Pluie de science www.spst.org/pluiedescience/0905 Version complète
Éditorial Sous leurs apparences, qu’elles soient sérieuses, rangées ou décontractées, les scientifiques cachent quelque chose… leur deuxième, troisième, voire quatrième personnalité! Oui, de nombreux scientifiques souffrent de l’étrange syndrome de la personnalité multiple. Tandis qu’ils bûchent pour trouver de nouvelles formules savantes, qu’ils se creusent les méninges sur un problème irrésolu, qu’ils tentent de comprendre et de décortiquer le monde, ils sont tout à la fois voyageurs, peintres, animateurs, musiciens, écrivains, sportifs,… Loin d’être un handicap, ces nombreuses facettes de leur nature viennent compléter et même renforcer leurs qualités de chercheur. Pluie de science, qui entame cet automne sa troisième année d’existence, a décidé de vous présenter ces scientifiques sous un jour différent dans une grande série intitulée Scientifique vos papiers! Pour ce premier numéro, nous vous proposons de rencontrer des chercheurs qui, soit pour étudier, soit pour travailler, doivent se rendre bien loin de chez eux. Dès lors, ils doivent s’adapter à d’autres cultures, à d’autres façons de faire et parfois même apprendre une nouvelle langue. Les voyages ne forment pas que la jeunesse… Puisque l’Année Internationale de la physique décrétée par l’UNESCO se poursuit, il en va de même pour notre dossier La physique sous toutes ses coutures. Vous découvrirez qu’un scientifique peut aussi être un grand amateur de sport et qu’il peut y avoir une bonne dose de sciences physiques dans le baseball! La médiation scientifique conserve une place de choix dans Pluie de science et c’est la raison pour laquelle nous vous offrons la nouvelle section Décliner la science. Celle-ci tentera de décortiquer différents vecteurs de culture scientifique. Nous commençons, ce mois-ci, par faire l’autopsie d’un musée de science, en l’occurrence le Centre des sciences de Montréal. Vous ferez ainsi une visite très différente… Tout le monde connaît des idées reçues, ces clichés qui semblent se répéter sans cesse. Nous avons voulu faire de ces Idées reçues un point de départ, afin de vous permettre d’explorer un domaine scientifique et de susciter la réflexion. Nous vous présentons ensuite un producteur de science qui vient éclairer notre lanterne. Vous trouverez en plus des propositions de sites Internet, de livres et de dossiers thématiques de Kaléidoscope. Dans ce numéro, c’est de physique dont
il est question, ainsi que du Centre de démonstration en sciences
physiques de la ville de Québec. Cette fois, nous nous penchons sur les techniques en soins animaliers. Vous découvrirez une jeune préposée aux soins animaliers au Biodôme qui bichonne des chauves-souris! Grâce à nos suggestions de sites Internet à consulter, vous n’aurez plus jamais d’idées reçues sur ces petites bêtes de la nuit. Quant à notre dossier Actualité, il porte sur le programme de bourses À la découverte des étoiles, mis sur pied afin d’encourager les jeunes à poursuivre des études en science. Une belle initiative qui porte fruit. Finalement, nous découvrirons ensemble ce qui se passe ailleurs dans le monde, tout en saluant au passage Jules Verne, à l’occasion du centenaire de la mort. De fait, notre dossier baptisé Le tour du monde en 80 jours vous emmène dans de lointaines contrées. Ce mois-ci : partons pour l’Allemagne où l’on fête en ce moment l’Année Einstein. Je cède désormais la place à Anne Fleischman qui nous revient toute pimpante d’un joyeux et beau congé de maternité. Merci à tous et à toutes pour votre confiance et votre fidélité. N’oubliez pas de nous écrire pour vos commentaires et suggestions! (af@spst.org) Vanessa Quintal ***
Scientifique vos papiers! Les scientifiques ne font pas qu’explorer les territoires inconnus de la science, mais doivent souvent devenir de véritables voyageurs, au sens propre. Que ce soit pour assister à des congrès, accéder à de l’équipement de pointe ou observer leurs sujets d’étude : la recherche scientifique fait voir du pays! Réalités de chercheurs en territoire étranger… Comme dans un film… Il y a maintenant un an que Jacinthe Gingras a commencé son post-doctorat au département de biologie moléculaire et cellulaire de l’Université Harvard, au Massachusetts. Sa mission consiste à boucler ses travaux sur la formation des synapses en deux années, maximum trois. D’après Jacinthe, il est nécessaire de s’expatrier pour réaliser un bon post-doctorat et, du coup, se constituer un solide dossier de chercheur. « Il y a ce courant de pensée, du moins au Québec, qui veut que l’on doive quitter son nid pour montrer à un éventuel employeur qu’on est capable de s’intégrer à une nouvelle équipe de chercheurs. Ça compte lorsqu’on fait des demandes de bourses, indique-t-elle. Un post-doc à l’étranger permet aussi d’échanger des idées, de travailler avec d’autres techniques et de ramener de nouvelles connaissances ». C’est d’autant plus important dans son cas qu’elle souhaite ensuite travailler à Montréal et non pas n’importe où dans le monde comme beaucoup sont prêts à le faire. La jeune femme, début trentaine, est confiante d’accomplir sa mission, considérant les importantes ressources matérielles dont elle dispose et les « cent watts » avec qui elle partage le laboratoire d’Harvard. Elle cache d’ailleurs mal son amusement sur un aspect particulier au campus : « Dernièrement, j’étais assise dans le métro et j’ai vu toutes ces caricatures typiques de “nerds”. Il y en a beaucoup! Mon dieu, j’en suis une aussi! Il y avait même un étudiant avec un ruban autocollant sur ses lunettes, le nez plongé dans un gros livre. Comme dans un film… » Suède et Québec : même climat! Ariane Ménard reconnaît aussi l’importance de s’expatrier pour ajouter de la valeur au post-doctorat en neurologie qu’elle complète à l’Institut Karolinska à Stockholm. « C’est la meilleure chose à faire pour la carrière. Mais je voulais aussi connaître une nouvelle culture et améliorer mon anglais. Je me disais que la transition entre le Québec et la Suède se ferait en douce étant donné leurs similarités : climat et nature. J’avais raison, bien qu’il y ait aussi des différences. » Après plus de trois années en Suède, Ariane, en bonne observatrice, a noté certains traits propres aux Suédois. « Ils détestent les confrontations. Les discussions vives peuvent être perçues comme des conflits et les rendent inconfortables. S’ils sentent que leur opinion va amener de la controverse, ils ont de la difficulté à l’exprimer. D’ailleurs ma franchise les fait parfois sursauter, dit-elle avant d’ajouter : Ils sont tout de même tolérants vis-à-vis des cultures étrangères ». Adieu confort Aller faire de la recherche ailleurs équivaut à mettre son confort de côté pendant un certain temps. « J’ai passé mes deux premières années à Stockholm dans un appartement de 21 mètres carrés. À 560 $ par mois, et c’était vraiment pas cher », indique Ariane. Son minuscule appartement avait l’avantage de l’obliger à sortir pour se changer les idées, une chose facile dans cette ville qui compte son lot de petits cafés, de bistros, de musées et de nombreux vastes espaces verts faisant la fierté des Suédois. De plus, comme son appartement se trouvait dans un complexe destiné aux post-doctorants étrangers, elle a pu y rencontrer d’autres chercheurs. « Je croyais que j’allais rester plus longtemps dans mon coin. Mais je me suis rapidement créé un réseau d’amis. » Elle le dit comme un slogan : « Avoir son argent, c’est gagnant ». Même pour les étudiants suédois, il n’y a que très peu de bourses disponibles. C’est donc d’autant plus difficile d’accéder à ces bourses lorsqu’on est étranger. Avis à ceux qui souhaitent faire de la recherche en Suède : mieux vaut s’adresser aux organismes québécois et canadiens. Et si un laboratoire suédois vous engageait, il faudrait prévoir un prélèvement de 30 % en taxes... Une femme et des étoiles Sans le savoir, en amorçant ses études en astronomie, Cédric Foellmi avait fait les bons choix pour multiplier les déplacements en territoire étranger. « En général, les universitaires doivent sortir du pays à quelques reprises durant leurs études supérieures. En astronomie, en plus des conférences, il faut se rendre en mission d’observation, explique-t-il. Comme je m’intéresse aux étoiles des nuages de Magellan, visibles uniquement de l’hémisphère sud, je dois aussi m’y rendre pour les observer. Je n’ai pas le choix! », lâche-t-il en riant. Originaire de Genève, Cédric débarque au département de physique de l’Université de Montréal en 1998 pour y faire son doctorat. Après quatre ans d’études, il s’est rendu à deux reprises en Argentine, trois fois en Afrique du Sud et deux fois au Chili. Mais le temps est déjà venu, en 2002, de remballer ses effets personnels pour se rendre au Chili rejoindre sa femme, une astronome française dont il a fait la connaissance à Montréal. Une fois installé à Santiago, il décroche un emploi à l’observatoire de La Silla, perché dans la Cordillère des Andes à quelque 500 km au nord de la capitale chilienne. Il poursuit donc l’observation des étoiles en plus d’assister les astronomes visiteurs. Intégration et culture Pour un Suisse romand, il est facile de prendre part à la vie culturelle de Montréal qui se déroule majoritairement en français. Il en va autrement à Santiago. « J’ai appris l’espagnol quand je suis arrivé et aujourd’hui je me débrouille bien. Je dois toutefois redoubler d’effort au théâtre, au cinéma ou lorsque je rencontre des gens. Cet effort est encore plus grand lorsque je reviens fatigué de La Silla », mentionne Cédric. Le travail de nuit à 2000 mètres d’altitude et durant, en moyenne, une dizaine de jours consécutifs est physiquement éprouvant. « Je n’ai pas forcément envie de sortir en revenant de ces turnos, comme on les appelle ici. Ils entrecoupent toujours la vie et ne facilitent pas l’intégration. » Cédric comble sa soif de culture par de la littérature française et de la musique. « À Montréal, les librairies sont ouvertes tard en soirée, il est facile de trouver ce qu’on cherche. À Santiago, le choix est très restreint. On trouve du Victor Hugo, Sartre,… essentiellement des classiques ». Pour se satisfaire, Cédric et sa femme ont donc adopté la stratégie suivante : « Habituellement, nous plaçons une commande sur amazon.fr juste avant de rentrer en Europe. Sinon, nous effectuons nos achats sur place. Nous revenons ensuite à Santiago chargés de gros paquets de livres et de disques. Nous en avons pour environ six mois ». Contrairement à Montréal, Santiago ne se laisse pas facilement explorer. Les transports sont chaotiques et la ville aussi bruyante que polluée, d’où le grand intérêt de Cédric Foellmi pour la nature chilienne. Des conseils pour quiconque s’arrête au Chili? « Il faut une bonne paire de chaussures de marche pour se balader dans les montagnes et les plateaux du nord ou encore dans les forêts immenses et sur les volcans triangulaires presque parfaits au sud. » Les fleurs du Grand-Nord Pendant plus d’une vingtaine d’années, Marcel Blondeau a séjourné dans tous les villages du Nunavik. Ne serait-ce que pour la conception du temps qui prévaut là-haut, il considère le Grand-Nord du Québec comme un territoire étranger. « Pour les Inuits, dit-il, une seule aiguille suffit sur les montres : la petite. » L’auteur de l’Atlas des plantes des villages du Nunavik n’est pas chercheur, mais plutôt un passionné qui a réalisé un projet colossal : répertorier et photographier plus de 400 végétaux qui peuplent le Grand-Nord et certaines régions du Québec, dont le Parc de la Gaspésie. Chaque été, il a visité un ou deux villages pour une durée variant entre deux et cinq semaines. « C’est un hobby qui s’est transformé en passion », dit-il. Peut-on compter sur les transports aériens du Nunavik? « Le transporteur Air Inuit, qu’on appelle aussi Air May Be, est très efficace. Ils ont de bons pilotes, mais comme eux aussi sont à l’heure du Nord, il faut s’y faire. On ne sait pas toujours si l’avion va partir ou même s’il se posera… », répond Marcel Blondeau, presque sérieux. Il se souvient d’un vol en particulier qui devait l’amener à Poste-de-la-Baleine près de la baie d’Hudson. À deux reprises, l’avion dut rebrousser chemin puisqu’il était impensable qu’il atterrisse à travers une épaisse brume. Le problème, c’est que celle-ci se forme près des côtes, là où se trouve la majorité des villages du Grand-Nord. « Je commençais à m’énerver pour tout ce temps perdu. Mais je me suis repris en me disant que la météo de ces régions est changeante et d’autant plus difficile à prévoir à l’arrivée », raconte-il aujourd’hui avec sagesse. Au passage, Marcel Blondeau pose les bases d’un séjour fort agréable. « Il faut se mettre à l’heure du Grand-Nord, s’intéresser à la culture inuit et, dans la mesure du possible, participer aux activités du village. Pour le reste, chacun vit sa propre expérience. » Y aurait-il dans ces lignes une vérité pour quiconque se rend en territoire étranger?
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La physique sous toutes ses coutures Physicien chevronné et spécialiste de la supraconductivité, Patrick Fournier, de l’université de Sherbrooke, s’intéresse à un sujet brûlant. Comment les joueurs de baseball réussissent-ils à fracasser aussi souvent le record des circuits établi en 1961 par Roger Maris? La question peut sembler anodine. Son explication physique pourrait néanmoins vous surprendre. Le baseball est le passe-temps national des Américains; c’est aussi l’obsession de Patrick Fournier, membre du Regroupement québécois sur les matériaux de pointe ainsi que du programme sur les matériaux quantiques de l’Institut canadien de recherches avancées. Son expérience en tant que receveur – il a joué pendant 20 ans à tous les niveaux – lui a permis d’apprécier la grande panoplie de phénomènes physiques se rattachant à la pratique de ce sport. « Tout comme la calligraphie, frapper une balle de baseball est un art d’une précision incroyable, raconte-t-il. En particulier pour obtenir le fameux coup de circuit. » Dans ses temps libres, le chercheur a dépouillé de multiples documents et a effectué des simulations numériques qui l’ont mené à la conclusion suivante : les records de coups de circuit seraient affaire de hauteur des coutures sur les balles. Rien de plus scientifique! Question de friction Le tout repose sur la friction de l’air, qui affecte grandement le mouvement de la balle. À une certaine vitesse, l’écoulement de l’air autour de la balle connaît un changement subtil qui peut transformer les performances du frappeur. « Entre 50 et 80 km/h – une vitesse faible pour un lanceur professionnel – le coefficient de friction de l’air sur la balle est constant, explique le chercheur. Mais si on dépasse ce stade et qu’on atteint des vitesses entre 80 et 130 km/h, la rugosité de la balle combinée à sa rotation entraînent une modification substantielle de l’écoulement de l’air. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la friction de l’air n’augmente pas, elle diminue. L’effet est contre-intuitif! » Dans les faits, l’écoulement de l’air autour de la balle passe d’un régime laminaire à basse vitesse à un régime turbulent à haute vitesse. C’est la rugosité causée par les coutures qui entraîne la balle dans ce régime turbulent. Ainsi, dans un certain intervalle de vitesse, plus la rugosité est importante, plus la friction de l’air est faible. « On peut faire l’analogie avec la balle de golf. Celle-ci ne volerait pas très loin si elle n’avait pas tous ces petits trous sur sa surface. L’absence de rugosité sur la balle de ping-pong a l’effet contraire. Elle peut atteindre de grandes vitesses, mais elle ralentit rapidement. » Une pluie de balles! Patrick Fournier pense en fait que si les balles de baseball pleuvent plus souvent dans les gradins aujourd’hui qu’à l’époque de Roger Maris, c’est en partie à cause de la façon dont elles sont fabriquées. « Jusqu’à tout récemment, les balles étaient cousues à la main. Leur qualité pouvait être sujette à des variations statistiques non négligeables. Maintenant, elles sont assemblées par machines et statistiquement, elles sont presque identiques. Par ailleurs, leurs coutures sont différentes et un peu plus proéminentes. Ajoutons à cela que les joueurs sont "programmés" à frapper la même balle de la même façon. Toutes ces petites différences peuvent placer la balle une dizaine de mètres plus loin. » S’il sait atteindre les vitesses adéquates, le lanceur peut tirer avantage de la friction de l’air. « Pour le lanceur, renchérit Patrick Fournier, le plus difficile est de dépasser le stade critique des vitesses. Quelques km/h de plus font toute la différence, mais atteindre ces km/h supplémentaires exige bien des efforts. Personnellement, j’ai découvert tout cela un peu trop tard! » Conseils d’un scientifique Petit conseil pour les amateurs de baseball qui
croient pouvoir lancer à des vitesses de 120 km/h ou plus. Pour
tirer profit de la friction de l’air sur la balle et augmenter sa
vitesse, agrippez-la avec les trois premiers doigts de la main, en comptant
le pouce. Le pouce doit être placé sous la balle. Les deux
autres doigts, eux, doivent former un « v » sur
le dessus. Il faut croiser les doigts en travers des coutures et non les
placer de façon parallèle à celles-ci. En saisissant
la balle de cette façon, une fois lancée elle tournera dans
le « bon sens » et ses coutures entreront en contact
avec l’air quatre fois par rotation plutôt que deux, comme
dans le cas où les doigts seraient parallèles aux coutures.
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Décliner
la science Pas toujours évident de rendre compréhensible au commun des mortels le genre de sentiments que seul un scientifique peut éprouver et que seule la science peut lui donner. Tel est toutefois le défi des musées de sciences… Comment la science se communique-t-elle au musée? Quels sont les processus de médiation mis en oeuvre entre les visiteurs et les objets présentés dans une exposition scientifique et technologique? Voici quelques réponses provenant du Centre des sciences de Montréal, première véritable « maison des sciences » au Québec qui vient de célébrer son cinquième anniversaire de naissance! Quelques règles immuables Il y a quelque chose d’étourdissant à prendre connaissance des règles du jeu qui déterminent la communication muséologique :
Le défi consiste donc, pour le vulgarisateur scientifique, à exercer son métier dans ce contexte bien particulier. Le texte Dans ces conditions, que faire du texte, véritable « patate chaude » en cette ère de la dictature de l’image? Au Centre des sciences de Montréal (CSM), les traditionnels panneaux d’interprétation sont assez rares, mais le texte n’a pas pour autant disparu. Les panneaux ont été remplacés, dans la plupart des cas, par un livret-guide mobile aux allures de grand menu de table : quatre pages plastifiées contenant à la fois la présentation du sujet et les directives à suivre. « Je ne suis pas du tout d’accord avec ceux et celles qui disent que le texte n’est pas important en muséologie, affirme Carole Pauzé, directrice des expositions. Dans un contexte d’exposition, poursuit-elle, le texte, c’est de l’essence de vanille : peu de mots, c’est vrai, mais chacun d’eux est choisi avec un soin extrêmement méticuleux. De la haute distillation! » « L’écrit est l’élément fondateur de l’exposition », avance pour sa part le professeur en communications de l’Université du Québec à Montréal, Bernard Schiele, dans son ouvrage Le Musée de sciences. « Il est présent à tous les moments clés : du programme aux documents d’accompagnement. Cette omniprésence nous rappelle qu’en arrière-plan, c’est le langage qui est à l’œuvre. » Cette idée est partagée et mise en œuvre par Louise-Julie Bertrand, la chef des expositions du CSM : « Le texte est tellement important que l’ensemble de nos activités interactives ont été conçues en fonction de lui. Car du texte découle toute la façon d’appréhender l’activité. » Code génétique d’une expo Le texte ne vient jamais seul au devant du visiteur. Il n’est qu’un des éléments d’une stimulation globale articulée autour de quelques grands principes. Ceux-ci, au CSM, ont été coulés, dès 1998, dans un document judicieusement appelé Le code génétique, et dont les gènes majeurs sont l’authenticité, la transparence et surtout l’interactivité. En entrant dans la salle Technocité du CSM, rapidement un îlot multi-interactif attire notre attention. Sous le thème de « la puce électronique et le microprocesseur », trône une petite puce, mais pas n’importe laquelle… Celle-là même que Marc Garneau emporta dans l’espace. Nous pouvons également nous pencher au-dessus d’un microscope afin d’admirer, d’un peu plus près, une autre puce. Des images vidéo nous permettent en plus d’assister à la fabrication de ces puces en usine. Enfin, des jeux de manipulation, notamment autour du langage binaire, s’offrent à nous. Tout ça autour d’un seul îlot! « Chaque fois, les thèmes d’exposition sont “éclatés”, explique Michel Groulx, chef de la recherche et des contenus, afin de multiplier les points de vue sur l’objet et de solliciter l’ensemble des sens. » Louise-Julie Bertrand renchérit en affirmant que l’exposition favorise ainsi un contact direct entre le visiteur et l’objet, d’où l’importance de la notion d’authenticité. « Si j’ai la possibilité d’avoir la vraie puce que Marc Garneau a apporté dans l’espace, ça vaudra bien mieux qu’une photo de la même puce glanée sur Internet. » Quant à l’interactivité, elle se déploie à travers toute une panoplie d’outils et de modalités, notamment l’exploration (découverte par les sens), le jeu-questionnaire, le casse-tête (invitation à résoudre un problème intellectuel ou manuel), la simulation ou encore l’expérimentation. Il est bien loin le musée-objet, qui a longtemps eu cours… Comme si c’était vrai « Si vous me reposez la question de départ – comment communique-t-on un contenu dans un musée de sciences?, s’interroge Louise-Julie Bertrand. Je vous dirais spontanément : en faisant vivre une expérience au visiteur dans un espace donné ». Récemment, les visiteurs du CSM ont pu vivre une telle expérience… et qu’elle expérience! Engouffrés dans une salle aux lumières tamisées – un espace tout en ombre et en pénombre – ils sont invités à faire l’autopsie d’un meurtre. En fait, le public doit élucider lui-même un meurtre en déterminant un coupable à partir d’indices qu’il analyse en franchissant neuf îlots-labo. Ces mêmes laboratoires sont utilisés tous les jours par les experts en homicide : analyse de fibres, biométrie, chimie-toxicologie, génétique, balistique, archives, etc. Le visiteur a d’ailleurs accès à la scène du crime et on lui a même concocté une salle d’autopsie. « À ce niveau-là, le designer devient véritablement un maillon crucial de l’équipe de réalisation, explique Louise-Julie Bertrand. C’est lui qui nous aide à trouver le ton juste, à définir une ambiance, des couleurs, des matériaux. Avec lui et avec une infinité d’autres acteurs : producteurs d’audiovisuels, de multimédias, illustrateurs, photographes, menuisiers, rédacteurs et graphistes, nos idées, nées d’une rigoureuse recherche et d’une réflexion soutenue sur les moyens de les présenter, peuvent finalement être concrétisées. » Casser le moule L’équipe du CSM prépare actuellement, pour 2007, le premier grand renouvellement de ses expositions permanentes. « On s’est fait reprocher au cours des années que nos trois salles étaient trop semblables, qu’elles proposaient aux visiteurs le même type d’expérience, autour de modèles interactifs. Nous avons donc décidé que nous allions varier les expériences et les espaces », affirme la directrice des expositions, Carole Pauzé. Pour ce faire, le travail s’accomplira à l’envers : « Nous voulons casser le moule! » lance Michel Groulx. « Au lieu de construire nos expositions en se basant sur des contenus, nous partirons plutôt d’un type d’expérience – émotive, cognitive, sensitive – à faire vivre aux visiteurs. » Ces expériences appelleront ensuite des contenus, des couleurs et des ambiances. Pour l’instant, quatre types d’expériences ont été pressentis : rêver, réfléchir, comprendre et agir. Il est déjà question d’un grand « souk » d’éléments interactifs pour la salle « comprendre », et d’une salle de presse, avec bulletins de nouvelles et scientifiques invités, pour l’espace « réfléchir ». Ces nouvelles façons de concevoir la médiation scientifique aideront-elles le visiteur à apprendre plus et mieux au musée? « Nous tombons ici dans un autre débat : est-ce qu’une expérience muséologique est là pour faire apprendre? », questionne Michel Groulx. « Ici, nous aimons mieux se fixer comme objectif que le visiteur avance d’un pas vers l’appropriation des sciences et des technologies. » Un petit pas pour la science, mais un grand pas pour le visiteur!
Quelques lectures pour en savoir plus : Schiele, Bernard, Le Musée de sciences, L’Harmattan, 2001. Schiele, Bernard et Réal Jantzen, Les territoires de la culture scientifique, Presses universitaires de Lyon et Presses de l’Université de Montréal, 2003. Schiele, Bernard et Emlyn H. Koster (sous la direction de), La révolution de la muséologie des sciences, Presses universitaires de Lyon et Multimondes, 1998. ***
Yvon Fortin l’entend souvent cette idée reçue. Pourtant, après avoir rencontré ce passionné de sciences physiques, rares sont ceux qui osent la répéter. « Ce n’est pas tant la matière comme telle qui est difficile, mais le fait qu’il faille avoir un intérêt pour elle. À partir de là, ça devient passionnant! » Toutes sortes d’idées que l’on croit être des évidences sont démontées par les lois de la physique. Ainsi, la physique nous apprend qu’on ne voit pas toujours ce que l’on regarde. « Lorsque l’on regarde un coucher de soleil, nous croyons voir l’instant précis où le soleil tombe sous l’horizon, mais en fait il est déjà sous l’horizon depuis un moment. » Saviez-vous aussi que pour avancer, il faut que le plancher nous tire vers l’avant? Un autre phénomène que M. Fortin se fait une joie de nous expliquer. Une joie vraiment communicative! ***
Les idées reçue… sur la
physique La physique mise en scène Il y a huit ans, un professeur de physique du Collège François-Xavier-Garneau, à Québec, obtenait un million de dollars pour transformer un ancien gymnase en quelque chose de tout à fait nouveau : un terrain de jeux nouveau genre, réservé à la découverte et à la gymnastique… intellectuelle! Ainsi naissait, au printemps 1998, le Centre de démonstration en sciences physiques (CDSP). Sièges en gradins, scène circulaire pivotante, système de projection… Dans cet amphithéâtre multimédia, le professeur Yvon Fortin a tout ce qu’il faut pour animer les « conférences-démonstrations » scientifiques qui font sa renommée. « J’essaie de présenter des phénomènes courants sous un nouvel angle », explique M. Fortin, qui est à la fois le fondateur et le principal animateur du CDSP. La science en spectacle À l’aide de montages étonnants, entièrement fabriqués sur place, il réalise une foule d’expériences qui permettent au public d’observer directement toutes sortes de phénomènes physiques. Pour démontrer la période d’oscillation, les forces et l’accélération, par exemple, un spectateur sera suspendu au plafond pour devenir pendule humain. Les spectateurs peuvent aussi suivre aisément les manipulations plus fines sur l’écran géant, par caméra interposée. « L’idée, c’est de rendre la nature accessible à l’œil et aux sens », dit Robert Plamondon, le directeur du CDSP. Après Main basse sur le son l’an dernier, le Centre présente Main basse sur la lumière aux groupes du secondaire. Il a fallu des mois de travail pour monter la présentation : non seulement pour produire les montages, mais aussi pour créer le scénario et la mise en scène, afin que le tout soit cohérent. « On peut dire que c’est la science en spectacle, concède Robert Plamondon, mais ce n’est pas un show de science. Tout est très rigoureux, les conférences sont très bien documentées. » Attention, toutefois : les conférences du CDSP ne pourront jamais remplacer l’enseignement traditionnel. « Nous offrons un complément à ce qui se fait en classe », insiste M. Plamondon. « Dans Main basse sur la lumière, on ne fait pas un cours d’optique, renchérit Yvon Fortin. On va plutôt montrer l’intérêt de comprendre l’optique. » Cela se fait notamment en démystifiant la technologie, souligne M. Plamondon. « On s’arrête souvent à l’outil sans comprendre le phénomène qui est derrière. Or, la plupart des principes que nous utilisons dans les gadgets actuels ont des centaines d’années d’histoire! » Raconter l’histoire des sciences Cet aspect historique est au cœur des présentations d’Yvon Fortin. « À l’école, on enseigne les théories acceptées, mais pas le chemin qui a été parcouru pour y arriver, constate-t-il. Mais c’est normal : avec les exigences du programme, les profs n’ont pas le temps. » Au CDSP, justement, on a le temps. Dans Main basse sur la lumière, on consacre donc une vingtaine de minutes à reproduire, à l’aide de prismes et de lentilles, les expériences d’Isaac Newton. Le public ressent lui-même l’émerveillement du chercheur au moment où il découvre que toutes les couleurs de l’arc-en-ciel se cachent dans la lumière blanche. « Ça permet de montrer aux jeunes tout le plaisir qu’on peut ressentir à relever des défis en science », se réjouit Yvon Fortin. Selon le pédagogue, cette approche est beaucoup plus susceptible d’attirer les jeunes vers des carrières scientifiques que si nous leur parlons constamment de développement économique et de « carrières d’avenir ». « On insiste beaucoup trop selon moi sur le caractère héroïque des scientifiques qui créent des technologies pour améliorer le sort du monde. Mais ce n’est pas là-dedans qu’on se réalise. Une fois qu’on a trouvé une solution au problème, on s’attaque au prochain. C’est comme les alpinistes qui vont de montagne en montagne. Ce qu’ils aiment, c’est grimper. » Un projet qui remonte à loin Yvon Fortin a imaginé le CDSP pour la première fois en 1986. Il lui a fallu une douzaine d’années de démarches avant d’obtenir les ressources nécessaires pour le mettre sur pied. Pendant ce temps, il en a profité pour créer des montages et perfectionner son approche. Festivals scientifiques, congrès professionnels, événements spéciaux, il s’est exercé à de multiples occasions. « Je pensais bien que ça marcherait, mais il fallait tester le concept », raconte-t-il. La démarche a été concluante. Élèves, touristes, travailleurs, son approche séduit tous les publics. Le secret? Faire appel à l’intelligence des gens. « De nos jours, à l’école, nous incitons beaucoup les jeunes à poser des questions. Moi, je les incite à SE poser des questions et à trouver eux-mêmes les réponses. Mon but n’est pas d’étaler mes propres connaissances, c’est que le public puisse suivre, sans se sentir exclu. Évidemment, après, les gens ne sont pas nécessairement capables de tout expliquer, mais au moins, ils savent que les notions sont à leur portée. » Des applications bien concrètes Faire le pont entre les sciences physiques et leurs applications, montrer que la science est partout, c’est la passion d’Yvon Fortin. Ce pédagogue hors pair se fait donc un point d’honneur de collaborer régulièrement avec les enseignants des autres départements, qu’il s’agisse de mettre en scène la caverne de Platon pour le cours de philosophie, d’illustrer différents principes sur la lumière pour les étudiants d’art et de cinéma ou de démontrer l’importance de l’éclairage sur la perception des couleurs aux étudiants en design d’intérieur. Et même les étudiants en sciences sont parfois étonnés... « Le jeune médecin qui me dit ne pas avoir besoin de son cours de physique ne réalise pas que la pression artérielle est un concept basé sur la physique. » Et comment faire passer un électrocardiogramme à un patient sans l’oscilloscope qui mesure les impulsions électriques du cœur? « Notre prochaine cible, c’est le grand public, déclare Robert Plamondon. Nous espérons débuter une série de grandes conférences dès l’an prochain, afin de développer la compréhension et l’esprit critique du public à l’égard des enjeux scientifiques. » Si on se fie au succès remporté jusqu’à maintenant par l’équipe du CDSP, les gens de la capitale ont de quoi se réjouir!
Reportage sur Yvon Fortin à l’émission
Découverte : Le CDSP et les profs du primaire : http://www.sciencepourtous.qc.ca/bulletin/2002/77/article2.html ***
Les idées reçues…
sur la physique Plein d’expériences! Animations sur l’atome Voyage au centre de l’atome La physique en quelques clics Marie Curie Antimatière : miroir de l’Univers Discutez avec Einstein La physique c’est fantastique! Musée de la physique Le pendule de Léon Foucault ***
Les idées reçues… sur
la physique Puisqu’il est question de la belle région de la Capitale-Nationale, qui d’autre que les bibliothécaires de ce coin de pays pour nous suggérer quelques lectures jeunesse complémentaires sur le thème de notre dossier : la physique. Voici donc les propositions éclairées de nos complices de la grande Bibliothèque Gabrielle-Roy de la ville de Québec. Albert Einstein Le nouveau monde de M. Tompkins Des physiciens de A à Z Newton et la gravitation, je connais! Péplum Einstein Étonnantes mesures Les gaz, les liquides et les solides Voyage extraordinaire : Au cœur de
l’atome La force du berger ***
Les idées reçue…
sur la physique Découvrez les producteurs d’outils en science et en technologie dans la Capitale-Nationale. D’un seul coup d’œil, les tableaux qui suivent vous permettront de repérer les activités qui correspondent le mieux à vos besoins.
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| Activités offertes sur Kaléidoscope |
Pluie
de science No 18, Septembre-Octobre 2005 www.spst.org/pluiedescience |
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Primaire |
Secondaire |
Cégep |
Grand
Public |
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| Association ministère du Québec inc. |
Du roc au métal |
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| Boîte à science |
Défi apprenti génie, finale régionale de Québec et de Chaudière-Appalaches |
Compétition |
26 mai 2005 au 26 mai 2005 |
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Défi génie inventif, finale régionale de Québec et de Chaudière-Appalaches |
Compétition |
3 mai 2005 |
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Effervescience : de l'invention en action |
Concours |
Septembre 2004 à mars 2005 |
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Expo-sciences Bell, finale régionale de Québec et de Chaudière-Appalaches |
Concours |
17 mars 2005 au 20 mars 2005 |
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La Salle de découvertes |
Exposition interactive |
En tout temps |
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La Tournée des carrières TechnoScientifiques |
Atelier éducatif |
15 février 2005 au 23 juin 2005 |
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Stage de formation Pop science |
Stage |
En tout temps |
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Stage Passion Science |
Stage |
Avril 2005 |
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| Camp Le Manoir |
Astronomie |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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Géomorphologie de Charlevoix |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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L'astroblème de Charlevoix |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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La «Chimie magique» |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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Le sentier écologique |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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Les baleines du Saint-Laurent |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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Les papillons |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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Roches et minéraux |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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| Camp O Carrefour |
À la découverte de la nature |
Camp de sciences |
En tout temps |
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| Cap-à-l'Aigle, Village des Lilas |
Les Jardins du cap à l'Aigle |
Visite libre |
Juin 2005 à octobre 2005 |
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| Cégep de Sainte-Foy |
Pour un avenir branché, suivez le guide |
Guide d'accompagnement |
En tout temps |
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| Cégep Limoilou – Campus de Québec |
Grandes rencontres |
Conférence |
En tout temps |
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Semaine des sciences et des technologies |
Séminaire |
25 avril 2005 au 29 avril 2005 |
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| Centre de démonstration en sciences physiques |
Enseigner les sciences au primaire |
Journée de formation |
En tout temps |
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Personnel enseignant |
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Main basse sur la lumière |
Conférence |
9 mai 2005 au 17 juin 2005 |
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Science et culture, forfait-découverte |
Visite libre |
9 mai 2005 au 17 juin 2005 |
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| Producteur | Outils | Typologie | Date | Préscolaire |
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Cégep |
Grand Public |
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Cégep |
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Public |
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| Centre de développement de la géomatique |
La géomatique : des carrières passionnantes |
Cédérom |
En tout temps |
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La géomatique : un monde à votre mesure |
Brochure |
En tout temps |
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| Centre de recherche en infectiologie |
Chercheur-e d'un jour : l'assurance d'une relève |
Stage |
20 septembre 2004 au 23 juin 2005 |
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| Centre écologique de Port-au-Saumon |
Camp d'été en sciences naturelles |
Camp de sciences |
26 juin 2005 au 27 août 2005 |
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Classes nature |
Expédition éducative |
9 mai 2005 au 23 juin 2005 |
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Séjour spécialisé sur les mammifères marins |
Camp de formation |
21 août 2005 au 27 août 2005 |
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| Chaire CRSNG / Alcan pour les femmes en sciences et génie au Québec |
Outils Pédagogiques Utiles en Sciences (OPUS) |
Site Internet |
En tout temps |
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| Club VEGA de Cap-Rouge |
Astronomie |
Conférence |
En tout temps |
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| Commission de la capitale nationale du Québec |
Médecine d'hier et de demain |
Visite guidée |
1er septembre 2004 au 23 juin 2005 |
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Québec : sciences et nature |
Visite guidée |
1er septembre 2004 au 23 juin 2005 |
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Québec une histoire de pierres |
Visite guidée |
1er septembre 2004 au 23 juin 2005 |
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| Commission géologique du Canada |
Géologie pour tous de la région de Québec |
Brochure |
En tout temps |
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Géopanorama de Montréal |
Affiche |
En tout temps |
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Géopanorama de Montréal |
Site Internet |
En tout temps |
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Géopanorama de Québec |
Affiche |
En tout temps |
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Géopanorama de Québec |
Site Internet |
En tout temps |
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Québec ville fortifiée : Patrimoine géologique et historique |
Journée de formation |
Octobre 2005 |
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Si la Terre m'était contée – Géologie de la réserve faunique de Papineau-Labelle |
Brochure |
En tout temps |
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Si la Terre m'était contée... La région de Québec sous la loupe des géologues |
Site Internet |
En tout temps |
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Si la Terre m'était contée... Une introduction aux sciences de la Terre |
Site Internet |
En tout temps |
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| Conseil de l'industrie forestière du Québec |
Fibrexpression |
Journal |
En tout temps |
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Le papier : découvrez les 5 étapes de fabrication |
Affiche |
En tout temps |
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Les 5 étapes de la transformation du bois |
Affiche |
En tout temps |
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Les métiers et les professions de l'industrie des pâtes et papiers |
Cédérom |
En tout temps |
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Performance environnementale – un portrait de l'industrie papetière québécoise |
Brochure |
En tout temps |
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| Producteur | Outils | Typologie | Date | Préscolaire |
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Cégep |
Grand Public |
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Public |
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| Éditions De Marque inc. |
L'école branchée |
Magazine |
En tout temps |
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L'infobourg |
Magazine |
En tout temps |
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| iXmédia |
Les météorites (I et II) |
Site Internet |
En tout temps |
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Objectif Mars |
Site Internet |
En tout temps |
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Y a-t-il de la vie sur Terre? |
Site Internet |
En tout temps |
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| La Maison des insectes inc. |
Atelier d'initiation à l'entomologie en classe |
Atelier éducatif |
En tout temps |
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Trousse d'élevage du polyphème d'Amérique |
Trousse pédagogique |
Avril 2005 à juin 2005 |
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Zoom sur les insectes |
Site Internet |
En tout temps |
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| La Maison Léon-Provancher |
Programme d'animation en sciences et en histoire |
Activité éducative |
En tout temps |
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| Les Clubs 4-H du Québec |
Douces sont les énergies renouvelables |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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Guide-type des rencontres |
Recueil d'activités |
En tout temps |
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Je pense donc j'agis écolo! |
Atelier d'animation |
En tout temps |
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L'arbre est mort, vive l'arbre – La vie de migraine |
Recueil d'activités |
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La boîte à lunch écologique |
Atelier d'animation |
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Le sens des insectes |
Atelier d'animation |
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Les mondes minuscules qui nous côtoient |
Atelier d'animation |
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Rallye forestier |
Recueil d'activités |
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Rallye raquette |
Panneaux d'interprétation |
En tout temps |
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Recto-verso |
Atelier d'animation |
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