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| Ce qui frappe en arrivant à la Ferme pédagogique Marichel, à Ste-Agathe-de-Lotbinière, ce n’est pas tant le charme paisible de l’endroit que les yeux lumineux des gens. C’est certain, vivre en harmonie avec les plantes et les animaux procure une joie contagieuse. Si, en plus, un séjour parmi les poules et les moutons permet de combler l’ignorance grandissante des plus jeunes à l’égard de leur alimentation, – non, les hamburgers ne poussent pas dans les congélateurs! – alors la mission pédagogique est magnifiquement remplie. |
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Agriculture scientifique « L’écologie et les rapports entre l’humain et son environnement sont les principaux thèmes mis de l’avant à la ferme », explique le directeur général Alain Massé, un biologiste ayant une maîtrise en éducation à l’environnement. Tout en prenant soin des bêtes ou en désherbant le jardin, les enfants acquièrent toutes sortes d’informations sur le comportement des animaux et sur certaines pratiques agricoles.
Par exemple, apprendre que la doryphore, la « bibitte à patate », mange spécifiquement les feuilles des plants de pomme de terre parce qu’elle y trouve un élément essentiel au développement de ses œufs. Puisque la ferme fait uniquement de l’agriculture biologique, aucun insecticide ou pesticide n’est utilisé : les enfants s’amusent donc à reconnaître les œufs et les doryphores adultes pour ensuite les retirer des feuilles des plantes. Mais d’où vient donc ce légume?
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« Les enfants sont toujours émerveillés de cueillir des légumes dans le jardin et de les manger ensuite au repas », explique Maria Lauzé, la chef de camp. Cette enseignante au primaire de 24 ans coordonne les activités et forme les moniteurs pour l’été. Elle s’assure qu’ils possèdent les informations nécessaires sur les animaux, les soins à leur accorder, l’agriculture etc. Ceux qui s’engagent à vivre sur la ferme à temps plein pendant l’été sont pour la plupart des diplômés universitaires dans les domaines de l’éducation, de l’éducation relative à l’environnement et de l’agronomie. Ils viennent d’horizons divers, mais tous sont impliqués dans la protection de l’environnement et passionnés par l’agriculture. |
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De la parole aux actes À la ferme Marichel, on ne fait pas que montrer des principes : on les vit. Par exemple, la nourriture biologique servie aux visiteurs est préparée avec les ressources de la ferme ou des produits locaux ou équitables. Une occasion de leur expliquer comment faire pousser des légumes sans produits chimiques. De plus, chaque été, les enfants sont invités à prendre un engagement moral envers une cause particulière. En 2005, par exemple, on a élaboré des activités et donné des informations sur les changements climatiques.
En un mot, en plus de s’y instruire, on y mange bien et on y participe à sa manière au développement durable. Voilà ce qui arrive quand culture scientifique et agriculture se rencontrent autour d’un potager…
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Si vous voulez en savoir plus sur le Doryphore de la
pomme de terre, le Dr Laurent LeSage d’Agriculture Canada vous
suggère les ressources suivantes : À lire également sur les insectes de nos jardins, utiles ou nuisibles : Les insectes de nos jardins par Stéphanie Boucher, Broquet, 2006.
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