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Mis en oeuvre par l'Agence spatiale canadienne et ses partenaires, le projet d’expérimentation Tomatosphère amène les jeunes à cultiver en classe des plants de tomates provenant de trois groupes de semences : un groupe témoin, un groupe de semences ayant été exposées à un environnement semblable à celui qu'on trouve sur la planète rouge (créé par un simulateur de la NASA) et un autre soumis à un environnement simulé de serre martienne (dont la technologie est disponible à l’Université de Guelph, en Ontario). « Les jeunes Tomatonautes et leurs enseignants deviennent de véritables chercheurs, explique Marilyn Steinberg, gestionnaire du programme de sensibilisation et d’éducation à l’Agence spatiale canadienne. Ils observent la croissance et le taux de germination des plants. Puis, à partir de leurs analyses, ils tentent d’identifier quel groupe de semences a le plus grand potentiel de croissance dans l'espace. Ils rédigent ensuite des rapports qu’ils acheminent à l’Agence spatiale canadienne. » Les conclusions de ces milliers d’écoliers permettent d'apporter quelques réponses aux questions que se posent actuellement les chercheurs à propos des très longues missions spatiales habitées : comment les astronautes peuvent-ils produire suffisamment de nourriture malgré les contraintes d’espace? De quelle façon les conditions environnementales affectent-elles les semences?
Linda Malouin, enseignante en 3e année au collège des Ursulines, à Québec, participe pour une deuxième fois au projet. « En classe, chaque élève doit s’acquitter de sa tâche, explique-t-elle. Certains mettent de la terre dans les cellules de plantation, d’autres plantent les graines, mesurent les pousses ou encore complètent le tableau dans lequel sont consignées nos observations. » Ce qui motive le plus les jeunes dans le projet Tomatosphère? « Ils ont le sentiment de participer à de vraies recherches scientifiques, soutient Marilyn Steinberg. Ils se rendent compte que les experts se posent les mêmes questions qu’eux et qu’ils travaillent aux mêmes expériences, bien que ce soit à des niveaux différents », ajoute-t-elle. Linda Malouin est du même avis : « Pour que les apprentissages scientifiques intéressent les jeunes, ceux-ci doivent être concrets et pratiques. Avec Tomatosphère, on va bien au-delà de la simple observation de la croissance des plants : un véritable esprit scientifique sous-tend ces démarches. » À la fin du projet, les élèves de Mme Malouin rapporteront à la maison des plants pour confectionner en famille des salades colorées. L’enseignante peut d’ailleurs en témoigner : c’est délicieux, les tomates martiennes!
Agence spatiale canadienne : http://www.space.gc.ca
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