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La tendance est nette : la biométrie et sa quincaillerie électronique pourrait bientôt remplacer les mots de passe et autres cartes magnétiques. Ces nouvelles technologies sont sous la loupe de chercheurs… et pas seulement des informaticiens. Les éthiciens, eux aussi, ont leur mot à dire sur la question.
Il existe plusieurs autres systèmes biométriques capables de reconnaître différents paramètres corporels. On trouve sur le marché des appareils effectuant la lecture de l’iris de l’œil dont le motif est unique à chacun. D’autres reconnaissent le visage ou lisent l’empreinte du pouce ou de l’index. Tout comme l’Université de Montréal, les institutions et entreprises du Québec doivent déclarer à la Commission d’accès à l’information leur intention de mettre en place un dispositif biométrique. Jusqu’à présent, seize déclarations (1) ont été déposées et elles proviennent à part égale des secteurs privé et public. (1) Information en date du 1er septembre 2006 |
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L’éthique à la rescousse |
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Conscient du développement rapide de la biométrie, le chercheur estime que le public doit prendre position dans ce débat citoyen. Il observe toutefois que celui-ci ne semble pas particulièrement préoccupé par la question. « Il faut s’informer et poser des questions pour que ces systèmes ne soient pas employés sans bonnes raisons », dit-il. La CEST a d’ailleurs publié à l’automne 2005 un document de consultation sur la biométrie. |
Contenir les abus Dans le dossier de la biométrie, la Commission d’accès à l’information veille à l’application de la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information, de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé. Pour l’heure, ces lois sont les seuls « outils » en vertu desquels il serait possible d’intervenir si on abusait de la technologie, par exemple en recueillant inutilement des renseignements personnels. Aucun organisme n’a encore la responsabilité d’encadrer la mise en place des dispositifs biométriques. |
Libérer sa mémoire Combien de mots de passe conservez-vous en mémoire? La boîte vocale, la banque, les comptes en ligne, l’accès Internet, le code d’accès de locaux, etc. Il n'en sera peut-être pas toujours ainsi. Sous son chapeau de consultant en sécurité, Benoît Gagnon indique que « dans la boîte à outils sécuritaires, la biométrie en représente un seul, mais d’une grande polyvalence. Elle est très utile pour éviter la multiplication des codes d’accès et éviter les pertes de temps liées à leur gestion. À longue, la biométrie serait un choix économique ». Un discours auquel les entreprises sont sensibles. De plus, cette technologie est utile au contrôle de certains locaux donnant accès à des produits dangereux ou à des médicaments d’ordonnance. La lecture de l’empreinte digitale a d’ailleurs été adoptée par quelques centres hospitaliers. |
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| Nuances Il ne faut cependant pas mettre dans le même panier toutes les technologies et il importe d’établir la nuance entre « identifier » et « authentifier » un individu. Par exemple, le système de l’Université de Montréal sert à identifier que vous êtes bien la personne qui possède un code donné. En bout de ligne, très peu d’informations sont nécessaires pour l’identification et, surtout, aucun renseignement personnel n’est exigé.
« Dans le cas où vos renseignements personnels auraient été modifiés par un pirate ou même par erreur, vous auriez à faire la preuve que vous êtes vous-même! » note Benoît Gagnon. « En comparaison, poursuit-il, imaginez que tous vos papiers soient volés : carte de crédit, passeport, permis de conduire et carte d’assurance maladie. C’est très long, complexe et coûteux de récupérer ses preuves d’identité. Si vous devez en plus récupérer un document biométrique, vous vous retrouverez dans la Maison des fous des Douze travaux d’Astérix... »
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La Commission de l’éthique de la science
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