvé lors d’un concours (son nom scientifique est « gymnote »), est en réalité un poisson de forme allongée, familier des eaux douces d’une partie du bassin amazonien, en Amérique du Sud. Certains spécimens sont capables d'envoyer des décharges électriques de 500 à 600 volts qui, même si elles ne peuvent tuer un être humain, sont assez dangereuses. « Un mythe d’Amérique du Sud fait de ces animaux les premiers appareils à électrochocs destinés à soigner les malades mentaux. C’est assez impressionnant. Les enfants pourraient passer des heures à poser toutes sortes de questions sur Gigote : est-ce un mâle ou une femelle, qu’est-ce que ça mange, etc. Comme elle ressemble un peu à un serpent, ils la prennent parfois pour un anaconda… » |
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Si Gigote sait charmer les jeunes amateurs d’espèces exotiques, les adultes, eux, sont fascinés par les appareils qui démontrent la présence de phénomènes électriques dans le corps humain « L’électrocardiographe, qui permet de mesurer l’activité électrique du cœur, est très populaire », raconte Lucie Beauregard. En y déposant les mains, on obtient un électrocardiogramme en direct. « Nous avons aussi un jeu sur les réflexes, et, quand les gens viennent en famille, ils s’amusent à faire des concours de vitesse! » ajoute-t-elle. D’autres appareils permettent de mesurer l’électricité de nos muscles ou d’observer la vitesse de circulation de l’influx nerveux dans le corps. Physique 101 « Notre but est bien sûr d’éduquer les gens sur l’électricité, mais on veut aussi les amuser par des démonstrations et des expériences », explique Marc-André Lajoie, guide-animateur à l’Électrium depuis 2 ans. Divisé en quatre zones thématiques (Nature, Physique, Magnétique et Hydro-Québec), le centre d’interprétation couvre un très large spectre. « Quand les gens arrivent et que nous leur disons que la visite guidée est de 90 minutes, ils sont un peu sceptiques. Ça leur semble long pour une exposition scientifique. Mais une fois la visite terminée, la plupart s’étonne que le temps ait passé aussi vite. » |
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Il est vrai que quand le contenu théorique est habilement illustré par des démonstrations pratiques, le tout devient non seulement plus « digeste », mais également passionnant. Tout au long de la visite, divers montages interactifs couplés aux explications des guides dissipent les mystères entourant différents phénomènes électriques, fruit du mouvement des électrons. On en profite pour s’approprier le vocabulaire technique et acquérir les notions de base : faire la différence entre circuits ouvert et fermé, entre courant continu et alternatif, ou comprendre ce qu’est un matériau conducteur. L’électricité statique suscite également beaucoup d’intérêt. Le clou de la zone Physique de la visite : le Van der Graaf, un appareil qui vous transforme illico presto en oursin chevelu, manifestation spectaculaire du phénomène de l’électricité statique. « On le fait essayer aux enfants, leurs cheveux se dressent sur la tête, et ils trouvent ça formidable. En vérité, chacune des personnes qui travaille à l’Électrium en a déjà fait l’expérience, et ça nous fait toujours autant rigoler… » raconte Mme Beauregard. |
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Magnétisme planétaire, prise de courant dans mon salon « Dans la zone Magnétique, on s’intéresse aux champs magnétiques autour de la terre, autour de l’aimant et autour d’un fil électrique lorsqu’il y a du courant. » On découvre aussi que si le courant électrique peut dégager un champ magnétique, les aimants peuvent à leur tour être utilisés dans les alternateurs des centrales. « Cette zone fait comprendre à beaucoup de gens comment on produit de l’électricité, et la dynamo permet de visualiser toutes nos explications », poursuit-elle. En cours de balade, dans la zone Hydro-Québec, les visiteurs s’attardent sur la toute nouvelle maquette illustrant le long chemin que parcourt l'électricité de la centrale à la maison, qui donne la pleine mesure de l'ensemble des métiers d'Hydro-Québec. « De plus, la maquette sur le réseau de transport de l’électricité est aussi bien appréciée car on a souvent du mal à imaginer les distances que doit parcourir le courant pour se rendre jusqu’à nous », indique le guide Marc-André Lajoie. Dans cette zone, à l'aide d'une maquette et d'un jeu questionnaire, les plus jeunes ont également l'opportunité de revoir les notions de sécurité qui vont de pair avec toute utilisation de l’électricité. |
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À l’issue de la visite, chaque groupe se voit remettre un document intitulé « L’électricité de la centrale à la maison », un guide complet qui permet de comprendre le long voyage des électrons. « Plusieurs groupes viennent dans le cadre scolaire suite à de la matière vue en classe. Pour les classes de secondaire 4 par exemple, nous avons adapté la visite au programme scolaire. Même chose pour les élèves de 6e année. Pour les enfants de moins de 9 ans, c’est l’aspect ludique de l’exposition qui prime » précise Lucie Beauregard. Bref, une incursion surprenante dans un univers mal connu. Ennuyante, la physique? Plus jamais!
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Du nouveau du côté de l’Électrium
« Cette année, l’Électrium se refait une beauté en enrichissant son exposition de divers éléments », explique Christine Martin, directrice de l’Électrium. En début de visite, les
élèves du primaire, du secondaire 1, 2 et 3, ainsi que le
grand public auront droit à « Suivez le fil »,
un tout nouveau film qui met en scène deux adolescents participant
à un concours de maquettes et qui décident de construire
un petit réseau d’électricité, de la centrale
jusqu’aux prises électriques de nos maisons. |
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Renseignements: (450) 652-8977 • Fiche
signalétique de l’Électrium |