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| Mots-clés : Centre des sciences de Montréal, science, société |
Après sept ans, le Centre des sciences de Montréal fait peau neuve en renouvelant l’ensemble de ses expositions permanentes. Benoît Légaré, vice-président du Centre, nous explique pourquoi cette transformation était nécessaire. Pourquoi, après sept ans, décider de renouveler en totalité vos expositions et vos salles d’exposition ? Tout d’abord parce que les avancées scientifiques évoluent à un rythme accéléré et que le Centre se devait d’être à la fine pointe de la technologie. Mais surtout, parce que nous sentions que les visiteurs désiraient quelque chose de nouveau. À la suite de consultations, nous avons découvert qu’ils voulaient vivre de nouvelles expériences sur des sujets qui les interpellaient. Des sujets d’actualité comme l’informatique, la santé, l’environnement, les biotechnologies et l’ingénierie. C’est ce qui nous a poussés à revamper le Centre. |
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Vous vous êtes donc servi des commentaires du public pour orienter vos rénovations ? Tout à fait. Il nous semblait primordial d’inclure les visiteurs dans notre démarche, car en plus d’avoir un rôle éducatif, nous considérons que le Centre a un rôle très important de sensibilisation. Implanter une approche citoyenne en passant de l’individualisme à un niveau de préoccupation plus collectif est primordial pour nous. Nous voulons contribuer à la prise de conscience de l’aspect scientifique et technologique des grands enjeux mondiaux. Cette volonté s’étend dans son ensemble au niveau de l’association des centres de sciences canadiens : des initiatives pour monter des expositions ou proposer des activités sont présentes dans plusieurs institutions. Même vision au niveau international, où l’on retrouve une forte volonté de développer des programmations conjointes, en réseau, grâce aux nouvelles technologies. Ce qui permettrait de réduire les coûts et de converger plus efficacement vers les mêmes objectifs. Avec nos nouvelles salles et les expositions, nous teintons notre intervention de l’approche citoyenne, en invitant les visiteurs à participer davantage. Inévitablement, en interagissant plus activement, le visiteur prend conscience des actions possibles et des conséquences de chacune des décisions qu’il prend. Notre marque de commerce est l’interactivité. |
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Pourriez-vous nous donner un exemple ? Nous avons en tout quatre nouvelles salles d’exposition permanentes. L’une des plus interactives et représentatives de notre approche citoyenne est probablement l’exposition Mission Gaïa. Les visiteurs doivent gérer une grande ville nord-américaine en prenant en considération des facteurs environnementaux, économiques et humains. C’est très formateur. Ils comprennent ce qu’ils peuvent changer concrètement dans leur vie, notre but étant de les amener à prendre un temps de réflexion sur ce qui habituellement se fait par automatisme. Il y a aussi la salle Imagine, construite comme si le visiteur se promenait dans un cerveau. Ses actions et ses déplacements ont un impact sur les images qui l’entourent et qui changent en permanence. On cherche à sensibiliser les jeunes sur la force de l’imaginaire, leur faire réaliser que derrière chaque invention se cache un rêve, un but qu’un humain peut atteindre grâce à sa passion et son imagination. Nous voulons que le visiteur ressorte et se demande ce qu’il peut faire dans le futur. Il y a également Science 26, composé de 26 îlots qui reprennent les lettres de l’alphabet et qui nous font prendre conscience que des notions scientifiques influencent notre vie de tous les jours. Finalement, il y a idTV où les visiteurs peuvent faire un reportage sur un enjeu scientifique, le visionner et se l’envoyer par courrier électronique, comme souvenir. |
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On constate effectivement que vous avez fortement mis l’accent sur une approche qui intègre le visiteur. Est-ce là une mission que s’est donnée le Centre ? Nous n’avions pas le choix : les jeunes nous connaissent et nous apprécient et nous préconisons une approche ludique et intéressante qui s’éloigne du type « donneur de leçons ». Si nous ne le faisons pas, qui va le faire ? C’est une mission que nous nous sommes donnée : nous voulons former une relève. Nous organisons également des débats et des forums qui visent à faire participer le public afin qu’il se pose des questions. Notre action ne se limite d’ailleurs pas seulement à Montréal ; En collaboration avec Hydro-Québec, nous avons créé des « valises scientifiques » pleines d’objets que les élèves de différentes régions du Québec peuvent utiliser pour mieux comprendre en quoi consiste l’efficacité énergétique. Ça fonctionne très bien et, à l’heure où l’on se parle, elles sont réservées pour les deux prochaines années ! La demande étant très forte, Hydro-Québec nous a demandé d’en développer d’autres. Finalement, avec le temps, nous sommes appelés à mandater des animateurs sur place pour présenter des débats et des activités.
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