Pluie de science
Numéro 10, Juin 2004

www.spst.org/pluiedescience/0604

Version complète


Éditorial
Anniversaires


Décidément, il se passe des choses formidables au-dessus de nos têtes. Le 8 juin prochain, au petit matin, nous aurons la chance d’assister à un événement astronomique majeur : le passage de Vénus entre le Soleil et la Terre (1). La dernière fois que la chose s’est produite, les astronomes – ces aventuriers – parcouraient les quatre océans au péril de leur vie pour déduire de leurs observations la taille du système solaire. An de grâce 1882…

Les rares témoins vivants de ces pérégrinations d’un autre siècle promènent encore leurs carapaces préhistoriques du côté des Îles Galapagos, ou étendent leurs branches vers le ciel. C’était il y a 112 ans et, à l’époque, ils n’étaient déjà plus des jeunots.

Plus près de nous, une poignée de scientifiques se souvient sans doute très bien de l’année 1994. Il y a tout juste dix ans, ils effectuaient un retour inattendu à l’école en tant qu’animateurs scientifiques bénévoles. Le programme des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque faisait alors ses premiers pas.

Quant au magazine Pluie de science, il boucle ce mois-ci sa première année d’existence, dix numéros après sa première mise en ligne, en septembre dernier.

Épisodes mineurs pour les uns, faits mémorables pour les autres, ces différents événements nous ont donné envie de placer notre dernière édition de l’année sous le signe de la fête et du développement durable, dans tous les sens du terme.

De la fête, d’abord, avec la célébration du 10e anniversaire des Innovateurs. En guise de présent, la SPST leur a concocté un numéro spécial du bulletin Innouvelles (2), dont nous reprenons ici même l’un des textes, « La petite histoire d’une grande aventure ».

Du développement durable, ensuite. Celui de la culture scientifique, bien sûr, mais aussi celui auquel la science et la technologie auront tant à offrir dans les années à venir. Pour nous en parler, l’astrophysicien Hubert Reeves était la personne toute indiquée. Il nous livre ses réflexions dans le cadre de notre dossier thématique consacré aux arbres, ces géants qui traversent les âges sans bruit.

Vacances obligent, nous clôturerons aussi l’année avec la présentation d’un guide touristique nouveau genre, le « Guide du Paris scientifique », pour les chanceux qui, parmi vous, auraient l’intention de traverser l’Atlantique cet été.

Quant à notre rubrique Et pluie quoi encore?, elle sera elle aussi teintée par le temps des vacances et sera consacrée aux migrations… sous-marines.

Merci de nous avoir suivi et bon été!


Anne Fleischman

Rédactrice en chef
af@spst.org


1. http://www.planetarium.montreal.qc.ca/Information/Actualite/Venus2004/index.html

2. http://www.spst.org/innouvelles/innouvelles_04/

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Spécial 10e anniversaire des Innovateurs
La petite histoire d’une grande aventure


Ils font l’école buissonnière aux quatre coins du Québec. Épris de science ou passionnés de recherche, ils racontent des histoires dans les classes et les bibliothèques. Chaque année, des centaines de scientifiques se portent volontaires et partagent la passion de leur métier, qu’ils soient chimistes, biologistes ou encore mathématiciens. Ambassadeurs de la curiosité, ce sont les Innovateurs.

« La science est une aventure humaine formidable, confie Patrick Beaudin, directeur général de la Société pour la promotion de la science et de la technologie (SPST). Alors quoi de mieux que des humains pour la raconter? » Depuis sa formation, le réseau de scientifiques du programme les Innovateurs a fait vibrer les neurones de 160 000 jeunes de 5 à 16 ans, des régions de Montréal, de Laval, de Québec ainsi que des Laurentides, de Lanaudière, de l’Estrie, de l’Outaouais et du Saguenay-Lac-Saint-Jean. De la provenance du sirop d’érable à la formation des astres, en passant par la chimie des liquides, presque tous les phénomènes sont racontés, animés, construits et déconstruits sous les yeux fascinés des élèves.

Initié en 1994 par Industrie Canada, le programme naît du désir de promouvoir auprès des jeunes la science et la technologie, roues motrices de la nouvelle économie du savoir. La plupart des provinces canadiennes y participe et les premiers scientifiques sollicités pour animer des activités de vulgarisation sont surtout les récipiendaires des bourses du Canada. Malheureusement, le gouvernement fédéral met le programme au rancart deux ans plus tard…

Mais la SPST refuse de voir mourir les Innovateurs et décide de garder le programme sous son aile, afin que les jeunes élèves du Québec continuent à bénéficier de ces rencontres privilégiées avec les artisans du monde scientifique. Elle obtient l’appui d’Industrie Canada et s’allie la participation d’autres partenaires tels que le ministère du Développement économique et régional (anciennement ministère de la Science et de la Technologie), Nortel Networks, Merck Frosst, et le Conseil de Recherche en Sciences Naturelles et en Génie du Canada (CRSNG).

Dix ans ont passé, et les Innovateurs sont plus populaires que jamais. À tel point que les bénévoles manquent parfois à l’appel. « Le cœur du programme, ce sont les scientifiques qui se déplacent gratuitement, qui imaginent eux-mêmes le matériel d’expérimentation et qui donnent généreusement de leur temps, affirme Patrick Beaudin. Chacun fait en moyenne trois sorties par année. L’an dernier, 1200 animations ont été effectuées. » Océanographe et conseiller scientifique à la Biosphère de Montréal, Serge Lepage est Innovateur depuis cinq ans et rencontre près de 500 jeunes par année. En 2003, 25 écoles ont fait appel à ses services. « Lorsque j’étais élève, mes professeurs n’ont pas réussi à me donner le goût des sciences. C’est une émission de télévision qui m’a fait voir les sciences sous un autre jour. Il faut avoir de l’imagination, savoir organiser des jeux et partager son plaisir et la beauté de la science. C’est cela que proposent les Innovateurs. »

Lorsque le programme a été lancé, plusieurs observateurs s’accordaient à dire que c’était de la folie : les scientifiques ne savent pas communiquer! « Les Innovateurs ont vite fait la démonstration que les scientifiques peuvent être d’excellents vulgarisateurs », se réjouit le directeur de la SPST. Il confie d’ailleurs que les premiers Innovateurs étaient surtout des « décrocheurs » de la science. « Le chemin de l’innovation et de la découverte n’est pas un chemin droit et prévisible… Il n’y a pas de bons modèles en science, mais une multitude de parcours, de personnalités et de façons de faire. Le droit à l’erreur est fondamental sur ce chemin, sur lequel on trouve aussi ceux qui posent de bonnes questions. »

Encore aujourd’hui, faire tomber des préjugés et briser des stéréotypes demeure un des principaux chevaux de bataille du programme. L’image de la femme scientifique, par exemple, constitue un chantier où il y a encore beaucoup à faire. « La littérature jeunesse a véhiculé l’idée qu’une femme curieuse et savante, c’est louche, explique M. Beaudin. Les romans suggèrent qu’une telle femme n’a pas les qualités requises pour être une mère. Nous, nous voulons ouvrir sur d’autres images qui reposent sur la réalité et le vivant, pas sur du statique. »

Si de plus en plus d’écoles demandent à recevoir la visite des Innovateurs, c’est aussi parce que les enseignants savent comment ils peuvent intégrer le contenu des présentations à leur programme pédagogique. « La description de chacune des présentations offertes contient ce qu’on appelle un "lien-école", c’est-à-dire la liste des cours qui couvrent la matière abordée par un scientifique. Cet aspect pratico-pratique pour les enseignants a été un véritable accélérateur pour les Innovateurs. »

Les élèves qui ont des retards de lecture ou qui éprouvent des difficultés d’apprentissage font aussi partie des clientèles visées par le programme. Des scientifiques bénévoles se joignent maintenant à des équipes pédagogiques pour les élèves qui ont un cheminement particulier. « La lecture étant un moyen privilégié pour rejoindre ces jeunes, nous avons découvert qu’elle pouvait être un vecteur de communication très efficace. » La création, en 2000, de La Science se livre, qui propose des idées d’animation et de découverte à travers les livres, fait partie des initiatives qui ont amené les Innovateurs à s’approprier un nouvel espace : les bibliothèques.

Décidément, partout où ils passent, les Innovateurs font pousser le goût de la connaissance… « Et malgré nos dix ans, nous n’avons pas exploré le huitième de ce que nous pouvons faire! » conclut Patrick Beaudin.


Sophie Payeur

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Quand Pluie de science rencontre Kaléidoscope : mille et un outils sur les arbres et la forêt

Dossier scientifique : les arbres et les forêts
La cour aux arbres


Érables, pins et autres cèdres peuvent vous fournir une foule d’idées d’activités scientifiques à réaliser à l’école, à la bibliothèque ou en famille, pendant les grandes vacances d’été ou au cours de la prochaine année scolaire. Voici une importante sélection d’outils et de services inspirants que la banque de données Kaléidoscope met à votre disposition aux quatre coins du Québec.

 

Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Clientèle
Préscolaire
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Secondaire
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Grand Public
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Au fil des saisons

Musée de la nature et des sciences

En tout temps

Exposition permanente

Estrie

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Centre d'interprétation de la Rivière-des-Mille-Îles

Éco-Nature de Laval, Parc de la Rivière-des-Mille-Îles 21 juin 2004 au 6 septembre 2004 Randonnée Laval
 
 
 
 
 
 
 
 
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Demandez-le à un expert!

Projet de sensibilisation aux études universitaires et à la recherche (SEUR) En tout temps Forum virtuel Tout le Québec
 
 
 
 
 
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Éclairs de sciences - Guide 3 - À la découverte de l'univers vivant

Conseil régional de développement de l'île de Montréal En tout temps Guide pédagogique Tout le Québec
 
 
 
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Eco Mondo

Biodôme de Montréal 17 juin 2004 au 7 novembre 2004 Exposition interactive Montréal
 
 
 
 
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ÉcoRoute de l'information

Union québécoise pour la conservation de la nature En tout temps Site Internet

Tout le Québec

 
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Gardiens de la forêt

Jardin botanique de Montréal 2 mai 2003 à avril 2005 Exposition temporaire Montréal
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Grandes rencontres

Cégep Limoilou - Campus de Québec En tout temps Conférence Tout le Québec
 
 
 
 
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Initiation aux sciences naturelles avec Lord Bouchon

Cercles des Jeunes Naturalistes Juin 2004 Cédérom Tout le Québec
 
 
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L'arbre à ma façon

Jardin botanique de Montréal 29 mars 2004 au 18 juin 2004 Animation scientifique Montréal
 
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L'arbre est mort, vive l'arbre - La vie de migraine

Les Clubs 4-H du Québec En tout temps Recueil d'activités Tout le Québec
 
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La course aux arbres

Jardin botanique de Montréal 3 mai 2004 au 18 juin 2004 Animation scientifique Montréal
 
 
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La forêt au coeur de mon apprentissage

Conseil de l'industrie forestière du Québec En tout temps Brochure Tout le Québec
 
 
 
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La forêt des 4 saisons : fête d'amis au Musée

Musée de la nature et des sciences En tout temps Animation d'événements spéciaux Estrie
 
 
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La forêt joyeuse : fête d'amis au Musée

Musée de la nature et des sciences En tout temps Animation d'événements spéciaux Estrie
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La grande aventure

Biodôme de Montréal 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 Expédition éducative Montréal
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La grande aventure de la reproduction des plantes

Jardin botanique de Montréal En tout temps Trousse pédagogique Tout le Québec
 
 
 
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La rencontre des clans

Jardin botanique de Montréal 3 mai 2004 au 18 juin 2004 Journée d'animation Montréal
 
 
 
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Le grand quiz

Jardin botanique de Montréal 29 mars 2004 au 18 juin 2004 Animation scientifique Montréal
 
 
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Le grand rassemblement

Jardin botanique de Montréal

3 mai 2004 au 18 juin 2004

Journée d'animation

Montréal
 
 
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Le mystérieux marais

Jardin botanique de Montréal 3 mai 2004 au 18 juin 2004 Animation scientifique Montréal
 
 
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Le Partage

Jardin botanique de Montréal 3 mai 2004 au 18 juin 2004 Activité éducative Montréal
 
 
 
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Le sentier écologique

Camp Le Manoir En tout temps Atelier d'animation Capitale-Nationale
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Les arbres

Jardin botanique de Montréal En tout temps Trousse pédagogique Tout le Québec
 
 
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Les arbres

Musée de la nature et des sciences 1er septembre 2003 au 25 juin 2004 Trousse pédagogique Estrie
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Les expéditions éducatives en forêt laurentienne : au rythme des saisons

Biodôme de Montréal 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 Atelier éducatif Montréal
 
 
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Les expéditions éducatives en forêt tropicale : la vie de ma tribu

Biodôme de Montréal 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 Atelier éducatif Montréal
 
 
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Les expéditions éducatives en forêt tropicale : un safari-photo en forêt tropicale

Biodôme de Montréal 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 Atelier éducatif Montréal
 
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Les expéditions éducatives en forêt tropicale : une incroyable diversité

Biodôme de Montréal 26 janvier 2004 au 30 avril 2004 Atelier éducatif Montréal
 
 
 
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Les Naturalistes

Cercles des Jeunes Naturalistes Juin 2004 Magazine Tout le Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
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Les saisons de Ouaouaron

Musée de la nature et des sciences 1er septembre 2003 au 25 juin 2004 Animation scientifique Estrie
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Recto-verso

Les Clubs 4-H du Québec En tout temps Atelier d'animation Capitale- Nationale, Estrie, Montréal, Chaudière-Appalaches, Laval, Centre-du-Québec
 
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Sauvons la forêt

Centre d'exposition sur l'industrie des pâtes et papiers En tout temps Atelier éducatif Mauricie, Centre-du-Québec
 
 
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Se dire d'ici, au pays du Saguenay et du Lac-Saint-Jean

La Pulperie de Chicoutimi En tout temps Activité éducative Saguenay–Lac-Saint-Jean
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Sentier écologique

Les Scouts du Montréal métropolitain

En tout temps

Randonnée

Montréal, Outaouais, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie

 
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Titre de l’activité Producteur Date Type d’outil Région
Préscolaire
1
2
3
1
2
3
Cégep
Grand Public
Primaire
Secondaire
Clientèle


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Dossier scientifique : les arbres et les forêts
Quelques liens utiles pour en savoir plus :


La nature dans l’œil des maths

Pour apprendre comment se développent les plantes, on peut choisir d'étudier la biologie. Mais pourquoi pas les mathématiques? Lire la suite sur le site de l’Agence Science-Presse : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/quebec/capque0404p.html

Les arbres
Une montagne d’informations sur les arbres : origines, croissance, familles, etc. À la section Origines, une fiche détaillée pour chaque espèce est abondamment illustrée de photos et de cartes. La section Jeux, d’intérêt pédagogique, s’adresse aux plus jeunes et à tous ceux qui veulent enrichir leurs connaissances. Une rubrique littéraire comprenant des contes, des romans ou des poèmes complète le site. http://les.arbres.free.fr/

Forêt virtuelle
http://sylva.for.ulaval.ca/foret/index.html
Le site La forêt virtuelle contient une dizaine de modules sur des sujets précis (ex : couleurs des feuilles, bourgeons, paysages majestueux, reproduction des conifères…). Chaque sujet est traité de façon différente avec textes et illustrations.

Aux arbres citoyens!
http://www.auxarbrescitoyens.com/index.php
La coalition Aux arbres citoyens fournit beaucoup d’informations sur les arbres et la forêt boréale québécoise. À la section Centre de documentation, on trouvera des fiches thématiques, des rapports, des mémoires et des documents de référence sur les arbres et la forêt.

L’arbre
http://www.univers-nature.com/dossiers/arbre_fonctionnement.html
Dossier très complet avec une abondance de schémas expliquant la morphologie et le comportement des arbres. Dans la colonne de gauche du site, on trouve quelques fiches sur différentes espèces.

Arbres du monde
http://www.arbresdumonde.be/
Site belge comprenant des photos extraordinaires d’arbres remarquables (ainsi que leur histoire). On y trouve aussi des sections dont les titres Arbres étranges, Arbres guérisseurs, Arbres symboliques, ou encore Des arbres et des hommes sont très évocateurs.

L’arbre et la forêt
http://www.afce.arbre.foret.org/Page3.htm
Ce site de l’Association forestière des Cantons de l’Est permet de comprendre que l’arbre est bien plus qu’un simple élément accessoire et décoratif : la qualité de l’air et de l’eau, la protection des sols et le bien-être des individus reposent tous sur les branches de ces géants. Saviez-vous, par exemple, qu’en ville, il faudrait 53 arbres par habitant pour purifier l'air pollué?

Le coin des jeunes du Kiosque de la forêt de l’Agence Science-Presse
http://www.sciencepresse.qc.ca/kiosqueforet/pageforetjeunes.html
Une panoplie d’informations (histoire, les arbres au fil des saisons, les métiers de la forêt, etc.). Des liens vers d’autres sites abondent et fournissent la réponse à des questions simples, comme : quel est le plus gros arbre du monde?

Le coin des enfants du Réseau des conseillers forestiers de l'Agence canadienne de développement international (ACDI)
http://www.rcfa-cfan.org/french/fkids.htm
Cette page présente plusieurs sections spécialement destinées aux enfants, portant notamment sur l’utilisation des terres, l’énergie, la biodiversité, ou encore les forêts tropicales. On y traite aussi de la déforestation et de l'importance des forêts.

Les bienfaits de l’arbre
http://www.sodaq.qc.ca/lectures.html#bienfaits_arbre
La Société de l’arbre du Québec a regroupé sur une même page Web des textes sur les bienfaits de l’arbre, sa symbolique et le captage du carbone. On y trouve aussi des textes de conférences présentées lors de différents colloques.

Le coin de Rafale : quand la forêt affiche ses couleurs
http://www.menv.gouv.qc.ca/jeunesse/chronique/2003/0309-automne.htm
Site du ministère de l’Environnement du Québec destiné aux enfants. Le dialogue entre Robin et sa cousine (les deux personnages du site) permet d’en apprendre beaucoup sur les arbres et les forêts québécoises. Un site intéressant et graphiquement très réussi.

L’Écho de la forêt
http://www.mrn.gouv.qc.ca/echo-foret
Ce bulletin pédagogique du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec fournit aux enseignants plusieurs scénarios pédagogiques autour de l’arbre.

La maison de l’arbre
http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/arbre/arbre.htm
Site Internet de la Maison de l’arbre du Jardin botanique de Montréal

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Actualités
Mille feuilles

« Pense à celui qui a planté l’arbre dont tu manges les fruits. »
Proverbe vietnamien


Ils sont les poumons de la planète et la matière première de tous les livres du monde. Ils portent en leur cœur des anneaux d’histoire et de saisons. Aux quatre coins du Québec, des initiatives naissent pour permettre aux jeunes et aux moins jeunes de découvrir les arbres, de les connaître et de les aimer. Incursion dans l’univers de projets scolaires qui font leur bout de chemin… dans la forêt.


Les jeunes qui plantaient des arbres

À l’Académie Lafontaine de Saint-Jérôme, cette année a été marquée par l’inauguration d’un arboretum, une plantation d’essences indigènes du Québec. Le projet à saveur scientifique et environnementale a été initié par Francine Jasmin, enseignante en mathématiques, et Yvon Lauzon, enseignant en biologie, qui, après avoir obtenu une subvention du Fonds d’action québécois pour le développement durable, n’ont pas hésité à travailler avec un pépiniériste de leur région pour compléter le plan d’aménagement du boisé.

Au début de l’année scolaire 2003-2004, les enseignants et leurs horticulteurs en herbe étaient fin prêts à mettre la main à la terre. Cet automne, six élèves de l’Académie, accompagnés de leurs professeurs, ont reboisé des talus situés derrière le stationnement de la piscine de l’école. Prise de mesures, plantation, installation de treillis : toute la journée, les pelles, les râteaux et les brouettes ont valsé au rythme des 30 nouveaux arbres, arbustes et plantes grimpantes qui ancrent aujourd’hui leurs racines dans la terre de Saint-Jérôme.

« Le projet Arboretum a été mis en œuvre afin d’aider les jeunes à reconnaître différentes essences d’arbres de chez nous, explique Francine Jasmin. Nous voulions leur permettre d’apprendre d’une façon pratique et dynamique. »

L’Arboretum de l’Académie Lafontaine sera finalisé ce printemps, avec la plantation d’autres essences. Les jeunes impliqués dans le projet fabriqueront également des plaques d’identification pour les différentes espèces. D’ici quelques mois, l’arboretum servira de cadre et de laboratoire grandeur nature pour une partie des cours de sciences naturelles donnée aux jeunes du primaire de l’institution.


L’arbre est dans ses feuilles…

Ce clin d’œil à une célèbre chanson de Zachary Richard est aussi le nom d’un guide pédagogique conçu par l’Association forestière Québec métropolitain, qui offre six activités éducatives sur le rôle des arbres et l’aménagement durable des forêts. Conçu pour s’intégrer à l’enseignement des trois cycles du primaire, l’outil peut être présenté par les professeurs en classe ou encore être animé dans des écoles par des professionnels de l’Association forestière Québec métropolitain.

« Avec L’arbre est dans ses feuilles, nous avons voulu créer un guide qui soit à la fois accessible, amusant et dynamique, explique Julie Molard, biologiste et animatrice à l’Association forestière. Nous souhaitons sensibiliser les enfants très tôt dans leur cheminement scolaire à l’importance des ressources forestières. »

L’arbre est dans ses feuilles aborde de nombreux aspects des sciences naturelles : la protection des ressources, la diversité biologique, la perte d’habitat et la découverte de différents écosystèmes végétaux et fauniques. « Cela permet aux enfants d’exercer leur jugement critique en regard des enjeux concernant la forêt, sans que l’information transmise soit biaisée par l’industrie forestière ou par le lobby écologiste », se réjouit Julie Molard.


L’Univers des arbres

Voici un site qui constitue à la fois une vitrine Internet éducative étoffée et un fascinant voyage dans le monde arboricole. Conçu et réalisé conjointement par la papetière Domtar et la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, L’Univers des arbres a été mis en ligne en 1997.

Les enseignants des 2e et 3e cycles du primaire peuvent utiliser en tout ou en partie les contenus pédagogiques proposés dans la vitrine pour leurs cours de sciences naturelles. De notions théoriques abondamment illustrées au guide d’identification des arbres, en passant par des expériences, des jeux, un album de photos et un dictionnaire, chaque section fourmille de renseignements utiles et de notions vulgarisées qui permettent aux enfants de mieux connaître et d’apprécier ces géants feuillus, indispensables à la survie de l’humanité.

L’odyssée de L’Univers des arbres comporte quatre escales. La première, intitulée Une année dans la vie d’un arbre, explore le développement des bourgeons, des feuilles, des fleurs, des fruits, des racines, du tronc et des branches au cours des quatre saisons. Dans la seconde partie du périple, Les utilisations des arbres, les naturalistes en herbe étudient des thématiques aussi diversifiées que le bois, le papier, le compost, les produits de l’érable et les arbres de Noël.

Actions et protection, le troisième volet, permet d’aborder la perspective de la conservation et du développement durable, en évoquant notamment le recyclage du papier et l’exploitation réfléchie des ressources forestières. Le dernier arrêt porte le joli nom Des formes formidables : ici, les aiguilles, les cônes et les graines des conifères, de même que les feuilles, les fruits et l’écorce des feuillus sont soigneusement analysés.

« Ce site permet aux enfants de développer le goût et l’habitude de la recherche, tout en les incitant à exploiter différentes sources d’information », précise Denise Soulières, conseillère pédagogique à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles.

Former des citoyens critiques et responsables n’est pas une mince tâche. Pourtant, c’est à ce beau défi que se mesurent quotidiennement des enseignants, des animateurs, des conseillers pédagogiques et des représentants d’organismes communautaires. Convaincus qu’ils sont que c’est en semant tôt le souci de la Terre qu’on récoltera, dans 20 ans, les fruits d’une génération conscientisée, pour qui un monde écologique ne sera peut-être pas qu’une utopie.


Isabelle Pauzé

Collaboration spéciale


L’Académie Lafontaine (Saint-Jérôme) : http://www.academielafontaine.qc.ca/

Le Fonds d’action québécois pour le développement durable : http://www.faqdd.qc.ca/

Association forestière Québec métropolitain : http://www.afqm.org/

Guide pédagogique L’arbre est dans ses feuilles : http://www.afqm.org/projets.arbre.html

Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles : http://www.cssmi.qc.ca/

L’Univers des arbres : http://www.domtar.com/arbre/

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L’éducation des enfants, un des remèdes privilégiés pour le « Mal de Terre »


Astrophysicien de renommée internationale et auteur de plusieurs best-sellers dont Mal de Terre, le vulgarisateur Hubert Reeves s’inquiète des conditions dans lesquelles ses petits-enfants vivront en 2050. Tel un médecin au chevet de son patient, il prescrit, entre autres remèdes pour sauver la planète, la promotion, au niveau des écoles élémentaires, « d’un enseignement qui incorpore une connaissance de la nature, de l’écologie et du respect du vivant dans sa diversité, puisque le sort de l’humanité est intimement lié à celui des autres espèces. »

Depuis cinq ans, le scientifique est le parrain du Prix Hubert-Reeves, qui récompense les classes qui s’impliquent à la fois en science et en protection de l’environnement. Pluie de science l’a rencontré quelques minutes avant une conférence qu’il donnait à l’école secondaire Louis-Philippe-Paré de Châteauguay, le mois dernier. Plusieurs centaines de personnes étaient là pour l’entendre raconter l’histoire de l’Univers. Sans papier ni aide-mémoire, préférant la table au fauteuil pour s’asseoir, Hubert Reeves leur a rapidement fait oublier l’instant présent pour les transporter il y a 15 milliards d’années. De toute évidence, la magie ressentie par le public ce soir-là était sûrement comparable à celle éprouvée par ses trois petits-enfants lorsqu’il leur raconte des histoires avant de s’endormir…

PDS : Comment êtes-vous passé de votre statut d’astrophysicien à celui d’amoureux de la nature?
HR : Dans un sens, j’ai toujours été un amoureux de l’environnement. Au début de mes études, il n’y avait pas vraiment de problèmes à ce sujet. Mais, très progressivement, dans les quarante dernières années, les problèmes sont apparus. J’ai alors pris conscience comme tout le monde que l’environnement était menacé. Selon moi, il ne suffit pas pour un astrophysicien de parler des étoiles et des galaxies, il faut aussi réaliser ce qui se passe sur Terre.

PDS : L’Université Laval et l’Université de Montréal offrent des bourses à votre nom. En êtes-vous à votre première expérience d’implication au niveau primaire?
HR : Non. En France, quelques écoles ont décidé de donner mon nom à leur établissement. Au Québec, cependant, j’en suis à ma première expérience avec le Prix Hubert-Reeves. Ce prix s’adresse à toutes les écoles primaires et secondaires qui ont le goût de promouvoir la science et la technologie auprès de leurs jeunes.

PDS : A-t-il été difficile de vous laisser convaincre de prêter votre nom à ce prix?
HR : Au contraire! C’était tout à fait en accord avec mes convictions. Ayant moi-même des enfants et des petits-enfants en bas âge, je me sens préoccupé par leur avenir. Dans 50 ans, ils seront sans doute encore vivants. Et si ça continue à ce rythme-là, ça risque d’aller très mal… Donner mon nom à ce prix était une réaction de grand-père!

Avoir un Prix Hubert-Reeves pour toutes les écoles du Québec serait idéal. Et si des organismes majeurs souhaitent faire quelque chose de plus ambitieux pour sensibiliser les jeunes à l’environnement, je serais très heureux d’y collaborer…

PDS : Quel serait votre souhait concernant l’éducation relative à l’environnement dans notre système éducatif québécois?
HR : Je souhaiterais qu’on commence à sensibiliser les jeunes très tôt, dès la maternelle. D’ailleurs, plusieurs sujets très simples peuvent facilement s’y prêter. Et les jeunes enfants sont très mobilisables, vous savez. Il m’apparaît donc important qu’ils prennent conscience très vite que nous vivons une situation de crise environnementale.

L’une des qualités les plus importantes des enfants est la curiosité. Ils ont envie d’apprendre et ont besoin d’une nourriture de connaissances. Si on ne leur fournit pas, la curiosité s’atrophie avec le temps et ils trouvent leur compte dans le football ou Loft Story… C’est un devoir pour l’enseignant que de nourrir leur curiosité naturelle pour le monde et l’univers dans lequel ils vivent.

PDS : Comment arrivez-vous à convaincre les jeunes qu’il y a place à l’espoir malgré le bilan de santé très alarmant de notre planète?
HR : Je leur parle d’exemples concrets de problèmes environnementaux qui sont en train de se résoudre ou en bonnes voie de l’être, comme le sauvetage des bisons en Europe ou celui des chevaux de Prjevalski. Les gens doivent savoir que tout n’est pas perdu ou utopique!

PDS : Que voudriez-vous laisser comme héritage intellectuel à vos trois petits-enfants?
HR : Un goût pour la connaissance, de la culture et de l’humanisme. Quelque chose qui soit au-delà des pures considérations matérielles.

PDS : Et que souhaitez-vous voir avant de fermer les yeux?
HR : Que la situation continue à s’améliorer. Je suis vraiment convaincu qu’il y a de l’espoir car les gens se mobilisent de plus en plus face à la détérioration de la planète.

Actuellement, nous sommes dans une situation de confrontation massive entre David et Goliath. Il y a le géant Goliath de la détérioration et le jeune David qui prend des forces et des vitamines. C’est une confrontation majeure à l’échelle de la planète. Cependant, cette mobilisation sera-t-elle suffisante? Ça, c’est une autre question et personne ne sait qui va gagner…


Le Prix Hubert-Reeves : science et environnement dans les écoles

L’astrophysicien Hubert Reeves est certainement l’enfant le plus connu de Châteauguay. Scientifique engagé, brillant vulgarisateur, il a accepté de prêter son nom à un projet pédagogique que lui a présenté, il y a cinq ans, l’un de ses anciens concitoyens, Jean-Claude Florence. Cet ingénieur chimiste qui fut enseignant en technologie pendant de nombreuses années avait une passion : faire rayonner la technologie et décloisonner cette discipline qui est encore mal perçue par les élèves, et par la population en général.

Depuis ses débuts, le Prix Hubert-Reeves, bien que modeste, n’a cessé de gagner en popularité. Il a même « contaminé » nos voisins français : les sites Web respectifs des écoles de Châteauguay et de Foix, dans la région française de l’Ariège, servent d’ailleurs de point de ralliement.

Cette année seulement, le prix a permis à plus de 200 élèves et dix enseignants(es) de se partager quelque 1250.00 $, grâce à la générosité de différents partenaires (1) .

Ces sommes ont notamment servi à financer différentes activités scolaires. Il n’en tenait qu’à l’imagination des enseignants pour les créer. Au terme d’un apprentissage en classe, Annick Florence, enseignante de 5e et 6e année à l’école primaire Saint-Jean-Baptiste, a choisi d’organiser une visite au Biodôme et au Planétarium de Montréal. Elle se dit heureuse d’avoir pu exploiter la science et l’environnement à travers Hubert Reeves. « J’ai pu voir toutes mes matières à partir de ce seul thème, propice à l’apprentissage par projets ». Quant à Julie Martineau, enseignante en 3e secondaire à l’école Marguerite-Bourgeois, elle a choisi d’utiliser en classe le vécu d’Hubert Reeves, non seulement comme astrophysicien, mais aussi comme écrivain.

« Je pense que le Prix Hubert-Reeves n’a de valeurs que dans la mesure de ses participants », dit fièrement l’instigateur, M. Florence.

Toutes les écoles du Québec sont invitées à participer à l’aventure. À bon entendeur…


Connie Byrne

Collaboration spéciale


(1) Mairie de Châteauguay, la Chambre de commerce de Châteauguay, la Caisse Populaire de Châteauguay et la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries de Châteauguay.

Pour contacter Jean-Claude Florence et faire participer votre école au Prix Hubert-Reeves : jc.florence@videotron.ca, site Web: http://www.eslpp.com/Florence/

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Actualités
J’ai deux amours : les sciences et Paris


Si vos pérégrinations touristiques vous mènent du côté de Paris cet été, sachez que les Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe ou le Château de Versailles ne sont pas les seuls trésors que recèle la capitale française. D’autres découvertes, mieux gardées, pourraient faire de votre séjour une excursion à saveur architecturale et… scientifique. C’est ce que le nouveau guide « Découvrir les sciences à Paris » nous apprend. Pluie de science a rencontré son auteure, la journaliste scientifique Anne Taverne. Avant-goût d’une promenade qui donne à voir et à penser.

PDS : Comment vous est venue l’idée d’écrire ce guide?
AT : Étrangement, c’est l’architecture qui m’a attirée. Grâce à mon métier, j’avais eu la chance de visiter de nombreux lieux de science, comme le Musée de l’Homme, le Musée Pierre et Marie Curie, l’Institut océanographique ou encore l’École des Mines. Ce sont des sites absolument magnifiques, et ils m’ont donné envie de proposer aux lecteurs une promenade scientifique qui est d’abord une promenade dans Paris. De nombreux édifices datent des XVIIe, XVIIIe ou XIXe siècles : ils sont surtout des buts de promenade mais on ne sait pas toujours que ce sont aussi des hauts lieux du savoir. En fait, la ville est très riche à ce niveau. Saviez-vous que les marches qui conduisent à la porte du Collège de France ou du Palais de la Découverte symbolisent l’idée de s’élever vers le savoir? En plus, la plupart de ces endroits sont gratuits ou accessibles pour des sommes extrêmement modiques…

PDS : Outre les musées, quelle est la part de médiation des sciences dans ce panorama?
AT : Le message principal de ce guide est qu’il y a un nombre incroyable de manifestations à Paris pour aller à la rencontre des chercheurs, beaucoup plus que ce que les gens imaginent, en fait. Les scientifiques ont à cœur de partager leurs connaissances et leurs questionnements avec la société civile, surtout à une époque où les sciences entrent de plus en plus dans notre vie quotidienne et participent à des enjeux permanents de société.

Parmi ces activités, on pense par exemple aux bars des sciences ou à la Fête de la science. Il s’agit d’une idée à la fois simple et géniale qui consiste à ouvrir les laboratoires au public. Ça permet à monsieur et madame tout le monde de visiter ces lieux de science en compagnie de chercheurs.

La grande ouverture de Paris à l’univers des sciences est un héritage de la Révolution. Cette idée que chacun doit participer à la science en train de se faire et qu’il doit y avoir un lien constant entre la science des laboratoires et le peuple souffle encore la capitale. Je trouve par exemple le Collège de France admirable. Les plus grandes sommités y donnent des conférences et des cours gratuits, ouverts à tous, toute l’année. Il n’y a qu’à entrer et s’asseoir!

PDS : Comment fonctionnent les bars des sciences?
AT : Les bars des sciences sont très conviviaux et correspondent totalement à l’esprit « parisien » que l’on retrouve dans les cafés. C’est autour d’un ballon de rouge et d’une tartine de fromage que l’on papote avec Pierre Gilles de Gennes, Yves Coppens ou Albert Jacquart! Ce sont de vrais lieux d’échange et de dialogue. Assister à un bar des sciences est aussi une expérience de très haut vol car on se trouve face aux meilleurs interlocuteurs… qui savent tout de même aborder les sujets de manière très vulgarisée. Le concept fonctionne très bien et ces bars poussent comme des champignons à Paris. Les plus courus sont celui du café le « Père Tranquille » organisé par l’association Bars des sciences, et celui de La Cité universitaire de l’association Vivagora. On en ressort toujours un peu moins bête qu’au départ!

PDS : Quels ont été vos coups de cœur?
AT : J’adore les lieux consacrés à l’histoire de la médecine. Ils sont absolument fascinants car ils sont souvent liés à l’histoire des sciences et ils mettent en lumière les liens entre la science et l’art. Cela date de la Renaissance, quand l’homme a commencé à s’intéresser à son anatomie autant pour des motifs artistiques qu’en raison des progrès de la médecine. Je pense par exemple au Musée Delmas-Orfila-Rouvière qui se trouve dans la Faculté de Médecine de la rue des Saints-Pères. C’est un lieu extraordinaire avec des cires anatomiques. Il contient des étagères entières emplies de poumons, de thorax, d’estomacs peints de toutes les couleurs… C’est un musée gratuit qui se visite sur rendez-vous. Il est aujourd’hui plus ou moins abandonné, car il a perdu sa vocation première d’enseignement aux étudiants en médecine.

Au Musée Fragonard, basé dans l’École Vétérinaire de Maisons-Alfort, on retrouve davantage des corps d’animaux disséqués. Il y a, entre autres, un chef-d’œuvre réalisé par Fragonard, le cousin germain du peintre. Le cavalier sur cheval, inspiré du tableau L’Apocalypse de Dürer, représente un homme et sa monture disséqués grandeur nature. Cela pourrait être très morbide, mais c’est incroyablement beau! Il y a tout un système de fixatifs sur ces muscles, qui fait en sorte que, dans cette œuvre vieille de deux siècles et demi, rien n’a bougé.

PDS : Quelles anecdotes insolites rapportez-vous de votre voyage dans le Paris scientifique ?
AT : Il y a une intéressante histoire de girafe à la Galerie de Minéralogie du Muséum national d’Histoire naturelle… La galerie fait 200 mètres de long et a été construite grâce à l’argent rapporté par une girafe d’Égypte. Voici l’histoire : un pacha offrit une girafe à Charles X. Celle-ci fut débarquée à Marseille par bateau. Pour la ramener à Paris, il n’y avait d’autre solution que de la mener à pied et en laisse dans tout le pays. La girafe traversa toute la France avec son gardien et les gens accoururent pour la voir, ce qui fit une publicité incroyable pour le Muséum. Tout cela a rapporté beaucoup d’argent, et c’est ce qui a permis de construire les centaines de colonnades de la Galerie de Minéralogie. Il y a un bijou à ne pas rater dans cette caverne d’Ali Baba : le Ruspoli, un saphir de 135,80 carats ayant appartenu à Louis XIV.

PDS : Pour conclure, à qui s’adresse ce guide?
AT : Il a été conçu pour tous, touristes et Parisiens. Il s’adresse aussi bien au couple qui veut se promener avec ses enfants qu’aux jeunes étudiants en science ou aux simples curieux. Quant aux touristes, ils y trouveront une porte d’entrée originale pour visiter Paris. La science peut vraiment être l’occasion d’une belle promenade.


Propos recueillis par Catherine Damour

Correspondance spéciale


Découvrir les sciences à Paris
(2004) par Anne Taverne, paru aux éditions Parigramme (Le guide n’est malheureusement pas disponible au Québec).

Les bars des sciences ont aussi envahi le Québec! Un « livre de recette » leur est même consacré. Bar des sciences : mode d’emploi, publié à la bibliothèque de La science se livre. Pour le commander : spst@spst.org

Bar des Sciences au café Le Père Tranquille (16, rue Pierre Lescot, 1er arrondissement, Tél. 01 45 08 00 34), tous les premier mercredi du mois à 19h30.

Bar de sciences au Café - Cité du vivant Maison internationale de la Cité internationale universitaire (17, bd Jourdan 14ème arrondissement, Tél. 01 55 65 32 83), Inscriptions : (nombre de place limités) : communication@ciup.fr, vivagora@noos.fr, www.vivagora.org

Programme de « La fête de la science » : http://www.recherche.gouv.fr/fete/2004/index.htm

Le Collège de France : www.college-de-france.fr, contact@college-de-france.fr

L’Institut d’anatomie : www.biomedicale.univ-paris5.fr/anat/anatomie/musee/musee.html

Le Musée Fragonard : www.vet-alfort.fr/Fr/musee/musee.htm

Le Muséum national d’Histoire naturelle : http://www.mnhn.fr/museum/foffice/index.html

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Actualités
Les tomates martiennes


Navette Endeavour, décembre 2000. En plus de tout l’équipement ultra-spécialisé nécessaire à sa troisième mission spatiale, l’astronaute Marc Garneau transporte en orbite des bagages inusités : des semences de tomates. C’est le début du projet éducatif Tomatosphère. Depuis, tous les printemps, plus de 165 000 jeunes de la 3e à la 6e année du primaire et de la 2e à la 4e année du secondaire de partout au pays apprennent comment approvisionner en nourriture une station spatiale en mission vers Mars.

Mis en oeuvre par l'Agence spatiale canadienne et ses partenaires, le projet d’expérimentation Tomatosphère amène les jeunes à cultiver en classe des plants de tomates provenant de trois groupes de semences : un groupe témoin, un groupe de semences ayant été exposées à un environnement semblable à celui qu'on trouve sur la planète rouge (créé par un simulateur de la NASA) et un autre soumis à un environnement simulé de serre martienne (dont la technologie est disponible à l’Université de Guelph, en Ontario).

« Les jeunes Tomatonautes et leurs enseignants deviennent de véritables chercheurs, explique Marilyn Steinberg, gestionnaire du programme de sensibilisation et d’éducation à l’Agence spatiale canadienne. Ils observent la croissance et le taux de germination des plants. Puis, à partir de leurs analyses, ils tentent d’identifier quel groupe de semences a le plus grand potentiel de croissance dans l'espace. Ils rédigent ensuite des rapports qu’ils acheminent à l’Agence spatiale canadienne. »

Les conclusions de ces milliers d’écoliers permettent d'apporter quelques réponses aux questions que se posent actuellement les chercheurs à propos des très longues missions spatiales habitées : comment les astronautes peuvent-ils produire suffisamment de nourriture malgré les contraintes d’espace? De quelle façon les conditions environnementales affectent-elles les semences?


Apprentissages pratiques et expériences cosmiques

Linda Malouin, enseignante en 3e année au collège des Ursulines, à Québec, participe pour une deuxième fois au projet. « En classe, chaque élève doit s’acquitter de sa tâche, explique-t-elle. Certains mettent de la terre dans les cellules de plantation, d’autres plantent les graines, mesurent les pousses ou encore complètent le tableau dans lequel sont consignées nos observations. »

Ce qui motive le plus les jeunes dans le projet Tomatosphère? « Ils ont le sentiment de participer à de vraies recherches scientifiques, soutient Marilyn Steinberg. Ils se rendent compte que les experts se posent les mêmes questions qu’eux et qu’ils travaillent aux mêmes expériences, bien que ce soit à des niveaux différents », ajoute-t-elle. Linda Malouin est du même avis : « Pour que les apprentissages scientifiques intéressent les jeunes, ceux-ci doivent être concrets et pratiques. Avec Tomatosphère, on va bien au-delà de la simple observation de la croissance des plants : un véritable esprit scientifique sous-tend ces démarches. »

À la fin du projet, les élèves de Mme Malouin rapporteront à la maison des plants pour confectionner en famille des salades colorées. L’enseignante peut d’ailleurs en témoigner : c’est délicieux, les tomates martiennes!


Isabelle Pauzé

Collaboration spéciale


Le projet Tomatosphère : http://www.tomatosphere.org/french.htm

Agence spatiale canadienne : http://www.space.gc.ca

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Actualités
L’Opération Coco-Logix : un méga-événement scientifique et ludique


Ce vendredi 4 juin, ça va brasser au cégep Ahuntsic… Durant toute cette journée, un millier de personnes dont quelque 600 enfants d’une quinzaine d’écoles montréalaises s’adonneront aux plaisirs de la découverte. « Une grande fête d’enfants autour du thème des sciences » résume Séverine Descombes, la dynamique organisatrice de l’événement.

Cette journée pleine de promesses, réalisée en grande première dans le cadre de L’île du savoir, est le point culminant du projet Éclairs de sciences qui, depuis un an déjà, vise à accroître l’intérêt des jeunes pour les sciences et la technologie, en fournissant notamment des guides d’activités aux enseignants du primaire ainsi que le soutien de consultants scientifiques.

Baptisée Opération Coco-Logix, la journée du 4 se veut ludique et instructive. Des dizaines d’organismes culturels et de loisirs scientifiques, ainsi que 150 bénévoles, se sont préparés à montrer aux élèves et à leurs familles que la science peut être synonyme de créativité et de plaisir. Au menu : des présentations d’activités scientifiques réalisées par les élèves, des visionnements de films scientifiques sélectionnés par le Festival Va savoir!, et un jeu de piste interactif traitant des multiples visages de la science et de la technologie.

Pour que tout se déroule rondement, Mme Descombes a mis sur pied une impressionnante logistique avec un système de permutation qui permettra à 200 enfants à la fois de participer à toutes les activités sans se bousculer.

En matinée, les enfants, regroupés par équipe, présenteront deux fois les résultats de leur expérience scientifique « coup de cœur ». « Les expériences choisies proviennent en majorité de l’un des sept guides d’activités réalisés dans le cadre du projet Éclairs de sciences », explique Mme Descombes. Dans ces guides, gratuits et téléchargeables sur Internet, on retrouve 75 activités se présentant sous forme de problèmes à résoudre par la démarche de la découverte active.

Les élèves présentateurs auront à leur tour l’occasion d’assister à deux expériences scientifiques données par d’autres équipes.

Après ce flot d’expériences, les jeunes pourront relaxer en assistant au visionnement du film Rythmes cosmiques réalisé par Sébastien Giguère, astronome à l’Astrolab du parc national du Mont-Mégantic. Le film sera présenté en versions française et anglaise. À la suite de cette présentation de 30 minutes, les élèves francophones pourront poser des questions au réalisateur qui sera sur place.

Dans l’après-midi, nos scientifiques en herbe participeront à un rallye. « Il s’agit d’un rallye non compétitif où tous les enfants seront gagnants », dit Séverine Descombes. Il y aura 30 kiosques d’animation, divisés en six circuits, tenus par différents organismes de loisir scientifique. Chaque équipe visitera un circuit de cinq kiosques pour une durée totale de 75 minutes. À la fin de chaque animation, l’équipe – si elle a bien participé ou bien répondu à une question – se verra offrir un indice qui l’aidera à résoudre l’énigme finale. » Les organismes sollicités (du Centre des sciences de Montréal à la Fondation Canadienne du Faucon Pèlerin) ont tous accepté avec enthousiasme de participer à l’aventure.

À 14h00, tout devrait être terminé. Ouf! Quelle journée! Faute de budget, l’événement ne sera pas de retour l’année prochaine. Mme Descombes espère toutefois en faire un succès pour ne pas se faire oublier des organismes subventionnaires…


Stéphane Gagné

Collaboration spéciale


Voir aussi, dans les anciens numéros de Pluie de science, les articles concernant L’île du savoir dans les numéros de septembre, octobre, novembre, janvier, février, mars.

Site de L’île du savoir : http://www.liledusavoir.org

Pour télécharger les guides d’activités Éclairs de sciences : http://www.forumjeunessedeliledemontreal.org/eclairsdesciences/outils_prof.asp

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Événements


Lire la science
aux Années-Lumière
Dimanche 13 juin, un reportage sur le colloque Lire la science sera diffusé à l’émission Les Années-Lumière de la première chaîne de Radio-Canada. Pour télécharger les entrevues : http://radio-canada.ca/actualite/v2/anneeslumiere/

Rêver en 3D au Centre des sciences
Du 28 mai au 13 septembre 2004, le Centre des sciences de Montréal présente une exposition sur le rêve réalisée dans le cadre du projet Élève artiste (Arrimage 2004), en collaboration avec le Musée d’art contemporain de Montréal et le programme Soutenir l’école montréalaise. Au cours de l’année, plus de 1000 jeunes ont visité le musée pour se familiariser avec les pratiques artistiques actuelles. Ils ont ensuite réalisé leurs travaux à l’école, encadrés par leurs enseignants d’art plastique ou par des stagiaires de l’UQAM. Leurs œuvres ont été présentées au cours du mois de mai au Musée d’art contemporain de Montréal et sont à présent intégrées à l’exposition sur le sommeil du Centre des sciences. Renseignements : http://www.centredessciencesdemontreal.com/fr/activites/activites_sommeil.htm

Cinquièmes Journées Ouvertes Biologie Informatique Mathématiques
Les Journées Ouvertes Biologie Informatique Mathématiques (JOBIM) auront lieu à Montréal du 28 au 30 juin. JOBIM est une conférence ouverte à toutes les personnes travaillant aux frontières de la biologie, de l'informatique, des mathématiques et de la physique et s'intéressant à l'analyse, la comparaison et l'exploitation des données génomiques et post-génomiques. C’est une occasion d'avoir un aperçu des formations et des emplois dans le domaine, ainsi que des travaux des jeunes chercheurs dont on souhaite encourager les soumissions. La participation d'étudiants est encouragée par des frais d'inscription très bas et des subventions de voyage.
http://www.congresbcu.com/jobim2004/fr/default_fra.htm

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Et pluie quoi encore?
Avant de prendre la route des vacances, allons faire un tour du côté de ces animaux qui migrent sous l’eau…


Le réseautage des saumons du Pacifique


Le long de la côte ouest canadienne, les méthodes de détection acoustique des poissons devraient bientôt permettre la création d'une véritable toile d'araignée destinée à surveiller la migration des saumons.
Lire la suite : http://www.cybersciences.com/cyber/3.0/n3396.asp


Pour en savoir plus sur les migrations sous-marines :

Migration des poissons
http://www.ifrance.com/asame/francais/events/02_2001/migration_1.htm
Cet article rédigé par un membre de l’Association des Amis de la Mer et des Eaux donne beaucoup d’informations sur la migration des poissons, y compris des anguilles.

Migration des anguilles
http://www.radio-canada.ca/actualite/semaineverte/ColorSection/peche/031130/anguille.shtml
Ce site bien illustré a été réalisé par un journaliste de l’émission La semaine verte de Radio-Canada. Il porte sur le déclin de l’anguille américaine et il contient une section sur la migration de ces animaux.

Migration du saumon atlantique
http://www.ifdn.com/french/salmon/lifecycle/index.htm
Très beau site sur le saumon destiné principalement aux enfants. L’information y est bien vulgarisée, les illustrations sont originales, les textes sont courts et concis. On trouve de l’information sur la migration à la section Migration et sens utilisé pour s’orienter.

Le saumon atlantique, ses migrations, son cycle de vie et sa survie
http://www.fondation-saumon.org/htm/atlantique/atlantique.htm
La Fondation Saumon de France traite sur son site du saumon atlantique : ses migrations, son cycle de vie et sa survie. On y trouve aussi une carte des déplacements de ce grand voyageur.

Le saumon et les petites centrales
http://www.rivers-foundation.org/html/saumons&centrales.pdf
Ce document de trois pages, réalisé par la Fondation Rivières, montre comment la prolifération de barrages hydroélectriques a nui aux populations de saumons (en créant des obstacles à leurs migrations) et provoqué leur disparition dans plusieurs bassins hydrographiques.

Les poissons migrateurs
http://rdb.eaurmc.fr/c_peche/html/poiss_mi.html
L’introduction de ce site présente de l’information sur les poissons migrateurs de France (mode de vie, migration et illustrations) : la grande alose, l’alose fiente, la lamproie marine, la lamproie fluviatile, l’esturgeon commun et l’anguille.

Migration des baleines du Saint-Laurent
http://www.lesbaleines.net/page.php?id_page=6
Très beau site bien illustré donnant de l’information sur la migration des différentes espèces de baleines (rorqual bleu, rorqual commun et rorqual à bosse) présentes dans le Saint-Laurent.

Migration des cétacés
http://fr.encyclopedia.yahoo.com/articles/so/so_1418_p0.html
Cette page Web de l’encyclopédie Yahoo contient beaucoup d’informations sur les cétacés. On y trouve notamment une section sur la migration de ces animaux.

Migration des baleines
http://www.dinosoria.com/baleines.htm#
Ce site contient de l’information générale sur les baleines. La section portant sur la migration présente un court texte sur le phénomène et un beau vidéo de 78 secondes.

Migration des bélugas
http://nautipneu.pneuboat.com/img/Ressources/Fs41-33-63-2001F.pdf
Ce document de huit pages traite de tous les aspects de la vie des bélugas. Il contient une section sur la migration de ces animaux avec des schémas de leurs « transhumances ».

Un sens de l'orientation inné
La langouste a le sens de l'orientation, c'est le moins que l'on puisse dire! Elle se sert du champ magnétique terrestre comme d'une boussole. Lire la suite : http://www.cybersciences.com/cyber/3.0/n3074.asp

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À surveiller

Pluie de science vous donne rendez-vous à la rentrée… Bonnes vacances!

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