Pluie de science www.spst.org/pluiedescience/0404 Version complète
Éditorial L’autre jour, en butinant sur Internet, j’ai fait une découverte extraordinaire : la section « promenades » du site de l’Agence Science-Presse. (http://www.sciencepresse.qc.ca/promenades.html) J’y ai appris qu’il existait à Montréal un musée de la médecine dentaire regorgeant d’instruments bizarres et un peu mystérieux… Qu’au fond d’un couloir obscur de la bibliothèque
Côte-Saint-Luc, une minuscule pièce pompeusement baptisée
National History Museum, recelait des trésors marins provenant
des quatre coins du monde, légués par un riche homme d’affaires
voyageur et passionné… Je dois l’avouer : j’ignorais jusqu’à l’existence de ces lieux. Mea culpa. Ces secrets bien gardés donnent envie de partir en balade, de flâner le nez en l’air, l’œil neuf et l’esprit curieux. Ça tombe bien, le printemps, même timide, est enfin arrivé : dehors nous tend les bras. En ce beau mois d’avril, la SPST vous invite au Jardin botanique de Montréal, pour une randonnée printanière à saveur scientifique et littéraire : le colloque Lire la science, qui met à l’honneur les jeunes et la lecture publique des sciences. Une belle occasion de se perdre dans une forêt de livres et de dénicher quelques perles rares en matière d’édition scientifique. Éveil de la nature oblige, Pluie de science consacre son dossier scientifique du mois à des bestioles qui se sont fait oublier tout l’hiver : les insectes. Notre dossier de fond sera quant à lui consacré à l’éthique et à son entrée progressive dans les cours de sciences. Les actualités nous mèneront en France, où une « Année de la culture scientifique » a récemment été décrétée sur fond de grogne des chercheurs. Nous irons aussi à Québec, assister aux préparatifs d’une course de vieux tacots menée par des étudiants de génie, et à Montréal, à la veille de la grande première du projet Science Azimuts organisé par la Fédération des cégeps. Enfin, notre rubrique Et pluie quoi encore? sera consacrée aux pluies de sable et aux déserts. Au plaisir de lire vos commentaires et suggestions.
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L’éthique entre à l’école Les valeurs individuelles et communautaires, la reconnaissance du bien et du mal, la légitimité, la démocratie… Ces sujets ne sont plus la chasse gardée des profs de philo ou de théologie : ils trouvent désormais leur chemin jusque dans les cours de science. En effet, les cellules souches, le clonage et le contrôle de la reproduction, pour ne donner que quelques exemples, soulèvent d’importantes questions éthiques auxquelles il faut sensibiliser les étudiants. « On ne peut plus enseigner la science comme avant, affirme Yvon Fortin, professeur de sciences physiques au collège François-Xavier-Garneau. Il faut inciter les élèves à se poser des questions qui vont au-delà de la stricte matière. Par exemple, jusqu’où peut-on, ou doit-on, pousser la recherche? Qu’est-ce qui devrait être permis ou interdit au nom de l’acquisition de nouvelles connaissances? » Selon M. Fortin, plus les élèves sont confrontés tôt aux questions éthiques, plus ils y seront sensibles lorsque viendra le moment de prendre des décisions de nature morale. « Une fois que le jeune sera rendu dans un laboratoire, il ne sera plus temps de l’amener à s’interroger : il faut le faire bien avant. Régulièrement, dans mon cours, je prends un peu de temps pour parler des questions éthiques. Je n’apporte pas de réponses, mais j’invite les jeunes à réfléchir. »
Au chapitre des questions éthiques auxquels les étudiants du cégep et de l’université devraient être sensibilisés, les banques d’information génétique figurent en tête de liste. En effet, les jeunes adultes constituent une clientèle de choix pour les compagnies pharmaceutiques qui réalisent des études cliniques : en quelques jours, ces « cobayes », volontaires pour tester un nouveau médicament peuvent parfois encaisser plusieurs milliers de dollars. Or, certains tests réalisés lors de ces séjours en clinique visent spécifiquement le prélèvement de cellules et de tissus pour l’analyse des données génétiques. En d’autres mots, on analyse l’ADN des sujets afin de pouvoir en déchiffrer le code. En terme d’information sur un individu, on ne peut avoir plus personnel! Mais qu’advient-il au juste de toutes ces données génétiques une fois qu’on a quitté la clinique? Sont-elles stockées quelque part? Peuvent-elles être utilisées par un employeur ou une compagnie d’assurances pour déterminer si une personne est sujette à développer certaines maladies? C’est exactement à ces questions que répond le nouveau fascicule pédagogique intitulé Les Banques d’Information Génétique, c’est BIG, préparé par la Commission de l’éthique de la science et de la technologie (CEST). Un document d’une trentaine de pages spécialement conçu pour les étudiants du cégep et de l’université.
D’emblée, le document insiste sur les bons côtés des banques de données génétiques. On précise qu’elles permettent de chercher l’origine de maladies complexes, d’identifier des gènes de protection contre des maladies courantes, d’orienter la recherche vers de nouveaux traitements et de mieux répartir les ressources en soin de santé sur un territoire donné. En fait, selon la CEST, contribuer à une BIG peut être une façon originale d’aider au combat contre certaines maladies génétiques comme le cancer du sein, l’asthme ou la schizophrénie. Mais il faut garder les yeux ouverts. Le document invite donc les jeunes à se demander quels autres usages pourraient être faits de l’information confidentielle que contiennent ces banques de données. On rappelle notamment qu’aucun système informatique n’est à l’abri du piratage. Si elles tombaient entre les mauvaises mains, les données pourraient entraîner la discrimination de certaines personnes en matière d’emploi, d’assurances ou d’emprunt hypothécaire… « Le document soulève plusieurs questions d’ordre moral, souligne Isabelle Montpetit, journaliste à Radio-Canada et présidente du Comité interne sur l’information, la sensibilisation et l’éducation de la population à la CEST. On invite l’étudiant à se poser des questions sur la légitimité des banques de données génétiques. Quelles sont leurs finalités? Leur pertinence? On aborde des questions liées à la transparence, à la discrimination, à la légitimité, à la propriété et à la démocratie. » Pour alléger un sujet qui pourrait, de prime abord, sembler costaud, l’auteur Luc Dupont place le lecteur dans les différents rôles qu’il sera susceptible de jouer tout au long de sa vie : celui d’un parent, d’un patient, d’un volontaire de recherche, d’un acheteur d’assurances, d’un travailleur, d’un emprunteur, d’un chercheur-entrepreneur ou d’un simple citoyen. À chaque étape, l’étudiant est appelé à se poser des questions. Déjà, le fascicule Les Banques d’Information Génétique, c’est BIG, a été offert à tous les professeurs de philosophie travaillant dans les cégeps. « Nous avons contacté les institutions et, jusqu’à maintenant, la réponse est très positive, affirme Michèle Jean, membre de la CEST et présidente du Comité international de bioéthique de l’UNESCO. Nous espérons que les professeurs qui utiliseront le guide passeront le mot, et notamment à leurs collègues de sciences. Les profs ne sont pas tenus de respecter la structure du guide comme telle, mais je pense qu’ils peuvent y trouver plusieurs idées pour organiser des activités et des jeux de rôles. » Selon Yvon Fortin, les enseignants n’ont aucune raison d’avoir peur d’aborder les questions éthiques dans leurs cours de science. « Il ne faut pas un bac en philosophie pour parler d’éthique. Il suffit d’être curieux, de se poser des questions sur notre place dans l’Univers, sur nos droits et nos devoirs. Les réponses, on les découvre ensuite avec les élèves. »
Les professeurs et membres du public intéressés par les banques de données génétiques peuvent obtenir une foule de renseignements en ligne. Le document Les Banques d’Information Génétique, c’est BIG peut être téléchargé à l’adresse suivante : http://www.ethique.gouv.qc.ca/big/index.html Il peut aussi être commandé auprès de la Commission, au (418) 528-0965 Le site de la CEST contient aussi des renseignements
complémentaires et des liens vers des sites pertinents en matière
d’information génétique. ***
Quand Pluie de science rencontre Kaléidoscope
: mille et un outils sur les insectes
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| 3 millions d’insectes pour vous |
Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman |
En tout temps |
Visite guidée |
Montréal |
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| Atelier d’initiation à l’entomologie en classe |
La maison des insectes inc. | En tout temps | Atelier éducatif | Capitale-Nationale | |
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| Boîtier entomologique pour votre classe | Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman | En tout temps | Trousse pédagogique | Tout le Québec | X |
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| Cinéma IMAX® : Bestioles! en 3D |
Centre des Sciences de Montréal | Jusqu’au 26 septembre 2004 | Projection Imax | Montréal | X |
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| Exposition d’insectes pour les bibliothèques |
Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman | En tout temps | Exposition itinérante | Tout le Québec | Bibliothèques |
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| Gardiens de la forêt |
Jardin botanique de Montréal | Mai 2003 à avril 2005 | Exposition temporaire | Montréal |
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| Insecte Sélect – l’évolution en jeu |
La Maison des insectes inc. | En tout temps | Jeux | Tout le Québec | |
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| L’affiche Vie de monarque |
Insectarium de Montréal | En tout temps | Affiche | Tout le Québec | X |
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| L’entomoguide |
Insectarium de Montréal | En tout temps | Guide d’identification | Tout le Québec | X |
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| La nature… que j’organise |
Biodôme de Montréal | En tout temps | Trousse pédagogique | Montréal | |
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| La toile des insectes du Québec |
Insectarium de Montréal | En tout temps | Site Internet | Tout le Québec | X |
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| La trousse d’élevage Monarque sans frontière |
Insectarium de Montréal | Septembre 2004 | Trousse pédagogique | Tout le Québec | |
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| Le défi fou! |
Insectarium de Montréal | En tout temps | Recueil d’activités | Tout le Québec | |
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| Le jeu Monarque sans frontière |
Insectarium de Montréal | En tout temps | Jeux | Tout le Québec | |
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| Le sens des insectes |
Les Clubs 4-H du Québec | En tout temps | Atelier d’animation | Capitale-Nationale, Estrie, Montréal, Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec | X |
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| Les boîtes de découvertes entomologiques | Insectarium de Montréal | En tout temps | Trousse pédagogique | Tout le Québec | X |
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| Les cartes-insectes |
Insectarium de Montréal | En tout temps | Fiches pédagogiques | Tout le Québec | X |
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| Les insectes |
Musée de la nature et des sciences | 1er septembre 2003 au 25 juin 2004 | Trousse pédagogique | Estrie | X |
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| Les papillons |
Camp Le Manoir | En tout temps | Atelier d’animation | Capitale-Nationale | X |
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| Papillons en liberté |
Jardin botanique de Montréal | 26 février 2004 au 18 avril 2004 | Festival | Montréal | X |
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| Trousse d’élevage du polyphème d’Amérique |
La Maison des insectes inc. | Avril à juin 2004 | Trousse pédagogique | Tout le Québec | |
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| Une entomologiste dans votre classe |
Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman | En tout temps | Atelier d’animation | Montréal, Laval | X |
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| Zoom sur les insectes |
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Dossier scientifique
: Les insectes
Après les poissons, les oiseaux, les grands singes, les coraux, les végétaux, voici venu le tour des insectes : de nombreuses espèces disparaissent chez eux aussi à un rythme alarmant. Serions-nous entré dans la sixième extinction de masse de l’histoire, après celle des dinosaures? Lire la suite : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/man220304.html Insecta Guide d’identification des insectes du Québec Les dossiers d’Insectia Pour mieux connaître et apprécier les insectes Les insectes à l’école Arthropa : tête-à-tête avec un insecte Jeu sur les insectes Photovol Le monde des insectes La Maison des insectes Insectarium de la Réunion Institut national de la recherche agronomique Les abeilles butineuses ***
Le buzzzzzz des sciences
Mais avant de décrocher ce titre très enviable, ces jeunes issus de milieux défavorisés ont mis les bouchées doubles. Pendant quatre mois, ils ont fouillé dans des livres, rencontré moult spécialistes, élaboré des projets de toutes sortes et réalisé d’impressionnantes maquettes. Si bien qu’au terme du projet, ils étaient plus d’une centaine d’élèves de 5e et de 6e année à avoir relevé le défi avec brio au plus grand plaisir des visiteurs du musée.
Ces apprentis entomologistes ont été les premiers à participer au nouveau programme éducatif de l’Insectarium : Jeunes Ambassadeurs. Articulé autour de cinq étapes, le projet propose aux élèves une immersion éducative dans le bocal – pardon, l’univers, des insectes. En guise d’introduction, ils ont d’abord assisté à une animation présentée par les Amis de l’Insectarium. Histoire de les accrocher encore plus, l’animatrice leur a confié quelques spécimens. « Dès le début, les enfants ont embarqué, note leur enseignante, Patricia Van Melle. Élever des insectes en classe, quel bon déclencheur! » Après avoir dorloté leurs nouveaux pensionnaires, les élèves ont commencé à en rapporter d’autres en classe. Une chasse aux phasmes fut même organisée dans le quartier… ainsi qu’un « concours » de saut en hauteur entre criquets et sauterelles, dont les performances furent scrupuleusement comptabilisées grâce à des cibles installées dans la cour de l’école. Joyeuses mathématiques! La visite organisée dans les coulisses de l’Insectarium en a également étonné plus d’un. Après avoir discuté avec un animateur, visité les laboratoires d’élevage et de montage et arpenté l’exposition permanente à la recherche de solutions à une enquête concoctée à leur attention, les apprentis entomologistes sont repartis en classe des idées plein la tête. Ne restait plus qu’à se regrouper selon les intérêts de chacun. Du comportement particulier de la mante religieuse aux moyens de défense des différentes espèces, tous les sujets y sont passés. Donnant naissance à des projets variés : mots-croisés géants, marionnettes, bandes-dessinées, reproductions artistiques. Le grand jour de l’exposition des kiosques enfin arrivé, les élèves, postés derrière leurs boîtes d’insectes, terrariums et maquettes colorées, ont su rivaliser d’ingéniosité pour piquer la curiosité de la foule composée d’élèves, d’enseignants, de parents et de visiteurs libres. La remise aux élèves d’un certificat attestant leurs nouvelles compétences comme animateur et le tirage au sort de prix allaient mettre un terme à une journée forte en émotions. « Les élèves étaient tellement heureux d’avoir participé à ce projet! conclut Mme Van Melle. Pendant quelques heures, ils étaient devenus de vrais animateurs. De tels projets permettent à nos jeunes des écoles plus défavorisées de découvrir de nouveaux métiers et de les rendre plus accessibles. Ils allument de petites étoiles dans leurs yeux! » Ce programme éducatif, parrainé par l’Insectarium de Montréal en collaboration avec le Programme de soutien à l’école montréalaise, la Fondation Marie-Victorin et les Amis de l’Insectarium, a remporté un tel succès qu’il sera reconduit, dans sa forme originale, dès l’automne prochain. Une version écourtée sera également proposée, à l’été 2004, aux participants des camps de jour de la ville de Montréal. À l’attention des écoles non inscrites au Programme de soutien à l’école montréalaise, Madame Élaine Boileau, coordonnatrice aux activités scientifiques du musée, précise que l’Insectarium travaille présentement à un projet d’agrandissement qui permettrait éventuellement d’accueillir dans de nouvelles salles d’exposition plusieurs projets scolaires. Aiguisez vos crayons!
Autre initiative de l’insectarium de Montréal : la trousse d’élevage Monarque sans frontière. Pour les élèves de la classe de Michel Proulx, enseignant de 5e année à l’école D’Iberville de Longueuil, cette trousse pédagogique contenant cinq chenilles du précieux papillon offre une occasion rêvée de s’initier à l’entomologie. Et il y a plus. Les élèves et leur enseignant se sont également lancés dans un programme de parrainage de classes néophytes en la matière. Pendant toute la durée du programme (un mois), les classes intéressées sont invitées à leur soumettre des questions dans la messagerie électronique. Chaque matin, le courrier est recueilli par M. Proulx, lu en classe et les sujets débattus par l’ensemble des élèves. Une réponse appropriée leur est finalement retournée par courriel. Le site Internet Le Monarque, réalisé par les élèves de M. Proulx, il y a quelques années, est également un bon complément d’information à toute classe soucieuse de parfaire ses techniques d’élevage de monarques.
Site de la classe de Michel Proulx : http://educ.csmv.qc.ca/diberville/monarque/monarque.htm ***
Actualités
Plusieurs mesures sont déjà mises de l’avant pour souligner l’événement, comme le lancement d’un portail consacré à l’Internet scientifique destiné au grand public et inauguré le 30 mars dernier. La France devrait aussi participer activement à l’Année mondiale de la physique qui sera officiellement lancée au siège de l’Unesco, à Paris, en janvier 2005. Des initiatives seront également lancées dans le domaine de l’édition scientifique, en particulier la création du Fonds Jules-Verne, destiné à faciliter la production d’ouvrages de vulgarisation et de culture scientifique et technique, qui bénéficiera d’un budget de 100 000 euros (environ 160 000 dollars canadiens). De plus, un soutien accru devrait être apporté à la diffusion de livres scientifiques et techniques dans les bibliothèques publiques, avec l’appui de la médiathèque de la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris. Autre point fort : le couplage en octobre prochain de la Fête de la science avec l’opération Lire en fête, à l’occasion duquel un salon de l’édition scientifique et technique sera organisé. En mars 2005, à l’occasion du centenaire de la mort de Jules Verne, la Semaine de la langue française et de la francophonie prendra pour thème « Le français, langue de l’aventure scientifique ». Pour Jacques Kirouac, président de Science pour tous, une initiative telle qu’une Année de la culture scientifique au Québec serait certainement très intéressante. Mais, à notre échelle, autant commencer modestement : « Nous envisageons de lancer un “24 heures de la science” en 2005. Les activités auront lieu du vendredi midi au samedi midi, afin de toucher autant le public scolaire que les bénévoles », dit-il. Une histoire à suivre.
Le nouveau portail français de l’Internet scientifique : http://www.science.gouv.fr/ ***
Actualités
Mais pour en arriver à mettre sur pied ce menu haut en couleur, il a fallu travailler d’arrache-pied. Les organisateurs? Des comités formés d’étudiants qui ont entièrement élaboré ce programme d’activités adapté aux intérêts et aux attentes de chaque collège et à ceux de sa population étudiante. Virginie Galarneau, conseillère en communication à la Fédération
des cégeps, planche sur le dossier depuis janvier 2001. Partant
de l’hypothèse qu’il y avait de la place pour concevoir
des projets originaux en sciences dans les cégeps, elle a d’abord
tâté le pouls des établissements au moyen d’un
questionnaire. « Les réponses ont été
positives : il y avait un fort intérêt pour développer
d’autres initiatives », dit-elle. Ne restait plus qu’à se répartir les tâches pour assurer la tenue de l’événement… Pour Dominique Dupuis, étudiante au DEC intégré (cours en sciences pures et en sciences humaines) et responsable des kiosques, cette première implication dans l’organisation d’un événement public a été particulièrement formatrice, en plus de constituer une occasion en or pour en connaître un peu plus sur la réalité des professionnels de la science. Nadia Ben-Amor, quant à elle, a pris en charge les communications. En collaboration avec Mme Galarneau, cette étudiante en sciences de la nature s’occupe de la promotion de l’événement et des relations de presse. Elle a déjà contacté les responsables de l’émission de télé Infoman pour les inviter à la grande journée du 5 mai. Un article est également paru dans le journal du quartier pour annoncer la tenue de Science Azimuts. Nadia croit que l’événement peut contribuer à faire connaître les sciences aux jeunes et, peut-être, en motiver certains à se diriger vers une carrière scientifique. De plus, elle aime bien l’idée que l’événement soit organisé par les jeunes « car il est centré sur leurs intérêts ». Enfin, en bonne relationniste qu’elle est, elle invite tout le monde à se joindre à la fête. Bonne journée aux organisateurs et à tous les participants!
Le cégep de Bois-de-Boulogne : http://www.collegebdeb.qc.ca/ ***
Actualités
Mais ne vous fiez pas aux apparences, le tacot n’est qu’un prétexte. « On veut ramener les jeunes sur la piste de l’école et des sciences », avoue Daniel Rousse, un des pères de famille instigateurs du projet l’École en Course. Professeur de génie mécanique à l’Université Laval, M. Rousse est particulièrement sensible au problème du décrochage et du désintérêt des jeunes pour les carrières scientifiques. Si l’École en Course fait une place importante aux parents, la pierre angulaire du programme est l’implication des étudiants en (de!) génie, les designers. De septembre à mai, ces universitaires passionnés vont, chaque semaine, rejoindre leurs jeunes collègues sur les bancs de l’école. « Ils brisent ainsi l’idée reçue que seuls les “nerds” font des études » insiste Daniel Rousse.
Miguel Sousa est ingénieur mécanique diplômé depuis un an. Il s’implique comme designer dans le projet pour une deuxième année et parraine, cette fois-ci, une classe de filles de 5ie année. Son rôle? Aborder des concepts comme la gravité, la friction, la torsion des métaux ou l’aérodynamique, grâce à des expériences simples. Miguel aide aussi à la gestion du temps et du budget alloué à la construction du bolide. Fort de ce bagage théorique, chaque élève propose « son » tacot idéal. Et les idées fusent : « On devrait faire le devant arrondi aérodynamique! », « Il faut construire en bois, ce sera plus léger! » Le jeune ingénieur se transforme alors en modérateur : il aide la classe à trouver un compromis avant de pouvoir passer à l’étape de la construction, où il agit à titre de contremaître. Le projet prévoit aussi une grande visite des laboratoires de la faculté de génie de l’Université Laval, avec, au menu, expériences, montages et manipulations. « Les jeunes démystifient alors ce lieu de savoir et ça pourrait les inciter à y venir plus tard », souligne Daniel Rousse. « Ils sont très marqués par cette visite, ajoute Miguel Sousa et plusieurs y font référence pour résoudre certains problèmes rencontrés lors de la construction du tacot. » Ce beau travail d’équipe culmine le 1er mai, sur le boulevard René-Lévesque à Québec, au cours de « La Classique UL », une grande fête avec musique et pique-niques. Après deux vérifications de la sécurité des véhicules, les écoles s’affrontent sur la piste. Les descentes se font toute la journée, les tacots sont remontés à force de bras. Tous les élèves font au moins une descente et des prix sont décernés, entre autres, pour le recyclage, l’esprit d’équipe, la beauté et la rapidité du véhicule.
L’avenir du projet se bute cependant à deux écueils. Cette année, le manque de designers n’a permis de ne satisfaire que 33 des 60 classes inscrites. Pour pallier ce problème, on recrute maintenant des étudiants en science (plutôt que de se limiter à ceux de génie), et un cours universitaire est crédité pour la participation au projet. De plus, le manque de subventions publiques a laissé l’organisation, primée à plusieurs reprises pour son approche novatrice, en difficulté financière. Cependant, les organisateurs ont décidé d’élargir la portée du programme à l’ensemble du Québec, ce qui devrait encourager l’implication du secteur privé. Cette précarité n’empêche pas les organisateurs de rêver. Dans leurs cartons, sommeillent des projets de véhicules à propulsion humaine pour les jeunes du secondaire… Serez-vous de la course l’an prochain?
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Événements
En mai 2004, plus de 3 000 scientifiques du monde entier, spécialistes des sciences de la Terre et de l’espace, se réuniront à Montréal pour participer à l’assemblée jointe de quatre sociétés scientifiques : l’Union géophysique américaine (AGU), l’Union géophysique canadienne (CGU), la Société des géophysiciens d’exploration (SEG), et la Société géophysique environnementale et de technologie (EEGS). Dans le cadre de cette conférence scientifique, un séminaire de deux jours sera organisé les 18 et 19 mai pour les professeurs des écoles. Les présentations seront assurées par des scientifiques reconnus et par des spécialistes de l’enseignement des sciences. Ce séminaire, qui aura lieu au Palais des congrès de Montréal, est gratuit pour les professeurs s’inscrivant avant le 21 avril. Cinquante places sont offertes : premier arrivé, premier servi! Inscription et renseignements : Christyne Legault, : (514) 596 2002 poste 7822, festiscience@csdm.qc.ca
L'esprit sportif est-il en voie de disparition? Rendez-vous
à Trois-Rivières (Café Van Houtte, 375 rue des Forges)
le 22 avril pour un bar des sciences sur les athlètes et le dopage. Le 28 avril, à Sherbrooke, « les
chercheurs trempent dans le lait ». Ce bar des sciences, qui
porte sur les nombreuses recherches scientifiques dont le lait est l'objet,
aura lieu au Liverpool (28 rue Wellington sud) de 19h à 21h. ***
Lecture
Ce livre témoigne du travail, de l’engagement et des efforts d’acteurs qui, tous les jours et aux quatre coins du Québec, rendent la science et la technologie vivantes et accessibles au plus grand nombre. Pour citer le philosophe Hervé Fischer en préface : « Les technologies et la science ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi. Tout dépend de ce qu’en font les hommes. Et c’est là que l’éducation et la culture deviennent des facteurs décisifs de notre avenir (…) Si nous voulons des prix Nobel au Québec, il nous faut des universités, des laboratoires, mais aussi une culture scientifique et technique populaire! » La science pour tous, quatorze succès de culture scientifique au Québec, Science pour tous, (2004), MultiMondes, en vente dans toutes les bonnes librairies. ***
Et pluie quoi encore?
- Canadien qui a survécu à la sécheresse
des années 30. Les Américains respirent tous les jours... du sable venu d’Afrique. Poussé par les vents, celui-ci traverse en effet l’Atlantique et se rend jusque dans les villes de la côte est, où il s’ajoute à tout ce qui flotte dans l’air. Lire la suite sur le site de l’Agence Science-Presse : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2004/cap2302046.html
http://museum.agropolis.fr/pages/savoirs/desertification/ http://www.webencyclo.com/dossiers/anciens/contenu/deserts/dossier_p2.asp http://www.cybersciences-junior.org/fiches/f97.asp http://www.wateryear2003.org/fr/ev.php@URL_ID=2205&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html http://www.schoolnet.ca/future/teacher/classroom/thematic/bio/challenge/content.fr.htm http://www.ec.gc.ca/water/fr/info/pubs/FS/f_FSA9.htm http://encyclopetic.inst.st-joseph.qc.ca/publies/2001/6e.nsf/(ProjetsParURL)/La_desertification http://www.cybersciences.com/cyber/3.0/N1333.asp http://www.unites.uqam.ca/vilmonde/Franco/Problematiques/desertification.htm http://www.planetecologie.org/JOBOURG/Francais/Desertification.html#actu http://membres.lycos.fr/desertification/ http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/magazine/article.php?id_mag=3&lang=fr&id_article=1343 http://www.cstm.qc.ca/in-terre-actif/ http://www.gm-unccd.org/French/About/desertification.htm http://www.mcq.org/presse/sable.html ***
À surveiller
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