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Comme dans un film… Il y a maintenant un an que Jacinthe Gingras a commencé son post-doctorat au département de biologie moléculaire et cellulaire de l’Université Harvard, au Massachusetts. Sa mission consiste à boucler ses travaux sur la formation des synapses en deux années, maximum trois. D’après Jacinthe, il est nécessaire de s’expatrier pour réaliser un bon post-doctorat et, du coup, se constituer un solide dossier de chercheur. « Il y a ce courant de pensée, du moins au Québec, qui veut que l’on doive quitter son nid pour montrer à un éventuel employeur qu’on est capable de s’intégrer à une nouvelle équipe de chercheurs. Ça compte lorsqu’on fait des demandes de bourses, indique-t-elle. Un post-doc à l’étranger permet aussi d’échanger des idées, de travailler avec d’autres techniques et de ramener de nouvelles connaissances ». C’est d’autant plus important dans son cas qu’elle souhaite ensuite travailler à Montréal et non pas n’importe où dans le monde comme beaucoup sont prêts à le faire.
Suède et Québec : même climat! Ariane Ménard reconnaît aussi l’importance de s’expatrier pour ajouter de la valeur au post-doctorat en neurologie qu’elle complète à l’Institut Karolinska à Stockholm. « C’est la meilleure chose à faire pour la carrière. Mais je voulais aussi connaître une nouvelle culture et améliorer mon anglais. Je me disais que la transition entre le Québec et la Suède se ferait en douce étant donné leurs similarités : climat et nature. J’avais raison, bien qu’il y ait aussi des différences. » Après plus de trois années en Suède, Ariane, en bonne observatrice, a noté certains traits propres aux Suédois. « Ils détestent les confrontations. Les discussions vives peuvent être perçues comme des conflits et les rendent inconfortables. S’ils sentent que leur opinion va amener de la controverse, ils ont de la difficulté à l’exprimer. D’ailleurs ma franchise les fait parfois sursauter, dit-elle avant d’ajouter : Ils sont tout de même tolérants vis-à-vis des cultures étrangères ». Adieu confort Aller faire de la recherche ailleurs équivaut à mettre son confort de côté pendant un certain temps. « J’ai passé mes deux premières années à Stockholm dans un appartement de 21 mètres carrés. À 560 $ par mois, et c’était vraiment pas cher », indique Ariane. Son minuscule appartement avait l’avantage de l’obliger à sortir pour se changer les idées, une chose facile dans cette ville qui compte son lot de petits cafés, de bistros, de musées et de nombreux vastes espaces verts faisant la fierté des Suédois. De plus, comme son appartement se trouvait dans un complexe destiné aux post-doctorants étrangers, elle a pu y rencontrer d’autres chercheurs. « Je croyais que j’allais rester plus longtemps dans mon coin. Mais je me suis rapidement créé un réseau d’amis. » Elle le dit comme un slogan : « Avoir son argent, c’est gagnant ». Même pour les étudiants suédois, il n’y a que très peu de bourses disponibles. C’est donc d’autant plus difficile d’accéder à ces bourses lorsqu’on est étranger. Avis à ceux qui souhaitent faire de la recherche en Suède : mieux vaut s’adresser aux organismes québécois et canadiens. Et si un laboratoire suédois vous engageait, il faudrait prévoir un prélèvement de 30 % en taxes... |
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Atlas des plantes des villages du Nunavik, Marcel Blondeau, Claude Roy, Alain Cuerrier et Institut culturel Avataq, Éditeur Multimondes, 2004, 644 p. ISBN 2-89544-051-4
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