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Projet Effervescience : quand la jeunesse pétille d’innovation
« En début d’année, nous recrutons des jeunes passionnés de sciences. Puis, ils participent à des séances de remue-méninges desquelles se dégagent les idées de produits qu’ils souhaitent mettre au point », raconte Sylvain Dancause, professeur de chimie et de sciences physiques à l’école secondaire La Courvilloise de Beauport. « Tout au long du projet, poursuit Guy Babin, qui enseigne l’écologie, la chimie et la physique au séminaire des Pères Maristes de Sillery, les jeunes sont accompagnés par un conseiller scientifique et un mentor en affaires qu’ils rencontrent à cinq reprises. Avec leur aide, ils évaluent, d’une part, la faisabilité technique de leur idée et son caractère novateur, et, d’autre part, son potentiel de commercialisation. » |
Une
fois la production de leur prototype enclenchée, les équipes
doivent encore relever plusieurs défis : évaluer le budget
nécessaire (et tenter de restreindre les coûts), réaliser
des études de marché pour cibler les clients potentiels, trouver
les fournisseurs, etc. Et, bien sûr, une étape décisive :
rencontrer les « bailleurs de fonds », des animateurs
de la Boîte à science, qui accordent (ou non) les « subventions »
demandées pour compléter les prototypes. « Lorsqu’un
aspect du travail n’est pas conforme ou pas suffisamment détaillé,
précise Jean-François Saint-Cyr, qui a déjà
joué le rôle de « banquier », les
élèves doivent retourner à leur planche à dessin
ou à leur calculatrice. Ils travaillent vraiment très fort. » |
Cette année, une équipe de jeunes de La Courvilloise conçoit un système d’alarme portatif tandis que l’autre rattache des systèmes de lumière et de son afin d’obtenir un produit d’animation clés en main pour les fêtes adolescentes. Au séminaire des Pères Maristes, on conçoit un unicycle doté de freins pour parcourir de longues distances. Autant d’idées ludiques ou pratiques… autant de rêves qui deviendront réalité au printemps!
« Ce qui est intéressant, c’est de travailler avec les jeunes dans un cadre différent de celui d’un cours, note Sylvain Dancause. De plus, Effervescience s’inscrit tout à fait dans l’esprit actuel de la réforme. Mes élèves apprécient la liberté de pouvoir choisir le sujet de l’activité, selon leurs intérêts propres. » Guy Babin considère quant à lui que le fait de travailler avec des professionnels du monde du travail confère au projet un aspect concret qui plaît aux jeunes. « Les élèves apprennent à travailler en équipe. Chacun y apporte ses forces. À travers le projet, ils vivent des réussites, de la complicité. Ces leçons leur serviront toute leur vie », conclut l’enseignant.
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La boîte à science : www.boiteascience.com |
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