Pluie de science
Numéro 8, Avril 2004

www.spst.org/pluiedescience/0404

Version complète


Éditorial
Balades d’avril

L’autre jour, en butinant sur Internet, j’ai fait une découverte extraordinaire : la section « promenades » du site de l’Agence Science-Presse. (http://www.sciencepresse.qc.ca/promenades.html)

J’y ai appris qu’il existait à Montréal un musée de la médecine dentaire regorgeant d’instruments bizarres et un peu mystérieux…

Qu’au fond d’un couloir obscur de la bibliothèque Côte-Saint-Luc, une minuscule pièce pompeusement baptisée National History Museum, recelait des trésors marins provenant des quatre coins du monde, légués par un riche homme d’affaires voyageur et passionné…

Qu’une usine désaffectée du quartier Saint-Henri cachait le Musée des ondes Emile Berliner, une caverne d’Ali Baba qui abrite quelque 7 000 objets de collection retraçant 100 ans d’histoire des communications et du design…

Je dois l’avouer : j’ignorais jusqu’à l’existence de ces lieux. Mea culpa.

Ces secrets bien gardés donnent envie de partir en balade, de flâner le nez en l’air, l’œil neuf et l’esprit curieux. Ça tombe bien, le printemps, même timide, est enfin arrivé : dehors nous tend les bras.

En ce beau mois d’avril, la SPST vous invite au Jardin botanique de Montréal, pour une randonnée printanière à saveur scientifique et littéraire : le colloque Lire la science, qui met à l’honneur les jeunes et la lecture publique des sciences. Une belle occasion de se perdre dans une forêt de livres et de dénicher quelques perles rares en matière d’édition scientifique.

Éveil de la nature oblige, Pluie de science consacre son dossier scientifique du mois à des bestioles qui se sont fait oublier tout l’hiver : les insectes. Notre dossier de fond sera quant à lui consacré à l’éthique et à son entrée progressive dans les cours de sciences.

Les actualités nous mèneront en France, où une « Année de la culture scientifique » a récemment été décrétée sur fond de grogne des chercheurs. Nous irons aussi à Québec, assister aux préparatifs d’une course de vieux tacots menée par des étudiants de génie, et à Montréal, à la veille de la grande première du projet Science Azimuts organisé par la Fédération des cégeps.

Enfin, notre rubrique Et pluie quoi encore? sera consacrée aux pluies de sable et aux déserts.

Au plaisir de lire vos commentaires et suggestions.


Bonne lecture.


Anne Fleischman

Rédactrice en chef
af@spst.org

***

 

L’éthique entre à l’école

Les valeurs individuelles et communautaires, la reconnaissance du bien et du mal, la légitimité, la démocratie… Ces sujets ne sont plus la chasse gardée des profs de philo ou de théologie : ils trouvent désormais leur chemin jusque dans les cours de science. En effet, les cellules souches, le clonage et le contrôle de la reproduction, pour ne donner que quelques exemples, soulèvent d’importantes questions éthiques auxquelles il faut sensibiliser les étudiants.

« On ne peut plus enseigner la science comme avant, affirme Yvon Fortin, professeur de sciences physiques au collège François-Xavier-Garneau. Il faut inciter les élèves à se poser des questions qui vont au-delà de la stricte matière. Par exemple, jusqu’où peut-on, ou doit-on, pousser la recherche? Qu’est-ce qui devrait être permis ou interdit au nom de l’acquisition de nouvelles connaissances? »

Selon M. Fortin, plus les élèves sont confrontés tôt aux questions éthiques, plus ils y seront sensibles lorsque viendra le moment de prendre des décisions de nature morale. « Une fois que le jeune sera rendu dans un laboratoire, il ne sera plus temps de l’amener à s’interroger : il faut le faire bien avant. Régulièrement, dans mon cours, je prends un peu de temps pour parler des questions éthiques. Je n’apporte pas de réponses, mais j’invite les jeunes à réfléchir. »


Info ADN

Au chapitre des questions éthiques auxquels les étudiants du cégep et de l’université devraient être sensibilisés, les banques d’information génétique figurent en tête de liste. En effet, les jeunes adultes constituent une clientèle de choix pour les compagnies pharmaceutiques qui réalisent des études cliniques : en quelques jours, ces « cobayes », volontaires pour tester un nouveau médicament peuvent parfois encaisser plusieurs milliers de dollars.

Or, certains tests réalisés lors de ces séjours en clinique visent spécifiquement le prélèvement de cellules et de tissus pour l’analyse des données génétiques. En d’autres mots, on analyse l’ADN des sujets afin de pouvoir en déchiffrer le code. En terme d’information sur un individu, on ne peut avoir plus personnel!

Mais qu’advient-il au juste de toutes ces données génétiques une fois qu’on a quitté la clinique? Sont-elles stockées quelque part? Peuvent-elles être utilisées par un employeur ou une compagnie d’assurances pour déterminer si une personne est sujette à développer certaines maladies? C’est exactement à ces questions que répond le nouveau fascicule pédagogique intitulé Les Banques d’Information Génétique, c’est BIG, préparé par la Commission de l’éthique de la science et de la technologie (CEST). Un document d’une trentaine de pages spécialement conçu pour les étudiants du cégep et de l’université.


L’ABC des BIG

D’emblée, le document insiste sur les bons côtés des banques de données génétiques. On précise qu’elles permettent de chercher l’origine de maladies complexes, d’identifier des gènes de protection contre des maladies courantes, d’orienter la recherche vers de nouveaux traitements et de mieux répartir les ressources en soin de santé sur un territoire donné. En fait, selon la CEST, contribuer à une BIG peut être une façon originale d’aider au combat contre certaines maladies génétiques comme le cancer du sein, l’asthme ou la schizophrénie.

Mais il faut garder les yeux ouverts. Le document invite donc les jeunes à se demander quels autres usages pourraient être faits de l’information confidentielle que contiennent ces banques de données. On rappelle notamment qu’aucun système informatique n’est à l’abri du piratage. Si elles tombaient entre les mauvaises mains, les données pourraient entraîner la discrimination de certaines personnes en matière d’emploi, d’assurances ou d’emprunt hypothécaire…

« Le document soulève plusieurs questions d’ordre moral, souligne Isabelle Montpetit, journaliste à Radio-Canada et présidente du Comité interne sur l’information, la sensibilisation et l’éducation de la population à la CEST. On invite l’étudiant à se poser des questions sur la légitimité des banques de données génétiques. Quelles sont leurs finalités? Leur pertinence? On aborde des questions liées à la transparence, à la discrimination, à la légitimité, à la propriété et à la démocratie. »

Pour alléger un sujet qui pourrait, de prime abord, sembler costaud, l’auteur Luc Dupont place le lecteur dans les différents rôles qu’il sera susceptible de jouer tout au long de sa vie : celui d’un parent, d’un patient, d’un volontaire de recherche, d’un acheteur d’assurances, d’un travailleur, d’un emprunteur, d’un chercheur-entrepreneur ou d’un simple citoyen. À chaque étape, l’étudiant est appelé à se poser des questions.

Déjà, le fascicule Les Banques d’Information Génétique, c’est BIG, a été offert à tous les professeurs de philosophie travaillant dans les cégeps. « Nous avons contacté les institutions et, jusqu’à maintenant, la réponse est très positive, affirme Michèle Jean, membre de la CEST et présidente du Comité international de bioéthique de l’UNESCO. Nous espérons que les professeurs qui utiliseront le guide passeront le mot, et notamment à leurs collègues de sciences. Les profs ne sont pas tenus de respecter la structure du guide comme telle, mais je pense qu’ils peuvent y trouver plusieurs idées pour organiser des activités et des jeux de rôles. »

Selon Yvon Fortin, les enseignants n’ont aucune raison d’avoir peur d’aborder les questions éthiques dans leurs cours de science. « Il ne faut pas un bac en philosophie pour parler d’éthique. Il suffit d’être curieux, de se poser des questions sur notre place dans l’Univers, sur nos droits et nos devoirs. Les réponses, on les découvre ensuite avec les élèves. »


Dominique Forget

Collaboration spéciale


Quelques clics pour en savoir plus

Les professeurs et membres du public intéressés par les banques de données génétiques peuvent obtenir une foule de renseignements en ligne. Le document Les Banques d’Information Génétique, c’est BIG peut être téléchargé à l’adresse suivante : http://www.ethique.gouv.qc.ca/big/index.html

Il peut aussi être commandé auprès de la Commission, au (418) 528-0965

Le site de la CEST contient aussi des renseignements complémentaires et des liens vers des sites pertinents en matière d’information génétique.
http://www.ethique.gouv.qc.ca/

***

 

Quand Pluie de science rencontre Kaléidoscope : mille et un outils sur les insectes
Bibittes et compagnie


Six pattes, des antennes, des poils, parfois, des ailes, souvent. L’arrivée des insectes coïncide avec celle du printemps, une belle occasion pour leur faire honneur dans ce dossier thématique. Ils ont beau ne mesurer que quelques centimètres de long, ils sont les porte-étendards de la vie sur Terre, représentant à eux seuls 80% des espèces animales. Magnifiques, utiles ou inquiétants, ils mettent du piquant dans les cours de sciences.

 

Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Clientèle

Préscolaire

  Primaire  

Secondaire

Cégep

Grand Public

1

2

3

1

2

3

3 millions d’insectes pour vous

Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman

En tout temps

Visite guidée

Montréal

X
X
X
X
X
X
X
X
X

Atelier d’initiation à l’entomologie en classe

La maison des insectes inc. En tout temps Atelier éducatif Capitale-Nationale
 
 
 
X
 
 
 
 
 
Boîtier entomologique pour votre classe Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman En tout temps Trousse pédagogique Tout le Québec
X
X
X
X
X
X
X
 
 

Cinéma IMAX® : Bestioles! en 3D

Centre des Sciences de Montréal Jusqu’au 26 septembre 2004 Projection Imax Montréal
X
X
X
X
X
X
X
X

Exposition d’insectes pour les bibliothèques

Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman En tout temps Exposition itinérante Tout le Québec
Bibliothèques

Gardiens de la forêt

Jardin botanique de Montréal Mai 2003 à avril 2005 Exposition temporaire

Montréal

X
X
X
X
X
X
X
X

Insecte Sélect – l’évolution en jeu

La Maison des insectes inc. En tout temps Jeux Tout le Québec
 
 
 
X
X
 
 
 
 

L’affiche Vie de monarque

Insectarium de Montréal En tout temps Affiche Tout le Québec
X
X
X
X
X
X
X
 
 

L’entomoguide

Insectarium de Montréal En tout temps Guide d’identification Tout le Québec
X
X
X
X
X
 
 
 
 

La nature… que j’organise

Biodôme de Montréal En tout temps Trousse pédagogique Montréal
 
 
X
X
 
 
 
 
 

La toile des insectes du Québec

Insectarium de Montréal En tout temps Site Internet Tout le Québec
X
X
X
X
X
X
X
X
X

La trousse d’élevage Monarque sans frontière

Insectarium de Montréal Septembre 2004 Trousse pédagogique Tout le Québec
 
X
X
X
 
 
 
 
 

Le défi fou!

Insectarium de Montréal En tout temps Recueil d’activités Tout le Québec
 
 
  
X
X
 
 
 
 

Le jeu Monarque sans frontière

Insectarium de Montréal En tout temps Jeux Tout le Québec
 
 
X
X
X
 
 
 
 

Le sens des insectes

Les Clubs 4-H du Québec En tout temps Atelier d’animation Capitale-Nationale, Estrie, Montréal, Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec
X
X
X
X
X
 
 
 
 
Les boîtes de découvertes entomologiques Insectarium de Montréal En tout temps Trousse pédagogique Tout le Québec
X
X
X
X
X
 
 
 
 

Les cartes-insectes

Insectarium de Montréal En tout temps Fiches pédagogiques Tout le Québec
X
X
X
X
X
X
X
 
 

Les insectes

Musée de la nature et des sciences 1er septembre 2003 au 25 juin 2004 Trousse pédagogique Estrie
X
X
X
X
 
 
 
 
 

Les papillons

Camp Le Manoir En tout temps Atelier d’animation Capitale-Nationale
X
X
X
X
X
X
X
X
X

Papillons en liberté

Jardin botanique de Montréal 26 février 2004 au 18 avril 2004 Festival Montréal
X
X
X
X
X
X
X
X
X

Trousse d’élevage du polyphème d’Amérique

La Maison des insectes inc. Avril à juin 2004 Trousse pédagogique Tout le Québec
 
 
 
X
X
 
 
 
 

Une entomologiste dans votre classe

Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman En tout temps Atelier d’animation Montréal, Laval
X
X
X
X
 
 
 
 
 

Zoom sur les insectes

La Maison des insectes inc.

En tout temps

Site Internet

Tout le Québec

 
 
 
X
X
 
 
 
 
Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Préscolaire
1
2
3
1
2
3
Cégep
Grand Public

Primaire

Secondaire

Clientèle

 

Dossier scientifique : Les insectes
Quelques liens utiles pour en savoir plus


Actualité

Après les poissons, les oiseaux, les grands singes, les coraux, les végétaux, voici venu le tour des insectes : de nombreuses espèces disparaissent chez eux aussi à un rythme alarmant. Serions-nous entré dans la sixième extinction de masse de l’histoire, après celle des dinosaures? Lire la suite : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/man220304.html

Insecta
http://www.abacq.net/insecta/sommaire.htm
Magnifique site sur les insectes. Il contient de l’information sur plusieurs espèces, sur l’entomophagie, sur l’expédition entomologique, l’identification des insectes, etc. Un conseil : prenez votre temps pour l’admirer!

Guide d’identification des insectes du Québec
http://www.lesinsectesduquebec.com/index2.htm
Beaucoup, beaucoup de renseignements sur nos insectes locaux et une foule de photos qui aideront les amateurs (ou ceux qui veulent le devenir) à identifier facilement nos bestioles.

Les dossiers d’Insectia
http://www.insectia.com/beta/f/index.html
La célèbre série télévisée Insectia (vendue dans plusieurs pays du monde) propose 13 dossiers sur différents sujets relatifs au monde des insectes (ex. : mythes et légendes, jeux de l’amour, etc.). Ils sont faciles à consulter et à lire en plus d’être bien illustrés.

Pour mieux connaître et apprécier les insectes
http://www.seq.qc.ca/activites/feuillets/f0.htm#avoir
La Société d’entomologie du Québec propose aux écoles des jeux et des activités (mots croisés, questionnaires, charades, etc) qui aident à mieux connaître le monde des insectes. Le site contient aussi d’abondantes illustrations.

Les insectes à l’école
http://perso.wanadoo.fr/dj/
Le site de l’école Jules Ferry à Brive (France) retrace l’expérience pédagogique d’un élevage de coccinelles au Centre de Ressources Technologiques et Scientifiques de Brive. Il explique la vie de la coccinelle, une expérience à la roseraie municipale, une simulation d’une chaîne alimentaire et le projet pédagogique développé...

Arthropa : tête-à-tête avec un insecte
http://arthropa.free.fr/
Un perce-oreille, une mante religieuse et une coccinelle racontent leur vie en entrevue! Une approche humoristique et un peu poétique, qui n’empêche pas un contenu scientifique rigoureux.

Jeu sur les insectes
http://www.jecris.com/TXT/JEUX/QUIZZ4/index.html
Un jeu interactif sur les insectes qui permet aux enfants de tester leurs connaissances.

Photovol
http://perso.wanadoo.fr/photovol/
Photovol est le site du photographe Joël Héras, qui s’est spécialisé dans la photographie d’insectes en vol. Les photos sont superbes, agrémentées de textes courts et vulgarisés.

Le monde des insectes
http://www.insecte.org/
Un beau site complet où vous trouverez de superbes photos et des tonnes de renseignements sur les insectes, notamment en taxonomie, morphologie et physionomie.

La Maison des insectes
http://www.seq.qc.ca/mdi/
La Maison des insectes, organisme sans but lucratif de Charlesbourg, a créé un site Internet contenant trois sections : une section activités, une autre destinée aux professeurs et une dernière contenant des fiches sur les insectes. La section « activités » contient des jeux bien faits et intéressants qui permettront aux jeunes et moins jeunes de mieux connaître ces bestioles.

Insectarium de la Réunion
http://www.insectarium-reunion.com/
La petite île de la Réunion, perdue dans l’océan Indien, a elle aussi son Insectarium. Sur son site Internet, à la section diaporamas, on trouvera une masse de renseignements sur la vie des guêpes, des fourmis, des termites, des papillons et des insectes. Le tout abondamment illustré de photos.

Institut national de la recherche agronomique
http://www.inra.fr/Internet/Produits/HYPPZ/ZGLOSS/3g---001.htm
Ce site ne contient pas de belle photos… Mais les textes sont fort intéressants et les hyperliens donnent accès à des définitions précises sans interrompre la lecture.

Les abeilles butineuses
http://www.lesabeillesbutineuses.net/index1.htm
Une incursion dans le monde fascinant de l’apiculture.

***

 

Le buzzzzzz des sciences


Animateur un jour, animateur toujours. La formule va comme un gant aux élèves de l’école primaire Jean-Baptiste-Meilleur qui ont récemment tenu un kiosque dans le Panthéon des coléoptères et autres arachnides : l’Insectarium de Montréal. Et ils ont si bien rempli leur mission qu’ils ont été promus Jeunes Ambassadeurs de l’Insectarium. Rien de moins.

Mais avant de décrocher ce titre très enviable, ces jeunes issus de milieux défavorisés ont mis les bouchées doubles. Pendant quatre mois, ils ont fouillé dans des livres, rencontré moult spécialistes, élaboré des projets de toutes sortes et réalisé d’impressionnantes maquettes. Si bien qu’au terme du projet, ils étaient plus d’une centaine d’élèves de 5e et de 6e année à avoir relevé le défi avec brio au plus grand plaisir des visiteurs du musée.


Un succès en cinq étapes

Ces apprentis entomologistes ont été les premiers à participer au nouveau programme éducatif de l’Insectarium : Jeunes Ambassadeurs. Articulé autour de cinq étapes, le projet propose aux élèves une immersion éducative dans le bocal – pardon, l’univers, des insectes.

En guise d’introduction, ils ont d’abord assisté à une animation présentée par les Amis de l’Insectarium. Histoire de les accrocher encore plus, l’animatrice leur a confié quelques spécimens. « Dès le début, les enfants ont embarqué, note leur enseignante, Patricia Van Melle. Élever des insectes en classe, quel bon déclencheur! » Après avoir dorloté leurs nouveaux pensionnaires, les élèves ont commencé à en rapporter d’autres en classe. Une chasse aux phasmes fut même organisée dans le quartier… ainsi qu’un « concours » de saut en hauteur entre criquets et sauterelles, dont les performances furent scrupuleusement comptabilisées grâce à des cibles installées dans la cour de l’école. Joyeuses mathématiques!

La visite organisée dans les coulisses de l’Insectarium en a également étonné plus d’un. Après avoir discuté avec un animateur, visité les laboratoires d’élevage et de montage et arpenté l’exposition permanente à la recherche de solutions à une enquête concoctée à leur attention, les apprentis entomologistes sont repartis en classe des idées plein la tête.

Ne restait plus qu’à se regrouper selon les intérêts de chacun. Du comportement particulier de la mante religieuse aux moyens de défense des différentes espèces, tous les sujets y sont passés. Donnant naissance à des projets variés : mots-croisés géants, marionnettes, bandes-dessinées, reproductions artistiques. Le grand jour de l’exposition des kiosques enfin arrivé, les élèves, postés derrière leurs boîtes d’insectes, terrariums et maquettes colorées, ont su rivaliser d’ingéniosité pour piquer la curiosité de la foule composée d’élèves, d’enseignants, de parents et de visiteurs libres. La remise aux élèves d’un certificat attestant leurs nouvelles compétences comme animateur et le tirage au sort de prix allaient mettre un terme à une journée forte en émotions. « Les élèves étaient tellement heureux d’avoir participé à ce projet! conclut Mme Van Melle. Pendant quelques heures, ils étaient devenus de vrais animateurs. De tels projets permettent à nos jeunes des écoles plus défavorisées de découvrir de nouveaux métiers et de les rendre plus accessibles. Ils allument de petites étoiles dans leurs yeux! »

Ce programme éducatif, parrainé par l’Insectarium de Montréal en collaboration avec le Programme de soutien à l’école montréalaise, la Fondation Marie-Victorin et les Amis de l’Insectarium, a remporté un tel succès qu’il sera reconduit, dans sa forme originale, dès l’automne prochain. Une version écourtée sera également proposée, à l’été 2004, aux participants des camps de jour de la ville de Montréal.

À l’attention des écoles non inscrites au Programme de soutien à l’école montréalaise, Madame Élaine Boileau, coordonnatrice aux activités scientifiques du musée, précise que l’Insectarium travaille présentement à un projet d’agrandissement qui permettrait éventuellement d’accueillir dans de nouvelles salles d’exposition plusieurs projets scolaires. Aiguisez vos crayons!


Le courrier du monarque

Autre initiative de l’insectarium de Montréal : la trousse d’élevage Monarque sans frontière. Pour les élèves de la classe de Michel Proulx, enseignant de 5e année à l’école D’Iberville de Longueuil, cette trousse pédagogique contenant cinq chenilles du précieux papillon offre une occasion rêvée de s’initier à l’entomologie. Et il y a plus. Les élèves et leur enseignant se sont également lancés dans un programme de parrainage de classes néophytes en la matière. Pendant toute la durée du programme (un mois), les classes intéressées sont invitées à leur soumettre des questions dans la messagerie électronique. Chaque matin, le courrier est recueilli par M. Proulx, lu en classe et les sujets débattus par l’ensemble des élèves. Une réponse appropriée leur est finalement retournée par courriel. Le site Internet Le Monarque, réalisé par les élèves de M. Proulx, il y a quelques années, est également un bon complément d’information à toute classe soucieuse de parfaire ses techniques d’élevage de monarques.


Josée-Nadia Drouin

Collaboration spéciale


La trousse Monarque sans frontière de l’insectarium de Montréal : http://www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/html/corps/ecole_c.htm#trousse_msf

Site de la classe de Michel Proulx : http://educ.csmv.qc.ca/diberville/monarque/monarque.htm

***

 

Actualités
France : une Année de la culture scientifique sur fond de grogne


Dur début d’année pour la science en France. Le gouvernement sabre dans les fonds de recherche, les scientifiques dénoncent leurs conditions de travail et descendent manifester dans la rue… Début mars, 2000 d’entre eux démissionnaient en bloc de leurs fonctions administratives. C’est dans ce climat orageux que le gouvernement français a décrété que 2004 serait l’année de la culture scientifique. En apparence, un drôle de paradoxe : alors que le monde de la recherche est en crise, la culture scientifique hexagonale, elle, a le vent dans les voiles…

Plusieurs mesures sont déjà mises de l’avant pour souligner l’événement, comme le lancement d’un portail consacré à l’Internet scientifique destiné au grand public et inauguré le 30 mars dernier. La France devrait aussi participer activement à l’Année mondiale de la physique qui sera officiellement lancée au siège de l’Unesco, à Paris, en janvier 2005.

Des initiatives seront également lancées dans le domaine de l’édition scientifique, en particulier la création du Fonds Jules-Verne, destiné à faciliter la production d’ouvrages de vulgarisation et de culture scientifique et technique, qui bénéficiera d’un budget de 100 000 euros (environ 160 000 dollars canadiens). De plus, un soutien accru devrait être apporté à la diffusion de livres scientifiques et techniques dans les bibliothèques publiques, avec l’appui de la médiathèque de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris.

Autre point fort : le couplage en octobre prochain de la Fête de la science avec l’opération Lire en fête, à l’occasion duquel un salon de l’édition scientifique et technique sera organisé. En mars 2005, à l’occasion du centenaire de la mort de Jules Verne, la Semaine de la langue française et de la francophonie prendra pour thème « Le français, langue de l’aventure scientifique ».

Pour Jacques Kirouac, président de Science pour tous, une initiative telle qu’une Année de la culture scientifique au Québec serait certainement très intéressante. Mais, à notre échelle, autant commencer modestement : « Nous envisageons de lancer un “24 heures de la science” en 2005. Les activités auront lieu du vendredi midi au samedi midi, afin de toucher autant le public scolaire que les bénévoles », dit-il. Une histoire à suivre.


AF


Pour en savoir plus sur la grogne des chercheurs français, lire l’article de Pascal Lapointe sur le site de l’Agence Science-Presse : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/cap2203041.html

Le nouveau portail français de l’Internet scientifique : http://www.science.gouv.fr/

***

 

Actualités
Science Azimuts
 : une journée pour démystifier les sciences


Les étudiants du cégep de Bois-de-Boulogne de Montréal vous donnent rendez-vous le 5 mai prochain. Au menu : un spectacle « science et magie » avec le chimiste Ariel Fenster, une dégustation de fromages en compagnie des scientifiques du musée Armand-Frappier, un grand débat sur la pollution des lacs et des rivières en présence du professeur André Hade de l’UQAM… Avec le concours d’une belle poignée de scientifiques, les cégépiens ont imaginé une foule d’activités destinées à prouver à tous qu’il est possible de faire rimer science et plaisir. Science Azimuts : une grande première de la Fédération des cégeps qui pourrait bien faire des petits…

Mais pour en arriver à mettre sur pied ce menu haut en couleur, il a fallu travailler d’arrache-pied. Les organisateurs? Des comités formés d’étudiants qui ont entièrement élaboré ce programme d’activités adapté aux intérêts et aux attentes de chaque collège et à ceux de sa population étudiante.

Virginie Galarneau, conseillère en communication à la Fédération des cégeps, planche sur le dossier depuis janvier 2001. Partant de l’hypothèse qu’il y avait de la place pour concevoir des projets originaux en sciences dans les cégeps, elle a d’abord tâté le pouls des établissements au moyen d’un questionnaire. « Les réponses ont été positives : il y avait un fort intérêt pour développer d’autres initiatives », dit-elle.

Une fois le cégep hôte choisi, il a fallu intéresser les jeunes à l’organisation de l’événement. Une « campagne de recrutement » a donc été lancée auprès des étudiants pour mettre sur pied le comité organisateur. Encadrés par Virginie Galarneau, les étudiants ont ensuite dû choisir les activités qu’ils souhaitaient mettre en branle parmi plusieurs propositions : rencontres d’information, débats, ateliers, etc. « Les étudiants ont retenu certaines des activités que j’avais proposées et en ont proposé d’autres de leur cru, comme une dégustation de produits avec explication des processus chimiques menant à leur fabrication. Cela prouve qu‘ils se sont appropriés le projet. »

Ne restait plus qu’à se répartir les tâches pour assurer la tenue de l’événement… Pour Dominique Dupuis, étudiante au DEC intégré (cours en sciences pures et en sciences humaines) et responsable des kiosques, cette première implication dans l’organisation d’un événement public a été particulièrement formatrice, en plus de constituer une occasion en or pour en connaître un peu plus sur la réalité des professionnels de la science.

Nadia Ben-Amor, quant à elle, a pris en charge les communications. En collaboration avec Mme Galarneau, cette étudiante en sciences de la nature s’occupe de la promotion de l’événement et des relations de presse. Elle a déjà contacté les responsables de l’émission de télé Infoman pour les inviter à la grande journée du 5 mai. Un article est également paru dans le journal du quartier pour annoncer la tenue de Science Azimuts. Nadia croit que l’événement peut contribuer à faire connaître les sciences aux jeunes et, peut-être, en motiver certains à se diriger vers une carrière scientifique. De plus, elle aime bien l’idée que l’événement soit organisé par les jeunes « car il est centré sur leurs intérêts ». Enfin, en bonne relationniste qu’elle est, elle invite tout le monde à se joindre à la fête.

Bonne journée aux organisateurs et à tous les participants!


Stéphane Gagné

Collaboration spéciale


Projet Science Azimuts : http://www.fedecegeps.qc.ca/communiques_publications/communiques_de_presse/2002-2003/azimut.html

Le cégep de Bois-de-Boulogne : http://www.collegebdeb.qc.ca/

***

 

Actualités
Le génie de la course


Qu’on les appelle « boîtes à savon », « tacots », « vieilles guimbardes » ou « super bolides », les voiturettes faites maison fascinent bien des enfants. Les conduire, c’est bien. Les construire, c’est encore mieux. Dans la région de Québec, des centaines d’élèves du primaire et du secondaire se sont lancés dans l’aventure. Avec la complicité de jeunes ingénieurs de l’Université Laval, ils ont construit des bolides rutilants dont bien des pères seraient envieux…

Mais ne vous fiez pas aux apparences, le tacot n’est qu’un prétexte. « On veut ramener les jeunes sur la piste de l’école et des sciences », avoue Daniel Rousse, un des pères de famille instigateurs du projet l’École en Course. Professeur de génie mécanique à l’Université Laval, M. Rousse est particulièrement sensible au problème du décrochage et du désintérêt des jeunes pour les carrières scientifiques.

Si l’École en Course fait une place importante aux parents, la pierre angulaire du programme est l’implication des étudiants en (de!) génie, les designers. De septembre à mai, ces universitaires passionnés vont, chaque semaine, rejoindre leurs jeunes collègues sur les bancs de l’école. « Ils brisent ainsi l’idée reçue que seuls les “nerds” font des études » insiste Daniel Rousse.


Un automne débordant de concepts

Miguel Sousa est ingénieur mécanique diplômé depuis un an. Il s’implique comme designer dans le projet pour une deuxième année et parraine, cette fois-ci, une classe de filles de 5ie année. Son rôle? Aborder des concepts comme la gravité, la friction, la torsion des métaux ou l’aérodynamique, grâce à des expériences simples. Miguel aide aussi à la gestion du temps et du budget alloué à la construction du bolide.

Fort de ce bagage théorique, chaque élève propose « son » tacot idéal. Et les idées fusent : « On devrait faire le devant arrondi aérodynamique! », « Il faut construire en bois, ce sera plus léger! » Le jeune ingénieur se transforme alors en modérateur : il aide la classe à trouver un compromis avant de pouvoir passer à l’étape de la construction, où il agit à titre de contremaître.

Le projet prévoit aussi une grande visite des laboratoires de la faculté de génie de l’Université Laval, avec, au menu, expériences, montages et manipulations. « Les jeunes démystifient alors ce lieu de savoir et ça pourrait les inciter à y venir plus tard », souligne Daniel Rousse. « Ils sont très marqués par cette visite, ajoute Miguel Sousa et plusieurs y font référence pour résoudre certains problèmes rencontrés lors de la construction du tacot. »

Ce beau travail d’équipe culmine le 1er mai, sur le boulevard René-Lévesque à Québec, au cours de « La Classique UL », une grande fête avec musique et pique-niques. Après deux vérifications de la sécurité des véhicules, les écoles s’affrontent sur la piste. Les descentes se font toute la journée, les tacots sont remontés à force de bras. Tous les élèves font au moins une descente et des prix sont décernés, entre autres, pour le recyclage, l’esprit d’équipe, la beauté et la rapidité du véhicule.


L’avenir de l’École en Course

L’avenir du projet se bute cependant à deux écueils. Cette année, le manque de designers n’a permis de ne satisfaire que 33 des 60 classes inscrites. Pour pallier ce problème, on recrute maintenant des étudiants en science (plutôt que de se limiter à ceux de génie), et un cours universitaire est crédité pour la participation au projet.

De plus, le manque de subventions publiques a laissé l’organisation, primée à plusieurs reprises pour son approche novatrice, en difficulté financière. Cependant, les organisateurs ont décidé d’élargir la portée du programme à l’ensemble du Québec, ce qui devrait encourager l’implication du secteur privé. Cette précarité n’empêche pas les organisateurs de rêver. Dans leurs cartons, sommeillent des projets de véhicules à propulsion humaine pour les jeunes du secondaire… Serez-vous de la course l’an prochain?


François D’Allaire
Collaboration spéciale


Pour en savoir plus sur le projet et vous inscrire pour la prochaine édition de l’École en Course : www.gmc.ulaval.ca/eec
Secrétariat et inscription : (418) 656-2131 poste 12468

***

 

Événements


Une promenade dans l’univers du documentaire scientifique pour la jeunesse
Du 29 avril au 1er mai, la SPST vous convie au colloque « Lire la science » au Jardin botanique de Montréal. Il y sera question, entre autres, de lecture publique des sciences, de films et de magazines scientifiques, de bibliothèques publiques et muséales… Une belle occasion pour saluer le printemps un livre à la main. Le 30 avril, un séminaire spécial soulignera le 10e anniversaire du programme des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque. Inscription et renseignements au : http://www.spst.org/lirelascience.html


Un séminaire d’information en géophysique pour les enseignants

  • Vous êtes un professeur du secondaire ou du primaire, intéressé à vous renseigner sur les dernières découvertes en sciences de la Terre et de l’espace, et sur les manière de les introduire dans votre classe?
  • Vous êtes curieux de savoir comment l’énergie et les particules chargées du soleil affectent le système terrestre? Les aurores boréales, la chimie de l’ozone et les changements climatiques vous fascinent?

En mai 2004, plus de 3 000 scientifiques du monde entier, spécialistes des sciences de la Terre et de l’espace, se réuniront à Montréal pour participer à l’assemblée jointe de quatre sociétés scientifiques : l’Union géophysique américaine (AGU), l’Union géophysique canadienne (CGU), la Société des géophysiciens d’exploration (SEG), et la Société géophysique environnementale et de technologie (EEGS).

Dans le cadre de cette conférence scientifique, un séminaire de deux jours sera organisé les 18 et 19 mai pour les professeurs des écoles. Les présentations seront assurées par des scientifiques reconnus et par des spécialistes de l’enseignement des sciences.

Ce séminaire, qui aura lieu au Palais des congrès de Montréal, est gratuit pour les professeurs s’inscrivant avant le 21 avril. Cinquante places sont offertes : premier arrivé, premier servi! Inscription et renseignements : Christyne Legault, : (514) 596 2002 poste 7822, festiscience@csdm.qc.ca


Un coup de chapeau aux bénévoles!
Du 18 au 24 avril, c’est la Semaine nationale de l’action bénévole, durant laquelle les personnes qui donnent de leur temps et se consacrent à leurs concitoyens sont à l’honneur. Une belle occasion pour saluer la contribution essentielle des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque, ces scientifiques qui font vivre la science auprès des jeunes et savent si bien transmettre la passion de leur métier.


Journée mondiale du livre et du droit d’auteur
Le 23 avril est la date choisie par l’UNESCO pour célébrer la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Cette date, symbolique pour la littérature universelle, marque l’anniversaire de naissance ou de décès de nombreux grands écrivains, tels Cervantès, Shakespeare, Maurice Druon, ou Vladimir Nabokov. Une journée qui rend un hommage mondial au livre et à ses auteurs, et qui vise à encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs au progrès social et culturel. Informations : http://www.jmlda.qc.ca/


Finale québécoise des Expo-sciences Bell
Du 15 au 18 avril, l’Université Laval accueille les finales québécoises de l’Expo-sciences Bell. Plus de 150 jeunes de toutes les régions du Québec sont attendus à ce grand événement qui constitue l’aboutissement des 250 compétitions locales auxquelles ont participé plus de 15 000 jeunes. Pour en savoir plus : http://www.exposciencesbell.qc.ca/index.asp?bhcp=1


Science on tourne
La 12e édition du concours intercollégial scientifique et technique Science on tourne est officiellement lancée. L’objectif de cet événement, organisé par la fédération des cégeps, est d’amener les participants à connaître, à explorer et à appliquer des concepts scientifiques de base, tout en leur faisant réaliser l’importance de la créativité, de la persévérance et de la minutie dans la réalisation d’un objet technologique. Le thème du défi : mesurer un temps demandé à l’aide d’un engin utilisant uniquement de l’énergie mécanique. La grande finale publique aura lieu le 1er mai prochain au collège Gérald-Godin. Détails au : http://sot.bdeb.qc.ca/


Festival des sciences de la CSDM
Le Complexe Desjardins sera le théâtre, du 30 avril au 1er mai, du Festival des sciences de la CSDM. L’astronome Pierre Chastenay est le porte-parole de cette 12e édition, au cours de laquelle de nombreux prix seront attribués aux jeunes participants. Tous les détails au : http://www.csdm.qc.ca/festisciences/


Apprentis en biosciences
Cet été, l'INRS-Institut Armand-Frappier et le Musée Armand-Frappier invitent les jeunes de 3e, 4e et 5e secondaire à plonger dans l’univers fascinant des biosciences. Cette initiation à la recherche prend la forme de séjours d’une semaine en laboratoire sous la supervision d’un étudiant inscrit à la maîtrise ou au doctorat. Date limite pour la soumission des candidatures : 7 mai 2004. Tous les détails au : http://www.musee-afrappier.qc.ca/francais/Apprentis_Biosciences.htm


Bars des sciences
Un bar des sciences sur le thème « Sommes-nous seuls dans l'univers? » aura lieu à Montréal (au Barouf, 4171 rue Saint-Denis) le 13 avril et à Québec (au Loft, 291 rue Saint-Vallier est) le 14 avril. Et si la vie extraterrestre n'existait pas?
Réservations: Nicole Lévesque : (514) 843-6888 poste 21

L'esprit sportif est-il en voie de disparition? Rendez-vous à Trois-Rivières (Café Van Houtte, 375 rue des Forges) le 22 avril pour un bar des sciences sur les athlètes et le dopage.
Réservations : Collège Laflèche : (819) 375-7346 poste 410

Le 28 avril, à Sherbrooke, « les chercheurs trempent dans le lait ». Ce bar des sciences, qui porte sur les nombreuses recherches scientifiques dont le lait est l'objet, aura lieu au Liverpool (28 rue Wellington sud) de 19h à 21h.
Pour vous inscrire : bardessciences@hotmail.com

***

 

Lecture
Les histoires à succès de la culture scientifique au Québec


Le parc national de Miguasha, les Scientifines, le Centre des sciences de Montréal, l’émission Découverte… L’originalité des formes et le dynamisme de la culture scientifique au Québec sont admirables. Pour présenter quelques-unes de ces « histoires à succès », le regroupement Science pour tous publie aux éditions MultiMondes le premier volume d’une série intitulée La science pour tous!

Ce livre témoigne du travail, de l’engagement et des efforts d’acteurs qui, tous les jours et aux quatre coins du Québec, rendent la science et la technologie vivantes et accessibles au plus grand nombre.

Pour citer le philosophe Hervé Fischer en préface : « Les technologies et la science ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi. Tout dépend de ce qu’en font les hommes. Et c’est là que l’éducation et la culture deviennent des facteurs décisifs de notre avenir (…) Si nous voulons des prix Nobel au Québec, il nous faut des universités, des laboratoires, mais aussi une culture scientifique et technique populaire! »

La science pour tous, quatorze succès de culture scientifique au Québec, Science pour tous, (2004), MultiMondes, en vente dans toutes les bonnes librairies.

***

 

Et pluie quoi encore?
Pluies de sable, déserts et sécheresse


« Cette poussière dans ma main que le vent a emportée, ce n’était pas de la poussière ... C’était ma terre qui s’en allait vers le sud jusqu’au Montana, vers le nord jusqu’à Regina, vers l’est ou vers l’ouest, et qui ne reviendrait jamais. Le vent a tout simplement emporté la terre. »

- Canadien qui a survécu à la sécheresse des années 30.
(The Great Depression: 1929-1939, Pierre Berton, McClelland & Stewart, 1990)

Les Américains respirent tous les jours... du sable venu d’Afrique. Poussé par les vents, celui-ci traverse en effet l’Atlantique et se rend jusque dans les villes de la côte est, où il s’ajoute à tout ce qui flotte dans l’air. Lire la suite sur le site de l’Agence Science-Presse : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/cap2302046.html


Pour en savoir plus sur les déserts et le phénomène de désertification

http://museum.agropolis.fr/pages/savoirs/desertification/
Le site de cette conférence de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) sur la désertification constitue une excellente introduction.

http://www.webencyclo.com/dossiers/anciens/contenu/deserts/dossier_p2.asp
Ce texte portant sur les déserts est truffé d’hyperliens menant vers d’innombrables définitions qui facilitent la compréhension du contenu par les élèves. Les mystères des déserts sont révélés de belle et efficace façon.

http://www.cybersciences-junior.org/fiches/f97.asp
Cette courte fiche bien vulgarisée est une bonne introduction sur les déserts. Elle fait partie d’un site encyclopédique très « cool » portant sur les sciences : Cybersciences Junior.

http://www.wateryear2003.org/fr/ev.php@URL_ID=2205&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
Dans le cadre de l’Année internationale de l’eau douce, qui s’est déroulée en 2003, l’UNESCO a mis sur pied un site Internet qui comporte une section sur la désertification et la sécheresse. On y retrouve un kit éducatif complet qui comprend un guide pour l’enseignant, plusieurs études de cas, deux bandes dessinées et une affiche.

http://www.schoolnet.ca/future/teacher/classroom/thematic/bio/challenge/content.fr.htm
Un scénario pédagogique pour les jeunes du second cycle du secondaire, qui permet de faire une analyse en profondeur du phénomène de la désertification.

http://www.ec.gc.ca/water/fr/info/pubs/FS/f_FSA9.htm
Cette section du site d’Environnement Canada aborde de façon pédagogique la vulnérabilité de l’eau aux changements climatiques. Une autre façon de parler du phénomène de la désertification.

http://encyclopetic.inst.st-joseph.qc.ca/publies/2001/6e.nsf/(ProjetsParURL)/La_desertification
Une fiche web où le sujet est bien « décortiqué » à l’aide de questions que les enseignants peuvent utiliser comme point de départ pour discuter de la problématique en classe.

http://www.cybersciences.com/cyber/3.0/N1333.asp
Jadis couvert d’herbes et de buissons, le Sahara est subitement devenu le plus grand désert du monde. De subtiles variations astronomiques en auraient perturbé le climat il y a 4 000 ans. L’explication dans cet article de Cybersciences.

http://www.unites.uqam.ca/vilmonde/Franco/Problematiques/desertification.htm
Avec sa carte retraçant la dégradation des sols dans le monde et sa section portant sur les mythes et les réalités de la désertification, ce site présente le phénomène de façon très pertinente pour les enseignants, qui peuvent s’inspirer de cette approche pour en parler en classe.

http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/Desertification.html#actu
Outre les sections qui s’adressent surtout aux internautes français, le site Planète écologie regorge de documents exhaustifs portant sur différentes problématiques reliées à la sécheresse et à la désertification. Une bonne source de documentation pour les enseignants.

http://membres.lycos.fr/desertification/
Ce site vulgarise de façon très efficace la désertification, en s’arrêtant sur toutes les dimensions du problème, ainsi qu’en s’assurant de bien définir toutes les ramifications du phénomène.

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/magazine/article.php?id_mag=3&lang=fr&id_article=1343
Un article complet sur la désertification, qui mène vers d’autres articles pertinents. Les sections « points de repères » sont intéressantes.

http://www.cstm.qc.ca/in-terre-actif/
Ce site pédagogique est une référence hors pair pour les enseignants qui peuvent se plonger dans son contenu et en ressortir avec des activités originales pour leur classe du secondaire. Dans la bibliothèque, on retrouve plusieurs pages portant spécifiquement sur la sécheresse et la désertification.

http://www.gm-unccd.org/French/About/desertification.htm
Un site qui, en plus de bien documenter le phénomène de la désertification, explique la nature et la portée de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

http://www.mcq.org/presse/sable.html
Le Musée des civilisations de Québec présente, jusqu’au 10 avril 2005, l’exposition Sable, « une balade fascinante au cœur de cette matière ambiguë, ni solide, ni liquide. » L’exposition explore – à travers neuf thèmes – les dimensions poétiques, géographiques et scientifiques de ce monde minéral aussi diversifié et évocateur que fascinant.

***

 

À surveiller


En mai, l’école et l’entreprise s’en vont main dans la main…

***

 

Fermer la fenêtre