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| Core Sample, North Design Office. Photo : Louise Tanguay, Jardins de Métis / Reford Gardens |
| Mots-clés : musique, Jardins de Métis, science |
| Pendant tout l’été et jusqu’au 30 septembre, Les Jardins de Métis, en Gaspésie, conjuguent botanique et expérience sonore. Parmi les 12 jardins contemporains présentés à la 8e édition du Festival international de jardins, quatre sollicitent autant les oreilles que les yeux. « Que ce soit par l’électronique ou par de simples cordes, les concepteurs ont intégré plusieurs sons étrangers à l’environnement naturel, l’objectif n’étant pas d’accaparer l’attention, mais plutôt de révéler le paysage, explique Lesley Johnstone, directrice artistique du Festival. Les visiteurs prennent ainsi conscience de la part de l’audible dans les jardins. » Promenade musicale surprenante. |
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| Cat's Cradle, Catalyse Urbaine, Gerard Leckey. Photo : Michel Laverdière, Jardins de Métis / Reford Gardens |
Jardin n° 1 : le Cat’s Cradle Le premier jardin est un instrument de musique en son entier. À l’instar du piano ou de la guitare, le Cat’s Cradle utilise des chambres de résonance, réalisées à partir de tables d’harmonie recyclées, ainsi que des cordes qui sont assemblées en treillis puis sont attachées aux arbres avoisinants. Un son est alors produit lorsque le vent fait bouger les branches. « Les visiteurs sont bien sûr les bienvenus pour “ jouer du jardin ”, en pinçant les cordes de leurs doigts », ajoute la directrice artistique. L’ensemble de l’œuvre s’inspire du jeu d’enfants Cat’s Cradle, qui consiste à enrouler un élastique ou une cordelette autour de ses doigts et à créer diverses formes pouvant s’apparenter à celles d’une toile d’araignée. Dans ce cas-ci, c’est le jardin qui devient un « jeu de ficelle » sonore. |
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| soundFIELD, Doug Moffat, Steve Bates. Photo : Michel Laverdière, Jardins de Métis / Reford Gardens |
Jardin n† 2 : le soundFIELD En traversant ce jardin composé d’une forêt de peupliers, l’attention des promeneurs est captée par une douce conversation entre le bruissement des feuilles et un champ sonore électronique. Pour ce faire, les concepteurs de soundFIELD ont placé cinq capteurs dans les arbres capables de saisir les changements de la vitesse et de la direction du vent, puis de les traduire en sons. Grâce à différents haut-parleurs et amplificateurs distribués dans le jardin, un véritable tissage de sons est créé. Un tissage d’autant plus intéressant qu’il permet de vivre une expérience d’écoute continue et évolutive. En effet, les concepteurs ont imaginé une composition sonore qui équivaut à la durée du Festival, soit 144 000 minutes. Leur jardin devient ainsi un espace de performance qui s’adapte au fil du temps et du lieu. |
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| Pomme de parterre, Angela
Iarocci, Claire Ironside, David Ross. Photo : Michel Laverdière, Jardins de Métis / Reford Gardens |
Jardin n° 3 : la Pomme de parterre Inspiré d’expériences scientifiques pour élèves de niveau primaire, le projet Pomme de parterre fait appel à l’énergie produite par la bonne vieille patate pour créer un étrange environnement visuel et sonore à l’intérieur d’une pièce souterraine. « La génératrice de son et de lumière est composée de 1 000 pommes de terre, soit l’équivalent de la consommation annuelle de ces tubercules par une famille canadienne moyenne, précise Mme Johnstone. Ces patates sont branchées en série, puis en parallèle afin d’augmenter le voltage et l’intensité du courant électrique. L’électricité produite est ensuite directement convertie en onde sonore et diffusée à l’intérieur de la pièce. » Les visiteurs peuvent ainsi se rendre compte du potentiel énergétique d’une simple patate, et, par extension, du potentiel d’une grande variété de matériaux organiques. |
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| La boîte noire, Stéphane
Bertrand, Jasmin Corbeil, Jean-Maxime Dufresne. Photo : Michel Laverdière, Jardins de Métis / Reford Gardens |
Jardin n° 4 : la boîte noire Dans ce quatrième jardin, les visiteurs font face à une énigmatique boîte noire placée au milieu d’un champ apparemment en friche. Au fur et à mesure de son avancée sur le site, on perçoit un bruit étrange : une composition électronique basée sur le son de tourniquets d’arrosage. De plus, la boîte comprend des pans miroitants et des sièges colorés où les curieux peuvent s’installer pour écouter des conversations et des rires d’enfants. « Étant donné qu’un jardin est une construction culturelle et non un objet fixe, les concepteurs ont demandé aux élèves de quatre écoles élémentaires de raconter ce qu’un jardin veut dire pour eux, dit Mme Johnstone. Leurs réponses ainsi diffusées dans la boîte nous font réfléchir sur la définition même d’un jardin. » Pour la directrice artistique, cet événement est l’occasion idéale pour les visiteurs de se sensibiliser à leur environnement sonore. Les diverses installations du site servent en quelque sorte de « lunettes » qui permettent d’apprécier pleinement la vaste gamme de sons qui habite ce lieu enchanteur…
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