| Pluie de science On s’en doute, partir à la recherche d’une nouvelle planète habitable est une entreprise pour le moins exigeante. Mais quand c’est un véritable ingénieur spatial qui le dit – et qui, surtout, explique pourquoi! – le propos prend une tout autre dimension. Dany St-Pierre est ingénieur à la Station spatiale canadienne. Depuis qu’il promène son atelier sur la survie dans l’espace dans les écoles du Québec à titre d’Innovateur à l’école, il a rencontré des centaines de curieux qui, à son contact, ont pu rassasier une partie de leur immense curiosité à l’égard de l’espace. Et ce n’est pas M. St-Pierre qui les en blâmera : c’est pour assouvir son propre appétit d’éternel curieux qu’il a lui-même décidé de devenir ingénieur spatial. « Après avoir regardé du côté de l’aéronautique, j’ai choisi finalement de m’investir dans l’aérospatial. Ce programme, en plus d’être très technique, offre d’énormes possibilités. Et c’est ici qu’on peut trouver des bribes de réponses aux grandes questions fondamentales, du genre d’où venons-nous? » Après avoir roulé sa bosse pendant quelques années dans l’industrie spatiale et perfectionné ses connaissances en communications, il aboutit finalement à l’Agence spatiale canadienne en 2003 comme gestionnaire au développement stratégique des communications satellites. Mais le programme éducatif de l’Agence spatiale canadienne, qui permet entre autres aux employés de se servir de l’espace pour communiquer la science aux jeunes, l’attire tout autant. Il se lance donc dans l’aventure des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque la même année. « L’espace m’a beaucoup donné, la société a beaucoup investi en moi et ma participation à ce programme n’est finalement que le retour du balancier. En présentant cet atelier, je pense pouvoir stimuler les jeunes et leur fournir d’autres modèles de héros. J’aime à penser que mon implication fait tourner une grande roue. » Muni d’une maquette de la station spatiale, d’images, de vidéos et parfois même d’échantillons de nourriture, il démontre concrètement aux élèves comment un astronaute peut survivre à court, moyen et long terme dans l’espace. Tout y passe : les composantes de son costume spatial, la régénération de ses ressources, les effets de l’apesanteur, etc. Son atelier ne laisse personne indifférent : les élèves participent – les filles tout autant que les garçons – et les enseignants se disent fort impressionnés. Et si la performance de l’Innovateur tient parfois du spectacle, celui-ci estime que ses efforts sont grandement récompensés par la réaction des jeunes élèves et par les cartes et dessins qu’il reçoit en guise d’évaluation. Cet atelier est destiné d’abord aux élèves du dernier cycle du primaire et des premiers cycles du secondaire, mais il peut facilement s’adapter et intéresser les élèves d’autres niveaux. De fait, M. St-Pierre s’applique à relier les différentes notions d’ingénierie ou de biologie abordées dans son atelier à celles déjà apprises en classe.
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