Pluie de science www.spst.org/pluiedescience/0604 Version complète
Éditorial
Les rares témoins vivants de ces pérégrinations d’un autre siècle promènent encore leurs carapaces préhistoriques du côté des Îles Galapagos, ou étendent leurs branches vers le ciel. C’était il y a 112 ans et, à l’époque, ils n’étaient déjà plus des jeunots. Plus près de nous, une poignée de scientifiques se souvient sans doute très bien de l’année 1994. Il y a tout juste dix ans, ils effectuaient un retour inattendu à l’école en tant qu’animateurs scientifiques bénévoles. Le programme des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque faisait alors ses premiers pas. Quant au magazine Pluie de science, il boucle ce mois-ci sa première année d’existence, dix numéros après sa première mise en ligne, en septembre dernier. Épisodes mineurs pour les uns, faits mémorables pour les autres, ces différents événements nous ont donné envie de placer notre dernière édition de l’année sous le signe de la fête et du développement durable, dans tous les sens du terme. De la fête, d’abord, avec la célébration du 10e anniversaire des Innovateurs. En guise de présent, la SPST leur a concocté un numéro spécial du bulletin Innouvelles (2), dont nous reprenons ici même l’un des textes, « La petite histoire d’une grande aventure ». Du développement durable, ensuite. Celui de la culture scientifique, bien sûr, mais aussi celui auquel la science et la technologie auront tant à offrir dans les années à venir. Pour nous en parler, l’astrophysicien Hubert Reeves était la personne toute indiquée. Il nous livre ses réflexions dans le cadre de notre dossier thématique consacré aux arbres, ces géants qui traversent les âges sans bruit. Vacances obligent, nous clôturerons aussi l’année avec la présentation d’un guide touristique nouveau genre, le « Guide du Paris scientifique », pour les chanceux qui, parmi vous, auraient l’intention de traverser l’Atlantique cet été. Quant à notre rubrique Et pluie quoi encore?, elle sera elle aussi teintée par le temps des vacances et sera consacrée aux migrations… sous-marines. Merci de nous avoir suivi et bon été!
2. http://www.spst.org/innouvelles/innouvelles_04/ ***
Spécial 10e anniversaire des Innovateurs
« La science est une aventure humaine formidable, confie Patrick Beaudin, directeur général de la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST). Alors quoi de mieux que des humains pour la raconter? » Depuis sa formation, le réseau de scientifiques du programme les Innovateurs a fait vibrer les neurones de 160 000 jeunes de 5 à 16 ans, des régions de Montréal, de Laval, de Québec ainsi que des Laurentides, de Lanaudière, de l’Estrie, de l’Outaouais et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. De la provenance du sirop d’érable à la formation des astres, en passant par la chimie des liquides, presque tous les phénomènes sont racontés, animés, construits et déconstruits sous les yeux fascinés des élèves. Initié en 1994 par Industrie Canada, le programme naît du désir de promouvoir auprès des jeunes la science et la technologie, roues motrices de la nouvelle économie du savoir. La plupart des provinces canadiennes y participe et les premiers scientifiques sollicités pour animer des activités de vulgarisation sont surtout les récipiendaires des bourses du Canada. Malheureusement, le gouvernement fédéral met le programme au rancart deux ans plus tard… Mais la SPST refuse de voir mourir les Innovateurs et décide de garder le programme sous son aile, afin que les jeunes élèves du Québec continuent à bénéficier de ces rencontres privilégiées avec les artisans du monde scientifique. Elle obtient l’appui d’Industrie Canada et s’allie la participation d’autres partenaires tels que le ministère du Développement économique et régional (anciennement ministère de la Science et de la Technologie), Nortel Networks, Merck Frosst, et le Conseil de Recherche en Sciences Naturelles et en Génie du Canada (CRSNG). Dix ans ont passé, et les Innovateurs sont plus populaires que jamais. À tel point que les bénévoles manquent parfois à l’appel. « Le cœur du programme, ce sont les scientifiques qui se déplacent gratuitement, qui imaginent eux-mêmes le matériel d’expérimentation et qui donnent généreusement de leur temps, affirme Patrick Beaudin. Chacun fait en moyenne trois sorties par année. L’an dernier, 1200 animations ont été effectuées. » Océanographe et conseiller scientifique à la Biosphère de Montréal, Serge Lepage est Innovateur depuis cinq ans et rencontre près de 500 jeunes par année. En 2003, 25 écoles ont fait appel à ses services. « Lorsque j’étais élève, mes professeurs n’ont pas réussi à me donner le goût des sciences. C’est une émission de télévision qui m’a fait voir les sciences sous un autre jour. Il faut avoir de l’imagination, savoir organiser des jeux et partager son plaisir et la beauté de la science. C’est cela que proposent les Innovateurs. » Lorsque le programme a été lancé, plusieurs observateurs s’accordaient à dire que c’était de la folie : les scientifiques ne savent pas communiquer! « Les Innovateurs ont vite fait la démonstration que les scientifiques peuvent être d’excellents vulgarisateurs », se réjouit le directeur de la SPST. Il confie d’ailleurs que les premiers Innovateurs étaient surtout des « décrocheurs » de la science. « Le chemin de l’innovation et de la découverte n’est pas un chemin droit et prévisible… Il n’y a pas de bons modèles en science, mais une multitude de parcours, de personnalités et de façons de faire. Le droit à l’erreur est fondamental sur ce chemin, sur lequel on trouve aussi ceux qui posent de bonnes questions. » Encore aujourd’hui, faire tomber des préjugés et briser des stéréotypes demeure un des principaux chevaux de bataille du programme. L’image de la femme scientifique, par exemple, constitue un chantier où il y a encore beaucoup à faire. « La littérature jeunesse a véhiculé l’idée qu’une femme curieuse et savante, c’est louche, explique M. Beaudin. Les romans suggèrent qu’une telle femme n’a pas les qualités requises pour être une mère. Nous, nous voulons ouvrir sur d’autres images qui reposent sur la réalité et le vivant, pas sur du statique. » Si de plus en plus d’écoles demandent à recevoir la visite des Innovateurs, c’est aussi parce que les enseignants savent comment ils peuvent intégrer le contenu des présentations à leur programme pédagogique. « La description de chacune des présentations offertes contient ce qu’on appelle un "lien-école", c’est-à-dire la liste des cours qui couvrent la matière abordée par un scientifique. Cet aspect pratico-pratique pour les enseignants a été un véritable accélérateur pour les Innovateurs. » Les élèves qui ont des retards de lecture ou qui éprouvent des difficultés d’apprentissage font aussi partie des clientèles visées par le programme. Des scientifiques bénévoles se joignent maintenant à des équipes pédagogiques pour les élèves qui ont un cheminement particulier. « La lecture étant un moyen privilégié pour rejoindre ces jeunes, nous avons découvert qu’elle pouvait être un vecteur de communication très efficace. » La création, en 2000, de La Science se livre, qui propose des idées d’animation et de découverte à travers les livres, fait partie des initiatives qui ont amené les Innovateurs à s’approprier un nouvel espace : les bibliothèques. Décidément, partout où ils passent, les Innovateurs font pousser le goût de la connaissance… « Et malgré nos dix ans, nous n’avons pas exploré le huitième de ce que nous pouvons faire! » conclut Patrick Beaudin.
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Quand Pluie de science rencontre Kaléidoscope : mille et un outils sur les arbres et la forêt Dossier scientifique : les arbres
et les forêts
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Public |
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| Au fil des saisons |
Musée de la nature et des sciences |
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Exposition permanente |
Estrie |
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| Centre d'interprétation de la Rivière-des-Mille-Îles |
Éco-Nature de Laval, Parc de la Rivière-des-Mille-Îles | 21 juin 2004 au 6 septembre 2004 | Randonnée | Laval | |
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| Demandez-le à un expert! |
Projet de sensibilisation aux études universitaires et à la recherche (SEUR) | En tout temps | Forum virtuel | Tout le Québec | |
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| Éclairs de sciences - Guide 3 - À la découverte de l'univers vivant |
Conseil régional de développement de l'île de Montréal | En tout temps | Guide pédagogique | Tout le Québec | |
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| Eco Mondo |
Biodôme de Montréal | 17 juin 2004 au 7 novembre 2004 | Exposition interactive | Montréal | |
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| ÉcoRoute de l'information |
Union québécoise pour la conservation de la nature | En tout temps | Site Internet | Tout le Québec |
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| Gardiens de la forêt |
Jardin botanique de Montréal | 2 mai 2003 à avril 2005 | Exposition temporaire | Montréal | X |
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| Grandes rencontres |
Cégep Limoilou - Campus de Québec | En tout temps | Conférence | Tout le Québec | |
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| Initiation aux sciences naturelles avec Lord Bouchon |
Cercles des Jeunes Naturalistes | Juin 2004 | Cédérom | Tout le Québec | |
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| L'arbre à ma façon |
Jardin botanique de Montréal | 29 mars 2004 au 18 juin 2004 | Animation scientifique | Montréal | |
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| L'arbre est mort, vive l'arbre - La vie de migraine |
Les Clubs 4-H du Québec | En tout temps | Recueil d'activités | Tout le Québec | |
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| La course aux arbres |
Jardin botanique de Montréal | 3 mai 2004 au 18 juin 2004 | Animation scientifique | Montréal | |
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| La forêt au coeur de mon apprentissage |
Conseil de l'industrie forestière du Québec | En tout temps | Brochure | Tout le Québec | |
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| La forêt des 4 saisons : fête d'amis au Musée |
Musée de la nature et des sciences | En tout temps | Animation d'événements spéciaux | Estrie | |
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| La forêt joyeuse : fête d'amis au Musée |
Musée de la nature et des sciences | En tout temps | Animation d'événements spéciaux | Estrie | X |
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| La grande aventure |
Biodôme de Montréal | 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 | Expédition éducative | Montréal | X |
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| La grande aventure de la reproduction des plantes |
Jardin botanique de Montréal | En tout temps | Trousse pédagogique | Tout le Québec | |
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| La rencontre des clans |
Jardin botanique de Montréal | 3 mai 2004 au 18 juin 2004 | Journée d'animation | Montréal | |
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| Le grand quiz |
Jardin botanique de Montréal | 29 mars 2004 au 18 juin 2004 | Animation scientifique | Montréal | |
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| Le grand rassemblement |
Jardin botanique de Montréal |
3 mai 2004 au 18 juin 2004 | Journée d'animation |
Montréal | |
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| Le mystérieux marais |
Jardin botanique de Montréal | 3 mai 2004 au 18 juin 2004 | Animation scientifique | Montréal | |
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| Le Partage |
Jardin botanique de Montréal | 3 mai 2004 au 18 juin 2004 | Activité éducative | Montréal | |
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| Le sentier écologique |
Camp Le Manoir | En tout temps | Atelier d'animation | Capitale-Nationale | X |
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| Les arbres |
Jardin botanique de Montréal | En tout temps | Trousse pédagogique | Tout le Québec | |
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| Les arbres |
Musée de la nature et des sciences | 1er septembre 2003 au 25 juin 2004 | Trousse pédagogique | Estrie | X |
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| Les expéditions éducatives en forêt laurentienne : au rythme des saisons |
Biodôme de Montréal | 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 | Atelier éducatif | Montréal | |
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| Les expéditions éducatives en forêt tropicale : la vie de ma tribu |
Biodôme de Montréal | 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 | Atelier éducatif | Montréal | |
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| Les expéditions éducatives en forêt tropicale : un safari-photo en forêt tropicale |
Biodôme de Montréal | 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 | Atelier éducatif | Montréal | |
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| Les expéditions éducatives en forêt tropicale : une incroyable diversité |
Biodôme de Montréal | 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 | Atelier éducatif | Montréal | |
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| Les Naturalistes |
Cercles des Jeunes Naturalistes | Juin 2004 | Magazine | Tout le Québec | |
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| Les saisons de Ouaouaron |
Musée de la nature et des sciences | 1er septembre 2003 au 25 juin 2004 | Animation scientifique | Estrie | X |
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| Recto-verso |
Les Clubs 4-H du Québec | En tout temps | Atelier d'animation | Capitale- Nationale, Estrie, Montréal, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec | |
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| Sauvons la forêt |
Centre d'exposition sur l'industrie des pâtes et papiers | En tout temps | Atelier éducatif | Mauricie, Centre-du-Québec | |
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| Se dire d'ici, au pays du Saguenay et du Lac-Saint-Jean |
La Pulperie de Chicoutimi | En tout temps | Activité éducative | Saguenay–Lac-Saint-Jean | X |
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| Sentier écologique |
Les Scouts du Montréal métropolitain |
En tout temps | Randonnée |
Montréal, Outaouais, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie |
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| Titre de lactivité | Producteur | Date | Type doutil | Région | Préscolaire |
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3 |
Cégep |
Grand
Public |
| Primaire |
Secondaire |
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Les arbres Forêt virtuelle Aux arbres citoyens! L’arbre Arbres du monde L’arbre et la forêt Le coin des jeunes du Kiosque de la forêt
de l’Agence Science-Presse Le coin des enfants du Réseau des conseillers
forestiers de l'Agence canadienne de développement international
(ACDI) Les bienfaits de l’arbre Le coin de Rafale : quand la forêt
affiche ses couleurs L’Écho de la forêt La maison de l’arbre ***
Actualités « Pense à celui qui a
planté l’arbre dont tu manges les fruits. »
À l’Académie Lafontaine de Saint-Jérôme, cette année a été marquée par l’inauguration d’un arboretum, une plantation d’essences indigènes du Québec. Le projet à saveur scientifique et environnementale a été initié par Francine Jasmin, enseignante en mathématiques, et Yvon Lauzon, enseignant en biologie, qui, après avoir obtenu une subvention du Fonds d’action québécois pour le développement durable, n’ont pas hésité à travailler avec un pépiniériste de leur région pour compléter le plan d’aménagement du boisé. Au début de l’année scolaire 2003-2004, les enseignants et leurs horticulteurs en herbe étaient fin prêts à mettre la main à la terre. Cet automne, six élèves de l’Académie, accompagnés de leurs professeurs, ont reboisé des talus situés derrière le stationnement de la piscine de l’école. Prise de mesures, plantation, installation de treillis : toute la journée, les pelles, les râteaux et les brouettes ont valsé au rythme des 30 nouveaux arbres, arbustes et plantes grimpantes qui ancrent aujourd’hui leurs racines dans la terre de Saint-Jérôme. « Le projet Arboretum a été mis en œuvre afin d’aider les jeunes à reconnaître différentes essences d’arbres de chez nous, explique Francine Jasmin. Nous voulions leur permettre d’apprendre d’une façon pratique et dynamique. » L’Arboretum de l’Académie Lafontaine sera finalisé ce printemps, avec la plantation d’autres essences. Les jeunes impliqués dans le projet fabriqueront également des plaques d’identification pour les différentes espèces. D’ici quelques mois, l’arboretum servira de cadre et de laboratoire grandeur nature pour une partie des cours de sciences naturelles donnée aux jeunes du primaire de l’institution. Ce clin d’œil à une célèbre chanson de Zachary Richard est aussi le nom d’un guide pédagogique conçu par l’Association forestière Québec métropolitain, qui offre six activités éducatives sur le rôle des arbres et l’aménagement durable des forêts. Conçu pour s’intégrer à l’enseignement des trois cycles du primaire, l’outil peut être présenté par les professeurs en classe ou encore être animé dans des écoles par des professionnels de l’Association forestière Québec métropolitain. « Avec L’arbre est dans ses feuilles, nous avons voulu créer un guide qui soit à la fois accessible, amusant et dynamique, explique Julie Molard, biologiste et animatrice à l’Association forestière. Nous souhaitons sensibiliser les enfants très tôt dans leur cheminement scolaire à l’importance des ressources forestières. » L’arbre est dans ses feuilles aborde
de nombreux aspects des sciences naturelles : la protection des ressources,
la diversité biologique, la perte d’habitat et la découverte
de différents écosystèmes végétaux
et fauniques. « Cela permet aux enfants d’exercer
leur jugement critique en regard des enjeux concernant la forêt,
sans que l’information transmise soit biaisée par l’industrie
forestière ou par le lobby écologiste »,
se réjouit Julie Molard. Voici un site qui constitue à la fois une vitrine Internet éducative étoffée et un fascinant voyage dans le monde arboricole. Conçu et réalisé conjointement par la papetière Domtar et la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, L’Univers des arbres a été mis en ligne en 1997. Les enseignants des 2e et 3e cycles du primaire peuvent utiliser en tout ou en partie les contenus pédagogiques proposés dans la vitrine pour leurs cours de sciences naturelles. De notions théoriques abondamment illustrées au guide d’identification des arbres, en passant par des expériences, des jeux, un album de photos et un dictionnaire, chaque section fourmille de renseignements utiles et de notions vulgarisées qui permettent aux enfants de mieux connaître et d’apprécier ces géants feuillus, indispensables à la survie de l’humanité. L’odyssée de L’Univers des arbres comporte quatre escales. La première, intitulée Une année dans la vie d’un arbre, explore le développement des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits, des racines, du tronc et des branches au cours des quatre saisons. Dans la seconde partie du périple, Les utilisations des arbres, les naturalistes en herbe étudient des thématiques aussi diversifiées que le bois, le papier, le compost, les produits de l’érable et les arbres de Noël. Actions et protection, le troisième volet, permet d’aborder la perspective de la conservation et du développement durable, en évoquant notamment le recyclage du papier et l’exploitation réfléchie des ressources forestières. Le dernier arrêt porte le joli nom Des formes formidables : ici, les aiguilles, les cônes et les graines des conifères, de même que les feuilles, les fruits et l’écorce des feuillus sont soigneusement analysés. « Ce site permet aux enfants de développer
le goût et l’habitude de la recherche, tout en les incitant
à exploiter différentes sources d’information »,
précise Denise Soulières, conseillère pédagogique
à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles.
Le Fonds d’action québécois pour le développement durable : http://www.faqdd.qc.ca/ Association forestière Québec métropolitain : http://www.afqm.org/ Guide pédagogique L’arbre est dans ses feuilles : http://www.afqm.org/projets.arbre.html Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles : http://www.cssmi.qc.ca/ L’Univers des arbres : http://www.domtar.com/arbre/ ***
L’éducation des enfants, un des remèdes privilégiés pour le « Mal de Terre »
Depuis cinq ans, le scientifique est le parrain du Prix Hubert-Reeves, qui récompense les classes qui s’impliquent à la fois en science et en protection de l’environnement. Pluie de science l’a rencontré quelques minutes avant une conférence qu’il donnait à l’école secondaire Louis-Philippe-Paré de Châteauguay, le mois dernier. Plusieurs centaines de personnes étaient là pour l’entendre raconter l’histoire de l’Univers. Sans papier ni aide-mémoire, préférant la table au fauteuil pour s’asseoir, Hubert Reeves leur a rapidement fait oublier l’instant présent pour les transporter il y a 15 milliards d’années. De toute évidence, la magie ressentie par le public ce soir-là était sûrement comparable à celle éprouvée par ses trois petits-enfants lorsqu’il leur raconte des histoires avant de s’endormir… PDS : Comment êtes-vous passé
de votre statut d’astrophysicien à celui d’amoureux
de la nature? PDS : L’Université Laval
et l’Université de Montréal offrent des bourses à
votre nom. En êtes-vous à votre première expérience
d’implication au niveau primaire? PDS : A-t-il été difficile
de vous laisser convaincre de prêter votre nom à ce prix? Avoir un Prix Hubert-Reeves pour toutes les écoles du Québec serait idéal. Et si des organismes majeurs souhaitent faire quelque chose de plus ambitieux pour sensibiliser les jeunes à l’environnement, je serais très heureux d’y collaborer… PDS : Quel serait votre souhait concernant
l’éducation relative à l’environnement dans
notre système éducatif québécois? L’une des qualités les plus importantes des enfants est la curiosité. Ils ont envie d’apprendre et ont besoin d’une nourriture de connaissances. Si on ne leur fournit pas, la curiosité s’atrophie avec le temps et ils trouvent leur compte dans le football ou Loft Story… C’est un devoir pour l’enseignant que de nourrir leur curiosité naturelle pour le monde et l’univers dans lequel ils vivent. PDS : Comment arrivez-vous à convaincre
les jeunes qu’il y a place à l’espoir malgré
le bilan de santé très alarmant de notre planète?
PDS : Que voudriez-vous laisser comme
héritage intellectuel à vos trois petits-enfants? PDS : Et que souhaitez-vous voir avant
de fermer les yeux? Actuellement, nous sommes dans une situation de confrontation massive entre David et Goliath. Il y a le géant Goliath de la détérioration et le jeune David qui prend des forces et des vitamines. C’est une confrontation majeure à l’échelle de la planète. Cependant, cette mobilisation sera-t-elle suffisante? Ça, c’est une autre question et personne ne sait qui va gagner…
L’astrophysicien Hubert Reeves est certainement l’enfant le plus connu de Châteauguay. Scientifique engagé, brillant vulgarisateur, il a accepté de prêter son nom à un projet pédagogique que lui a présenté, il y a cinq ans, l’un de ses anciens concitoyens, Jean-Claude Florence. Cet ingénieur chimiste qui fut enseignant en technologie pendant de nombreuses années avait une passion : faire rayonner la technologie et décloisonner cette discipline qui est encore mal perçue par les élèves, et par la population en général. Depuis ses débuts, le Prix Hubert-Reeves, bien que modeste, n’a cessé de gagner en popularité. Il a même « contaminé » nos voisins français : les sites Web respectifs des écoles de Châteauguay et de Foix, dans la région française de l’Ariège, servent d’ailleurs de point de ralliement. Cette année seulement, le prix a permis à plus de 200 élèves et dix enseignants(es) de se partager quelque 1250.00 $, grâce à la générosité de différents partenaires (1) . Ces sommes ont notamment servi à financer différentes activités scolaires. Il n’en tenait qu’à l’imagination des enseignants pour les créer. Au terme d’un apprentissage en classe, Annick Florence, enseignante de 5e et 6e année à l’école primaire Saint-Jean-Baptiste, a choisi d’organiser une visite au Biodôme et au Planétarium de Montréal. Elle se dit heureuse d’avoir pu exploiter la science et l’environnement à travers Hubert Reeves. « J’ai pu voir toutes mes matières à partir de ce seul thème, propice à l’apprentissage par projets ». Quant à Julie Martineau, enseignante en 3e secondaire à l’école Marguerite-Bourgeois, elle a choisi d’utiliser en classe le vécu d’Hubert Reeves, non seulement comme astrophysicien, mais aussi comme écrivain. « Je pense que le Prix Hubert-Reeves n’a de valeurs que dans la mesure de ses participants », dit fièrement l’instigateur, M. Florence. Toutes les écoles du Québec sont invitées à participer à l’aventure. À bon entendeur…
Pour contacter Jean-Claude Florence et faire participer votre école au Prix Hubert-Reeves : jc.florence@videotron.ca, site Web: http://www.eslpp.com/Florence/ ***
Actualités
PDS : Comment vous est venue l’idée
d’écrire ce guide? Parmi ces activités, on pense par exemple aux bars des sciences ou à la Fête de la science. Il s’agit d’une idée à la fois simple et géniale qui consiste à ouvrir les laboratoires au public. Ça permet à monsieur et madame tout le monde de visiter ces lieux de science en compagnie de chercheurs. La grande ouverture de Paris à l’univers des sciences est un héritage de la Révolution. Cette idée que chacun doit participer à la science en train de se faire et qu’il doit y avoir un lien constant entre la science des laboratoires et le peuple souffle encore la capitale. Je trouve par exemple le Collège de France admirable. Les plus grandes sommités y donnent des conférences et des cours gratuits, ouverts à tous, toute l’année. Il n’y a qu’à entrer et s’asseoir! PDS : Comment fonctionnent les bars des
sciences? PDS : Quels ont été vos
coups de cœur? Au Musée Fragonard, basé dans l’École Vétérinaire de Maisons-Alfort, on retrouve davantage des corps d’animaux disséqués. Il y a, entre autres, un chef-d’œuvre réalisé par Fragonard, le cousin germain du peintre. Le cavalier sur cheval, inspiré du tableau L’Apocalypse de Dürer, représente un homme et sa monture disséqués grandeur nature. Cela pourrait être très morbide, mais c’est incroyablement beau! Il y a tout un système de fixatifs sur ces muscles, qui fait en sorte que, dans cette œuvre vieille de deux siècles et demi, rien n’a bougé. PDS : Quelles anecdotes insolites rapportez-vous
de votre voyage dans le Paris scientifique ? PDS : Pour conclure, à qui s’adresse
ce guide?
Les bars des sciences ont aussi envahi le Québec! Un « livre de recette » leur est même consacré. Bar des sciences : mode d’emploi, publié à la bibliothèque de La science se livre. Pour le commander : spst@spst.org Bar des Sciences au café Le Père Tranquille (16, rue Pierre Lescot, 1er arrondissement, Tél. 01 45 08 00 34), tous les premier mercredi du mois à 19h30. Bar de sciences au Café - Cité du vivant Maison internationale de la Cité internationale universitaire (17, bd Jourdan 14ème arrondissement, Tél. 01 55 65 32 83), Inscriptions : (nombre de place limités) : communication@ciup.fr, vivagora@noos.fr, www.vivagora.org Programme de « La fête de la science » : http://www.recherche.gouv.fr/fete/2004/index.htm Le Collège de France : www.college-de-france.fr, contact@college-de-france.fr L’Institut d’anatomie : www.biomedicale.univ-paris5.fr/anat/anatomie/musee/musee.html Le Musée Fragonard : www.vet-alfort.fr/Fr/musee/musee.htm Le Muséum national d’Histoire naturelle : http://www.mnhn.fr/museum/foffice/index.html ***
Actualités
Mis en oeuvre par l'Agence spatiale canadienne et ses partenaires, le projet d’expérimentation Tomatosphère amène les jeunes à cultiver en classe des plants de tomates provenant de trois groupes de semences : un groupe témoin, un groupe de semences ayant été exposées à un environnement semblable à celui qu'on trouve sur la planète rouge (créé par un simulateur de la NASA) et un autre soumis à un environnement simulé de serre martienne (dont la technologie est disponible à l’Université de Guelph, en Ontario). « Les jeunes Tomatonautes et leurs enseignants deviennent de véritables chercheurs, explique Marilyn Steinberg, gestionnaire du programme de sensibilisation et d’éducation à l’Agence spatiale canadienne. Ils observent la croissance et le taux de germination des plants. Puis, à partir de leurs analyses, ils tentent d’identifier quel groupe de semences a le plus grand potentiel de croissance dans l'espace. Ils rédigent ensuite des rapports qu’ils acheminent à l’Agence spatiale canadienne. » Les conclusions de ces milliers d’écoliers permettent d'apporter quelques réponses aux questions que se posent actuellement les chercheurs à propos des très longues missions spatiales habitées : comment les astronautes peuvent-ils produire suffisamment de nourriture malgré les contraintes d’espace? De quelle façon les conditions environnementales affectent-elles les semences?
Linda Malouin, enseignante en 3e année au collège des Ursulines, à Québec, participe pour une deuxième fois au projet. « En classe, chaque élève doit s’acquitter de sa tâche, explique-t-elle. Certains mettent de la terre dans les cellules de plantation, d’autres plantent les graines, mesurent les pousses ou encore complètent le tableau dans lequel sont consignées nos observations. » Ce qui motive le plus les jeunes dans le projet Tomatosphère? « Ils ont le sentiment de participer à de vraies recherches scientifiques, soutient Marilyn Steinberg. Ils se rendent compte que les experts se posent les mêmes questions qu’eux et qu’ils travaillent aux mêmes expériences, bien que ce soit à des niveaux différents », ajoute-t-elle. Linda Malouin est du même avis : « Pour que les apprentissages scientifiques intéressent les jeunes, ceux-ci doivent être concrets et pratiques. Avec Tomatosphère, on va bien au-delà de la simple observation de la croissance des plants : un véritable esprit scientifique sous-tend ces démarches. » À la fin du projet, les élèves de Mme Malouin rapporteront à la maison des plants pour confectionner en famille des salades colorées. L’enseignante peut d’ailleurs en témoigner : c’est délicieux, les tomates martiennes!
Agence spatiale canadienne : http://www.space.gc.ca ***
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Cette journée pleine de promesses, réalisée en grande première dans le cadre de L’île du savoir, est le point culminant du projet Éclairs de sciences qui, depuis un an déjà, vise à accroître l’intérêt des jeunes pour les sciences et la technologie, en fournissant notamment des guides d’activités aux enseignants du primaire ainsi que le soutien de consultants scientifiques. Baptisée Opération Coco-Logix, la journée du 4 se veut ludique et instructive. Des dizaines d’organismes culturels et de loisirs scientifiques, ainsi que 150 bénévoles, se sont préparés à montrer aux élèves et à leurs familles que la science peut être synonyme de créativité et de plaisir. Au menu : des présentations d’activités scientifiques réalisées par les élèves, des visionnements de films scientifiques sélectionnés par le Festival Va savoir!, et un jeu de piste interactif traitant des multiples visages de la science et de la technologie. Pour que tout se déroule rondement, Mme Descombes a mis sur pied une impressionnante logistique avec un système de permutation qui permettra à 200 enfants à la fois de participer à toutes les activités sans se bousculer. En matinée, les enfants, regroupés par équipe, présenteront deux fois les résultats de leur expérience scientifique « coup de cœur ». « Les expériences choisies proviennent en majorité de l’un des sept guides d’activités réalisés dans le cadre du projet Éclairs de sciences », explique Mme Descombes. Dans ces guides, gratuits et téléchargeables sur Internet, on retrouve 75 activités se présentant sous forme de problèmes à résoudre par la démarche de la découverte active. Les élèves présentateurs auront à leur tour l’occasion d’assister à deux expériences scientifiques données par d’autres équipes. Après ce flot d’expériences, les jeunes pourront relaxer en assistant au visionnement du film Rythmes cosmiques réalisé par Sébastien Giguère, astronome à l’Astrolab du parc national du Mont-Mégantic. Le film sera présenté en versions française et anglaise. À la suite de cette présentation de 30 minutes, les élèves francophones pourront poser des questions au réalisateur qui sera sur place. Dans l’après-midi, nos scientifiques en herbe participeront à un rallye. « Il s’agit d’un rallye non compétitif où tous les enfants seront gagnants », dit Séverine Descombes. Il y aura 30 kiosques d’animation, divisés en six circuits, tenus par différents organismes de loisir scientifique. Chaque équipe visitera un circuit de cinq kiosques pour une durée totale de 75 minutes. À la fin de chaque animation, l’équipe – si elle a bien participé ou bien répondu à une question – se verra offrir un indice qui l’aidera à résoudre l’énigme finale. » Les organismes sollicités (du Centre des sciences de Montréal à la Fondation Canadienne du Faucon Pèlerin) ont tous accepté avec enthousiasme de participer à l’aventure. À 14h00, tout devrait être terminé. Ouf! Quelle journée! Faute de budget, l’événement ne sera pas de retour l’année prochaine. Mme Descombes espère toutefois en faire un succès pour ne pas se faire oublier des organismes subventionnaires…
Site de L’île du savoir : http://www.liledusavoir.org Pour télécharger les guides d’activités Éclairs de sciences : http://www.forumjeunessedeliledemontreal.org/eclairsdesciences/outils_prof.asp ***
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Et pluie quoi encore?
Migration des poissons Migration des anguilles Migration du saumon atlantique Le saumon atlantique, ses migrations, son cycle
de vie et sa survie Le saumon et les petites centrales Les poissons migrateurs Migration des baleines du Saint-Laurent Migration des cétacés Migration des baleines Migration des bélugas Un sens de l'orientation inné ***
À surveiller Pluie de science vous donne rendez-vous à la rentrée… Bonnes vacances! ***
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