Pluie de science www.spst.org/pluiedescience/0506 Version complète
En guise d’introduction Voici le premier numéro de la version mensuelle « courte » de Pluie de science, que nous diffuserons dorénavant en alternance avec les numéros plus complets du magazine qui vous sont aujourd’hui familiers. Pour nos nouveaux lecteurs, sachez que la formule habituelle de Pluie de science présente un tour d’horizon de ce qui bouge dans le monde de la médiation des sciences, par le biais de rencontres avec ceux qui font vivre la science dans les bibliothèques, les musées, les écoles et les universités, au Québec et un peu partout ailleurs. Notre prochain rendez-vous avec ces acrobates de la médiation scientifique aura lieu en septembre. D’ici là, vous pouvez consulter notre numéro d’avril (www.spst.org/pluiedescience/0406), qui traite notamment de la créativité en science, des liens entre les contes et les mathématiques, des bars de sciences juniors et des déserts… Pour l’heure, nous vous proposons un dossier thématique documentaire sur l’entomologie, en lien avec le Kaléidoscope, notre répertoire futé de la culture scientifique. Ce dossier comprend :
Et si vous souhaitez utiliser les insectes comme prétexte printanier pour faire le pont entre science et littérature, visitez le site « Moi, les livres, je les dévore! » (www.spst.org/insectes), consacré aux insectes qui se nourrissent de livres, au sens propre, et aux livres bourrés d’insectes, au sens figuré… De plus, surveillez le programme des 24 heures de la science (www.science24heures.com) organisé par Science pour tous, qui aura lieu le 12 mai prochain : plusieurs activités mettront les insectes en vedette. Bonnes découvertes! Anne Fleischman ***
Dossier thématique
sur l’entomologie Les moustiques me courent après parce que j’ai la peau sucrée Non, la quantité de sucre dans le sang n’a aucun rapport avec l’attrait que les moustiques ont pour certaines personnes. En fait, les moustiques sont attirés par la chaleur corporelle et le gaz carbonique dégagé par la peau. Si on touche les ailes d’un papillon, il ne pourra plus voler Les ailes des papillons sont recouvertes de minuscules écailles qui forment cette espèce de poudre qui reste sur les doigts lorsqu’on les manipule. Sous ces écailles, une membrane transparente permettra toujours à l’insecte de voler. En revanche, lui enlever ses écailles revient à lui faire perdre sa couleur qui, comme chez tous les insectes, a un rôle très important à jouer (repérer la femelle de son espèce, permettre un bon camouflage contre les prédateurs, etc.) Les mantes religieuses dévorent toujours leur partenaire après l’accouplement Certes, les mantes religieuses femelles se laissent facilement tenter par une petite proie facile à attraper quand elles ont faim. Alors, oui, pendant l’accouplement, le mâle, beaucoup plus petit, est parfois un amuse-gueule intéressant. Mais ce sacrifice n’a rien de systématique car si madame n’a pas faim, elle ne dévorera pas son mari. Et puis, l’appétit n’a pas de sexe : il arrive que quand deux femelles se rencontrent, elles se battent et s’entre-dévorent. Source : Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE), http://www.insectes.org/ ***
Dossier thématique
sur l’entomologie Rendez-vous intimes avec beautés à six pattes Velus, sauteurs, rampants, volants, sifflants, chantants, piquants, minuscules ou énormes, la diversité des insectes n’a d’égal que leur nombre. Et une vie entière de chercheur n’est pas suffisante pour en épuiser l’étude. Heureux entomologistes! C’est en grand nombre que l’on retrouve les insectes et les scientifiques à Sainte-Anne-de-Bellevue, au Musée d’entomologie et laboratoire de recherche Lyman. Ce centre de recherche, qui appartient à l’Université McGill, possède la deuxième plus grande collection d’insectes au Canada : certains sont communs et bien connus, mais d’autres sont si rares qu’on ne les imagine pas tant qu’on ne les a pas vus de ses propres yeux. Pour la conservatrice du musée, Stéphanie Boucher, la beauté de cette collection unique réside aussi dans la volonté de son équipe de partager le savoir. Outre des visites guidées sur réservation, le centre prête volontiers mouches et abeilles, papillons et coquerelles aux étudiants, professeur ou chercheurs. Visites guidées pour entomologistes en herbe… Le centre propose des visites d’une heure, mais aussi des activités d’une journée pour les camps d’été. Moyennant une modique somme, les enfants et les adultes ont la possibilité de se familiariser, main dans la main avec un entomologiste, avec le monde grouillant qui nous entoure. On y vient en famille ou dans le cadre d’une activité scolaire. « Le plus drôle, dit Madame Boucher, est de voir arriver les enfants et les adultes avec une mine de dégoût. Les filles sont toujours plus réticentes que les garçons. Mais le soir même, tous repartent émerveillés d’avoir découvert un monde nouveau. Les insectes sont partout et les regarder vivre lorsqu’on a appris à les voir devient source de passion nouvelle. » Au cours de cette mini-formation en accéléré, les jeunes pourront comprendre comment prendre soin d’une collection et acquérir eux-mêmes les petits trucs et astuces pour créer à la maison leur propre assortiment d’insectes. Il est également permis d’étudier au microscope des insectes conservés et ainsi observer le dard d’une abeille, les puissantes mandibules d’une cicindèle ou les gros yeux composés d’une mouche. On l’aura compris : le musée Lyman se voue à la recherche scientifique, mais se donne aussi et surtout pour mission de diffuser ses connaissances au plus grand nombre de personnes possibles. Mais ici, on ne s’aventure pas seul : les visiteurs devront apprendre la patience nécessaire à la joie de la découverte, car les insectes sont rangés dans de grandes armoires. Ce n’est que lorsque Stéphanie Boucher ouvre les coffres que l’on découvre ce qui s’y cache. La surprise reste, paraît-t-il, le moment préféré des enfants. On ne s’en étonnera pas. …et prêt pour chercheurs chevronnés La réputation du musée dépasse les frontières puisque les conservateurs envoient par la poste des spécimens à travers le monde lorsque des entomologistes italiens ou américains ont besoin d’une série appartenant à cette collection fabuleuse. Après des vérifications évidentes de sécurité sur l’identité du chercheur et sur ses travaux, le centre va amoureusement installer sur des coussins moelleux et dans des boîtes faites sur mesure les insectes rares qui font sa célébrité. Il arrive qu’un prêt se prolonge sur plusieurs années et, oui, si vous avez la chance de faire de la recherche, ce service vous sera gracieusement offert pour l’avancement de la cause entomologique. Mais si vous êtes un professeur d’école primaire ou secondaire et que vous ne pouvez vous déplacer dans la région de Montréal, un coût accompagnera le prêt sollicité. De Madagascar aux Laurentides Pour la conservatrice, la piqûre des insectes lui a été fatale dès l’enfance. « Toute petite, j’étais à quatre pattes par terre pour les observer. Il y a énormément d’insectes inconnus aujourd’hui encore, et ça, c’est extraordinaire pour les chercheurs. » Les enfants sont toujours impressionnés par les gros insectes colorés qui leur dévoilent l’existence de terres étrangères à leur univers. Des coquerelles de Madagascar aux papillons de la forêt amazonienne, des mouches noires des Laurentides aux larves africaines, c’est un véritable et inusité tour du monde auquel nous sommes conviés. Et il serait fort dommage de ne pas sauter sur l’occasion. C’est ce qui motive et enchante le plus Stéphanie Boucher : « On entre vraiment en interaction avec les enfants et avec le public : tout le monde a quelque chose à raconter sur ses propres expériences avec les insectes. Qui ne s’est jamais fait piquer par un moustique ou mordre par une mouche noire au bord d’un lac durant l’été? Avoir un spécialiste de la question disponible pour partager ses connaissances et expliquer ce qu’il fait au quotidien est la partie la plus fun de notre mission. » Trois millions d’insectes attendent de nous surprendre au musée Lyman, mais attention, allez-y à pas de fourmis!
La visite guidée « Trois millions
d’insectes pour vous » : http://www.spst.org/servlet/FicheOutil?outils_id=443 Également paru aux éditions Broquet, le livre « les insectes du Québec », publié par le technicien en entomologie Yves Dubuc, présente un guide photographique de quelque 1530 insectes du Québec. Pour en savoir plus : http://www.lesinsectesduquebec.com ***
Dossier thématique
sur l’entomologie Insectarium de Montréal Les dossiers d’Insectia Le monde des insectes, 1 Le monde des insectes, 2 Arthropa : tête-à-tête
avec un insecte Insecta Institut national de la recherche agronomique Guide d’identification des insectes du
Québec What’s that bug? Pour mieux connaître et apprécier
les insectes Les insectes à l’école,
1 Les insectes à l’école,
2 Jeu sur les insectes La Maison des insectes Magnifiques photos Photovol Insecterra, le forum des insectes Antslab, le monde des fourmis Ethno-entomologie Insectes artificiels Préhistoire. Les premiers insectes. Les abeilles butineuses Ministère des Ressources naturelles
du Canada ***
Dossier thématique
sur l’entomologie Nos complices de la bibliothèque Gabrielle-Roy de Québec nous ont concocté une sélection d’ouvrages jeunesse pour pousser plus loin votre exploration du monde des insectes… Maison d’édition Michel Quintin, collection
« Savais-tu? », Bergeron/Quintin/Sampar Maison d’édition Banjo, collection « Petit
monde vivant » Maison d’édition Milan, collection « Carnets
de nature » Maison d’édition L’école
des loisirs, collection « Archimède » Gallimard Jeunesse, collection « Les drôles
de petites bêtes », Antoon Krings Gallimard Jeunesse, collections « Les Yeux
de la Découverte », « Mes premières
découvertes » et « Mes toutes premières
découvertes » et tout particulièrement, Le
peuple des insectes, Laurence Mound, 1990, 63 p. Les éditions Scholastic, collection « Découvrons
les insectes » ainsi que Autour de nous : Les insectes,
Pamela Hickman, 1996, 332 p. Hurtubise HMH, collection « Bibites et compagnie »,
La très horrible guêpe qui bourdonne, Theresa Greenaway,
1997, 21 p.
Nathan, collection « Les clés de
la connaissance », Insectes et araignées, Françoise
Fauchet, 1997, 64 p. Gallimard Jeunesse, collection « Folio Junior »
et « Folio Cadet », particulièrement pour
les titres suivants : ***
Dossier thématique
sur l’entomologie Six pattes, des antennes, des poils, parfois, des ailes, souvent. Les insectes ont beau ne mesurer que quelques centimètres de long, ils sont les porte-étendards de la vie sur terre, représentant à eux seuls 80% des espèces animales. Magnifiques, utiles ou inquiétants, ils mettent du piquant dans les cours de sciences et les sorties du dimanche en famille… Voici une sélection de ressources en entomologie disponibles aux quatre coins du Québec. http://www.spst.org/kaleidoscope/statique/pluie_sciences_7.html ***
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