Pluie de science
Numéro 33, Automne 2008

www.spst.org/pluiedescience/0908

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Éditorial
La science à la portée de tous


« L’été s’envole déjà… On voudrait le garder avec nous comme on prie un vieil ami de rester à la maison un peu plus longtemps. Ma fille de 10 ans me confiait récemment qu’on a toujours hâte de se débarrasser de l’hiver quand il traîne en avril mais qu’on ne s’irrite jamais de voir l’été s’attarder. C’est vrai… On ne se lasse pas des vacances et de ses douceurs. »

Cet été, l’équipe de Pluie de science s’est reposée et a fait le plein d’idées… d’idées scientifiques évidemment. Nous avons rencontré des chercheurs convaincus que le savoir scientifique devrait être à la portée de tous.

Selon de récents sondages réalisés aux États-Unis, plus de 50 % de la population ignore que la Terre tourne autour du Soleil, tandis qu’un maigre 29 % peut définir ce qu’est l’ADN. Les innovations technologiques transforment de plus en plus notre quotidien et de nombreux scientifiques sont persuadés que la vulgarisation des sciences est plus que jamais nécessaire pour permettre aux citoyens de mieux comprendre le monde et de prendre de bonnes décisions. La culture scientifique serait devenue un outil essentiel pour assurer la démocratie.

Il y a un siècle, le mathématicien Charles-Ange Laisant affirmait : « Ceux pour qui le mot “instruire” est synonyme d’ennuyer – et quelquefois de torturer – sont de véritables malfaiteurs publics ». L’apprentissage des sciences rime-t-il avec ennui? Pas du tout. La preuve? Nous avons rencontré des gens tellement passionnés par la vulgarisation scientifique qu’ils ont choisi d’en faire une carrière. D’abord, Marc Boudin nous parle de sa folle aventure Parcours le monde, un véritable succès de médiation scientifique. Caroline Julien, à la barre de CREO, nous dévoile sa passion du jeu scientifique tandis qu’Evelyn Castillo, biologiste, nous raconte la réalisation d’un grand rêve : la création de sa propre entreprise, Live Stuff, qui propose aux jeunes de découvrir la biologie en s’amusant.

La science sur patins? Et pourquoi pas? La physique et le hockey font bon ménage. Sur les patinoires et… dans les salles de cours. Alain Haché, professeur de physique à l’Université de Moncton, partage son amour du hockey avec ses étudiants en classe. Auteur d’un livre sur la physique du hockey, il nous révèle comment les mises en échec et les lancers frappés lui permettent d’expliquer les rudiments de la physique.

Autre façon ludique de se frotter à la science : la chanson. Cory Pye, professeur à l’Université Saint Mary’s, à Halifax, nous fait la démonstration que la chimie, c’est bien plus amusant en chantant. Il a transformé, à sa façon, quelques-uns des plus grands succès du rock’n’roll pour les agrémenter de formules chimiques.

Notre numéro d’automne se termine par une visite en Montérégie où séjournent de magnifiques oiseaux de proie dans une clinique pour patients ailés. L’Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie, recueille et soigne les volatiles blessés ou malades. Sa collection de faucons, d’aigles, de hiboux et de chouettes est la plus grande au Québec. Et l’organisme a trouvé un moyen original de financer les soins prodigués à ses protégés : mettre sur pied un programme éducatif itinérant.

Bonne lecture et bonne rentrée scolaire à tous.

Chantal Legault
Rédactrice en chef (par intérim)

cl@spst.org

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Médiation de la science
Une ouverture sur le monde

Mots-clés : Parcours le monde, école, science, médiation, France

L’aventure de Marc Boudin débute en 2001. Jeune instituteur de 28 ans, en France, il élabore avec deux de ses amis une idée audacieuse, « un délire » : monter un projet qui permettrait à des élèves du primaire et du secondaire, de France et du Québec de communiquer et d’échanger leurs connaissances scientifiques.

« Cette idée se voulait un formidable projet commun, une aventure scientifique hors de l’ordinaire », explique son créateur. Parcours le monde verra le jour grâce au développement d’Internet et d’appareils multimédias, tels que la vidéoconférence et la caméra numérique. « Afin de développer le concept, on a d’abord proposé un projet environnemental appelé À la rencontre du Québec, indique Marc Boudin. Puisqu’il est nécessaire de connaître l’histoire d’un pays pour expliquer le rapport de son peuple avec l’environnement, ce thème me semblait idéal. Il touchait à tous les aspects de la société. »

La science à vélo

Pendant un an, Marc Boudin et son équipe ont parcouru le Québec à vélo. Ils ont rencontré plusieurs intervenants de différents milieux scientifiques. L’équipe a pris des milliers de photos et cumulé des notes et des extraits vidéo qu’elle a ajoutés à la base de données de son site.

Mais la médiation des sciences ne se contente pas d’un simple espace de rencontre virtuel. Elle pousse très vite les élèves et les enseignants à aller plus loin dans leur démarche. « Après la rencontre virtuelle, il fallait se rencontrer physiquement », constate M. Boudin. C’est ainsi qu’à plusieurs occasions, des classes françaises et québécoises ont traversé l’Atlantique pour découvrir in situ la culture scientifique étudiée chez leurs voisins d’outre-mer.

Le succès de la médiation

À la fin du périple à vélo des trois comparses, à l’automne 2004, le succès de Parcours le monde est plus qu’encourageant : près de 800 enseignants sont inscrits sur le site. Parmi ceux-ci, des enseignants de France et du Québec bien sûr, mais aussi, fait plus étonnant, des professeurs d’une soixantaine d’autres pays. C’est à ce moment que Marc Boudin se rend compte du formidable potentiel de la médiation des sciences. Ce qui ne devait être qu’une aventure un peu folle prend de l’envergure : des réseaux de contacts d’enseignants et d’élèves se créent et des experts proposent leurs témoignages.

Dénominateur commun à tous ces acteurs : la francophonie. « Au départ, la francophonie était un peu le fruit du hasard, note M. Boudin. Des instituteurs africains m’ont contacté et m’ont expliqué qu’il y avait une énorme demande de contenu multimédia en français un peu partout dans le monde, jusqu’en Australie », s’exclame-t-il. D’abord pédagogique, le projet devient coopératif : des associations sont sollicitées afin de fournir et d’acheminer du matériel informatique aux pays africains, souvent moins favorisés technologiquement. Marc Boudin et son équipe se rendent ensuite sur place pour aider les enseignants à développer les projets pédagogiques.

Des idées plein la tête

Et la suite des choses? Marc Boudin a de nouvelles idées : poursuivre la coopération en Afrique, produire des documentaires réalisés par des jeunes et mettre sur pied une plateforme coopérative pour des étudiants francophones intéressés par la santé, la biodiversité, les arts et les cultures. Sans compter la poursuite de sa belle aventure Parcours le monde, qui fonctionne rondement.

« Ce qu’on a fait ne nous appartient pas, ne nous appartient plus », constate-t-il. « Tant mieux si la médiation des sciences peut faire des petits, d’autres projets tels que Parcours le monde. On veut que les gens produisent des choses : on vise un échange et un dialogue. La médiation des sciences c’est une ouverture sur le monde! », conclut-il.


Marc-Olivier Desbiens

Collaboration spéciale


Parcours le monde
 : http://www.parcourslemonde.com/

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Décliner la science
La passion du jeu scientifique

Mots-clés : CREO, jeu, ordinateur, multimédia, science

Au Québec, des milliers de jeunes manipulent un bras robotique, bâtissent et défendent une jeune colonie nommée Ville-Marie, sauvent des ours polaires et préviennent le choléra dans des pays en voie de développement. Ils le font chaque jour… assis bien confortablement devant leur ordinateur grâce à CREO, un studio spécialisé dans la production de jeux scientifiques. À sa barre : l’épatante Caroline Julien.

Du jeu à la science

Avant même d’entrer au secondaire, Caroline Julien avait fondé le Club des Invisibles. « On publiait un magazine scientifique qu’on distribuait à nos parents et à nos amis, raconte-t-elle. À raison de dix exemplaires par numéro! Je les ai encore… » Ça vous rappelle les Débrouillards? Les expériences que la jeune fille répétait chez elle pour préparer ses magazines lui ont donné la piqûre des sciences.

Aujourd’hui, c’est le fils de Caroline, Étienne, qui joue aux Débrouillards sur l’ordinateur pendant que sa petite sœur Ariane l’admire. La série des jeux d’aventures Les Débrouillards, dont le troisième titre est Le Mystère de la base lunaire, sert de carte de visite à CREO que Caroline Julien a fondé en janvier 2002.

« Je ne prétends pas que tous les jeunes qui s’amusent avec nos jeux deviendront des scientifiques, explique la présidente de CREO. Mais si nos jeux parviennent à intéresser les jeunes à la science, on aura réussi. S’ils contribuent en plus à changer leurs comportements de citoyen, ce sera formidable! »

Coup de foudre pour la vulgarisation

« Il y a une image de la Caroline des Débrouillards qui me revient toujours, c’est celle de la fille en dessous du lavabo, en train de dévisser quelque chose », résume son adjoint Patrick Gleeson, coordonnateur multimédia chez CREO. « Caroline n’a pas peur de se salir les mains. »

La principale intéressée ne renie pas cette parenté avec son homonyme… Mais elle affirme qu’il y a aussi un peu de Kim en elle : l’adepte du plein air, du canot et de l’escalade. D’ailleurs, dans une vie antérieure, Caroline Julien avait prévu filer dans les bois à la fin de son diplôme d’ingénieur forestier. Mais, au bord d’un lac de Jasper pendant l’été 1993, l’étudiante, qui terminait une formation de guide naturaliste, a eu le coup de foudre pour la vulgarisation scientifique. À la fin de l’été, elle propose à Telecom 9 une émission sur l’environnement à l’intention des jeunes : Branchez Vert. « Ma mère faisait les décors. J’avais contacté des commanditaires. Nous avions une grosse équipe. Le générique de mon émission était presque aussi long que celui de Scoop! », raconte-t-elle en riant.

Promouvoir les carrières scientifiques

En 1999, le Centre des Sciences de Montréal met la communicatrice au défi : vulgariser la gestion forestière par le truchement de bornes interactives. « C’était passionnant! Je voyais l’énorme potentiel qu’offraient les nouvelles technologies pour simuler de nombreux concepts et rejoindre toute une génération de jeunes nés avec le multimédia. »

Un potentiel aujourd’hui décuplé à l’ère des jeux de simulation en ligne. Appliquer les principes de Sim’s City et de Zelda à un contenu scientifique? Ça ne renie en rien l’héritage de Fernand Séguin. Au contraire, estime Caroline Julien, c’est l’avenir du jeu multimédia scientifique. « Les jeux de simulation permettent de faire évoluer une situation et d’expliquer la complexité de différents enjeux comme le développement durable, le cancer ou les changements climatiques. Dans notre jeu Le retour du putois, un enfant de 12 ans peut se mettre dans la peau d’un biologiste, expérimenter la réintroduction du putois en milieu naturel et être confronté à de multiples défis. »

Mais de tels jeux coûtent beaucoup de sous… Et pour la cause, Caroline Julien doit convaincre les bons partenaires, rassembler plusieurs thématiques dans un jeu ou coupler un jeu à une exposition. « Je crois beaucoup à la convergence, explique-t-elle. Nous sommes en compétition avec des jeux de console et ceux de Disney… Pour que nos projets fonctionnent, il faut réunir le plus de monde possible. »

Jouer avec la planète

Jamais à court d’idées, Caroline Julien vise la planète entière. « Je souhaiterais créer une plateforme où des millions de gens viendraient se connecter pour participer à plusieurs jeux de simulation sur différentes thématiques. Les joueurs interagiraient et auraient un impact sur le jeu. Il y aurait aussi des lieux de discussion sur plusieurs thèmes... »

Le jeu humanitaire Sayansi, que CREO a développé en collaboration avec le Centre des sciences, constitue la première île de cet éventuel archipel. Caroline Julien se rappelle avec émoi des adolescents venus tester le jeu lors d’un groupe de discussion. « C’est extraordinaire le bonheur qu’on peut ressentir quand on observe un groupe de jeunes essayer de trouver une solution ensemble, indique-t-elle. Il n’y a pas de meilleure récompense à notre travail », conclut-elle.


Isabelle Roberge

collaboration spéciale

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Décliner la science
Quand la science devient jeu

Mots-clés : biologie, science, vulgarisation, animation

Evelyn Castillo a toujours su qu’elle deviendrait scientifique. Toute petite, elle concoctait déjà des potions magiques… capables de faire fondre la tuyauterie de la maison! Plusieurs années plus tard, sa formation de biologiste terminée, elle souhaite partager son savoir et sa passion des sciences avec les autres. Son fils Luis lui inspirera la mise sur pied de Live Stuff, une entreprise vouée à la vulgarisation scientifique. Portrait d’une super maman!

Les sciences pour tous

Evelyn Castillo est née au Guatemala. À l’âge de 11 ans, elle quitte son pays natal et s’établit au Québec avec sa mère. Très tôt, elle découvre le plaisir des sciences et de la vulgarisation. Pendant sa maîtrise en biologie, elle devient animatrice au Musée Armand-Frappier, centre d’interprétation des biosciences. Rendre les sciences accessibles à tous l’emballe au plus haut point. « J’aime partager mon savoir, mais c’est la vulgarisation scientifique auprès des jeunes qui me passionne le plus », révèle-t-elle.

Après ses études, Mme Castillo déniche un emploi dans une entreprise qui conçoit des outils de formation pour les représentants pharmaceutiques. Mais le contact humain lui manque rapidement! En cherchant un logiciel de vulgarisation des sciences pour Luis, son fils de 10 ans, elle a alors une idée qui réorientera sa carrière : développer un concept pour transmettre son savoir aux jeunes dans un contexte amusant. « Il me semblait que les activités en sciences étaient très limitées pour les jeunes », explique-t-elle. Evelyn Castillo quitte donc son travail et se lance en affaires!

Jouer avec le vivant

Elle crée Live Stuff, une entreprise qui propose aux jeunes de s’initier à la biologie. « Les jeunes sont d’emblée des explorateurs de la vie », observe Evelyn Castillo. Les ateliers interactifs sont adaptés aux sept à seize ans. Les jeunes se rencontrent chaque dimanche, pendant huit semaines consécutives, pour une heure et demie de sciences. « Les ateliers ne versent jamais dans le sensationnalisme de laboratoire, explique la fondatrice. Ils présentent la science dans toute sa splendeur sans en faire un cirque. »

Parmi les activités proposées, la confection artisanale de racinette est l’une des plus populaires. La recette est fort simple et s’appuie sur le principe de la biotechnologie. On utilise un organisme vivant, en l’occurrence la levure, qui est un type de champignon. On y ajoute une source de carbone, soit du sucre ou de la cassonade et finalement… de l’eau! Le jour de l’atelier, Evelyn arrive munie de ses ingrédients ainsi que d’un échantillon de racinette à chacune des étapes de la fabrication. Les participants suivent le procédé et repartent à la maison avec une bouteille d’un demi-litre de racinette en devenir. Il n’y a plus qu’à laisser macérer le mélange pendant deux semaines, au terme desquelles les biologistes en herbe pourront goûter au fruit de leur expérience.

Un autre atelier fort apprécié des jeunes est celui qui traite de l’environnement, et plus particulièrement de la vie sous la mer. Le visionnement de courts-métrages et la manipulation d’échantillons d’animaux conçus spécialement pour les ateliers favorisent la discussion sur les enjeux environnementaux. « Les enfants sont très conscientisés à la protection de l’environnement, constate Evelyn Castillo. Ils connaissent déjà une foule de choses. »

Des ateliers sur les parfums, la biotechnologie, les insectes, la reproduction des plantes in vitro et l’extraction d’ADN sont également au programme. Aux dix à douze ans, Live Stuff propose une scène de crime à résoudre. Les jeunes regroupés en équipes procèdent à des analyses comparatives, échantillons à l’appui. La mise en scène permet d’aborder des notions telles que les groupes sanguins, les empreintes, l’analyse des cheveux et la calligraphie. Une façon originale de stimuler l’intérêt scientifique!

Mentor scientifique

L’entreprise Live Stuff offre aussi son soutien aux jeunes qui désirent participer à l’Expo-sciences et qui ont besoin d’être guidés pour la réalisation de leur projet. Il ne s’agit pas de les inciter à participer mais de les accompagner. « Souvent, il n’y a personne dans leur entourage qui soit suffisamment qualifié pour les aider », explique Mme Castillo.

L’an dernier, elle a travaillé avec un jeune garçon en première année du secondaire. Ce dernier avait réalisé un projet sur le fonctionnement du cerveau. « Sa recherche était complète mais il avait besoin d’un peu d’aide pour rendre sa présentation plus convaincante. Il était si nerveux qu’il en tremblait », se souvient-elle. Mme Castillo l’a conseillé sur la structure de son exposé. Elle lui a aussi suggéré d’ajouter des éléments visuels pour appuyer ses propos et rendre son kiosque plus intéressant. « Ce fut un grand succès puisqu’il s’est rendu aux finales régionales. Il a même remporté la médaille de bronze! », s’exclame-t-elle fièrement.

« Avec des jeunes si enthousiastes, ma passion pour les sciences reste inaltérable », confie-t-elle.


Laurence St-Pierre

Collaboration spéciale


Live Stuff
 : www.livestuff.ca

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Décliner la science
Le hockey, un jeu physique

Mots-clés : physique, hockey, Université de Moncton, sport, glace

Le hockey est un sport excitant à regarder et à pratiquer. Les tirs, les mises en échec et les lancers frappés enflamment et fascinent les amateurs de sport et… les mordus de physique comme Alain Haché de l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick. Ce professeur de physique électrisé par le hockey nous parle de ses deux passions.

D’abord un livre…

Tout a commencé à Minneapolis, aux États-Unis, lors d’un congrès sur la physique. Un éditeur demande à Alain Haché de rédiger un livre sur la physique du hockey. Mordu de ce sport depuis son plus jeune âge, il n’hésite pas à se lancer dans l’aventure. Son livre The Physics of Hockey sera publié en 2001 aux États-Unis et l’année suivante au Canada. Il sera aussi traduit en finnois pour le marché finlandais.

Mais qu’est-ce que le hockey et la physique ont en commun? « Le hockey est un sujet scientifique passionnant, explique M. Haché. Au golf, on frappe la balle; au baseball, on frappe la balle et on court. Mais au hockey, on peut étudier les tirs, les mises en échec, la glace, la biomécanique du corps et même l’aérodynamique. »

La physique du hockey

Saviez-vous que lors d’une mise en échec faite par un joueur de la masse d’Alex Kovalev, l’énergie dissipée lors de l’impact est suffisante pour allumer une ampoule pendant un peu plus d’une minute! C’est ce que nous révèle M. Haché dans son livre. « En augmentant seulement de 10 % la vitesse du joueur, on assiste lors de la collision à une augmentation de 20 % de l’énergie produite, donc à une mise en échec 20 % plus puissante », ajoute-t-il. Belle leçon de physique.

Le lancer frappé est l’un des sujets préférés de l’auteur. Comment les joueurs parviennent-ils à propulser la rondelle à une vitesse aussi élevée que 160 km/h? Simple mouvement du poignet? « Pas du tout, répond Alain Haché. Lorsqu’un joueur frappe directement la rondelle avec son bâton, la vitesse de la rondelle ne peut dépasser 100 km/h parce que le mouvement de rotation des bras n’atteint pas plus de 50 km/h. » Alors, quel est le mystère? « En frappant le sol 30 cm avant la rondelle, le joueur provoque une flexion de son bâton qui emmagasine l’énergie du mouvement et permet de propulser la rondelle avec plus de vélocité, explique le professeur de physique. C’est ce qu’on appelle l’effet balancier. » Tout s’explique!

Phénomène de glisse

Autre énigme proposée par le physicien dans son livre : Pourquoi les patins glissent-ils sur une patinoire? On a longtemps cru que le patin flottait sur une fine couche d’eau créée par la friction d’un objet sur la glace. Cette réponse s’approche de la vérité mais n’est pas tout à fait exacte. En effet, par des températures de -10 ° ou -15 ° Celsius à l’extérieur, la friction engendrée par le poids du patineur n’est pas suffisante pour faire fondre la glace. « C’est plutôt la composition physique de la glace qui est à l’origine du phénomène de glisse, révèle M. Haché. Aux températures aussi basses que -250 degrés Celsius, la surface de la glace contient une mince couche de molécules semi-liquides. C’est cette pellicule qui procure le glissement d’une rondelle ou des patins sur la glace. Sans cette couche, la friction de la glace serait comparable à celle de la plupart des matériaux, comme le béton et l’asphalte. »

Apprendre en s’amusant

L’effet de rebond, la forme du bâton et la composition de la rondelle n’ont plus de secrets pour Alain Haché qui se sert de ces exemples pour capter l’attention de ses étudiants. « Je réussis à leur enseigner des applications physiques compliquées de façon concrète. C’est beaucoup plus facile d’expliquer la physique à l’aide d’exemples connus plutôt qu’avec des théories ou des formules un peu lourdes. Ça facilite l’apprentissage. » Non seulement cette approche séduit les étudiants mais aussi les collègues physiciens de M. Haché qui assistent à ses colloques sur le sujet.

Des patins à lames chauffantes

Pour un partisan de hockey comme Alain Haché, la physique est aussi une formidable porte d’entrée dans l’univers fermé de la Ligue nationale de hockey (LNH). Contacté par un conseiller technique de la LNH, ses explications sur certaines propriétés physiques ont été utilisées afin d’améliorer des pièces d’équipement et d’augmenter la protection et la sécurité des joueurs. M. Haché a également participé à l’élaboration des nouveaux patins à lames chauffantes. Après un test réalisé avec quelques joueurs de la LNH, ce patin « technologique » est maintenant à l’essai à grande échelle dans l’Elitserien, la ligue d’élite suédoise.

Démontrer à quel point la physique est présente dans nos vies ravit Alain Haché. Mais le physicien admet être incapable de répondre à la question suivante : pour quelle équipe roulera la rondelle la saison prochaine?


Marc-Olivier Desbiens

Collaboration spéciale

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Science et musique
Le chimiste rock’n’roll!

Mots-clés : chimie, chanson, musique, Université Saint Mary’s

Qui n’a pas peiné en tentant de mémoriser des formules chimiques complexes à l’approche d’un examen? Des formules qui, une fois apprises, disparaissaient aussitôt de la mémoire quelques jours plus tard? De nombreux étudiants sans doute… sauf ceux de Cory Pye. Ce professeur de chimie a découvert une façon pour le moins inusitée d’enseigner sa matière : la chanson.

Rock chimique

L’idée lui est venue en 2001, alors qu’il était jeune professeur à l’Université Saint Mary’s, à Halifax. En corrigeant les copies de ses étudiants, il s’aperçoit que plusieurs d’entre eux ne comprennent pas la matière ou manquent de motivation. Il cherche une façon plus ludique d’enseigner la chimie. Grand amateur de musique, il tente de réécrire les paroles de grands succès rock et populaires : « Je cherchais quelque chose d’amusant mais qui ne tournerait pas la classe en cirque », explique-t-il.

Le principe est simple. Il conserve la musique originale et remplace les textes par des notions chimiques parfois pimentées de formules complexes. Si réécrire les paroles d’une chanson en respectant le rythme demande un talent musical certain, la chanter devant des étudiants de première année du baccalauréat en chimie demande une forte dose de sang-froid et d’humilité. N’écoutant que son courage, il se lance et entame sa première chanson Chem Man, tout en jouant de l’ « air guitar » devant une classe médusée. Passé le choc initial, les étudiants sont sous le charme. Ils applaudissent pour battre la mesure et l’encourager. Ce fut un succès!

Bandana et gant blanc

Stimulé par l’accueil chaleureux de ses étudiants, il réécrit plusieurs autres chansons, 17 en tout. L’énergie et l’audace de Cory Pye compensent largement son manque de technique vocale. Sans prétention, il précise : « Mon but n’est évidemment pas de révolutionner l’enseignement de la chimie ou du chant, mais d’attirer l’attention sur les sciences et la chimie en particulier. » Ses plus grands succès? Certainement Welcome to the Gas Phase, une reprise de Welcome to the Jungle de Guns N’ Roses et également Nitrobenzene, originalement Billy Jean de Michael Jackson. Dans ces deux tubes, il réussit à placer la formule chimique du nitrobenzène, l’équation gazeuse optimale et à expliquer l’aromaticité. Outre le rythme entraînant des deux succès musicaux, Cory Pye est convaincu que l’ajout du célèbre bandana d’Axl Rose et du fameux gant blanc de Michael Jackson, contribue grandement à la popularité de ses chansons.

Réviser en chantant

M. Pye observe que les notions mises en chanson sont plus facilement retenues par ses élèves, comme si le cerveau, grâce au rythme de la musique, imprimait la mélodie et les paroles. Son idée originale a été reprise par d’autres professeurs notamment, en Alberta et même à Ankara, en Turquie. « Je me sers des chansons pour réviser la matière vue en classe, en complément des lectures, enchaîne M. Pye. Et ça marche! Des étudiants sont déjà venus me dire, plusieurs mois après mon cours, que lorsqu’ils entendaient à la radio une chanson que j’avais réécrite, les principes chimiques leur revenaient automatiquement en tête. »

À entendre chanter Cory Pye, aussi enthousiaste et passionné par la chimie et la musique, on ne peut que lui souhaiter de garder son inspiration pour que d’autres étudiants bénéficient de son enseignement pour le moins « détonnant ».


Marc-Olivier Desbiens

Collaboration spéciale


Pour écouter les chansons de Cory Pye et aiguiser votre appétit scientifique : http://www.ap.smu.ca/~cpye/Tunes/index.html

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Dossier thématique : Spécial « Des becs et des plumes : fascinants oiseaux! »

Un producteur du Kaléidoscope nous éclaire :
l’Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie
À la rescousse des rois des cieux

Mots-clés : oiseaux, Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie, protection, vétérinaire

Chaque année, près de 350 oiseaux de proie sont blessés au Québec. Heureusement, l’Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie veille sur eux. En développant un programme éducatif itinérant, l’organisme a trouvé un moyen original de financer les soins prodigués à ses protégés. Partons en tournée avec ses animateurs.

Une clinique pour patients ailés

En 1986, Guy Fitzgerald, étudiant à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal met sur pied une Clinique des oiseaux de proie à Saint-Hyacinthe. L’année suivante, il crée l’Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP). Le but de l’organisme est de structurer un réseau de soins pour les oiseaux de proie sauvages trouvés par la population aux quatre coins du Québec. Les magnifiques volatiles recueillis sont soit blessés, malades ou trop habitués à la présence des gens, un comportement aussi nuisible pour les humains que pour les oiseaux.

En 1992, M. Fitzgerald lance un programme éducatif itinérant pour sensibiliser les jeunes tout en finançant les soins de ses protégés. « C’est une approche basée sur la stratégie mondiale de conservation de la nature de l’UNESCO. Notre but est d’éduquer afin de mieux protéger », explique le Dr Fitzgerald.

Biologistes en herbe

Les animateurs de l’UQROP, en majorité des biologistes ou des techniciens en santé animale, organisent des ateliers éducatifs dans les écoles pour permettre aux jeunes de découvrir les oiseaux de proie. Aux plus petits, ils enseignent les différentes parties du corps alors qu’avec les plus vieux, ils abordent le développement, la croissance, l’habitat, et la biologie.

Aux élèves du 3e cycle du primaire et du secondaire, les animateurs offrent un atelier intitulé Biologiste en herbe. « Après avoir mangé, les oiseaux de proie recrachent les os et les poils de leur prise sous forme de boulette, explique Sébastien Noël, animateur du programme éducatif itinérant. Avec les élèves, nous procédons à la dissection d’une boulette et nous reconstituons le squelette de la proie. Les jeunes adorent cette expérience », révèle-t-il.

Des rapaces en classe

Les animateurs n’arrivent pas seuls en classe. Deux oiseaux de proie vivants les accompagnent : une espèce diurne ou falconiforme, comme les aigles ou les faucons et une espèce nocturne ou strigiforme, comme les hiboux ou les chouettes. « C’est le clou du spectacle. Les enfants sont émerveillés à chaque fois », confie Sébastien Noël.

Les oiseaux de proie qui font la tournée des écoles ont le titre « d’ambassadeurs ». Ce sont majoritairement des spécimens habitués aux humains. « Ils ont été pris au duvet et gardés en captivité par des gens, ce qui est illégal », dénonce le Dr Fitzgerald. Puisque les élèves ne sont pas autorisés à s’approcher des ambassadeurs, l’animateur arrive muni de matériel biologique à manipuler : des pattes, des ailes et des crânes prélevés d’oiseaux qui n’ont pas survécu à leurs blessures. « On dépersonnalise les oiseaux pour que les élèves comprennent bien que ce sont des espèces sauvages. On ne révèle pas non plus leurs prénoms », précise l’animateur.

Faucon en parle

Pour les régions non desservies par les animateurs, l’UQROP a préparé une trousse pédagogique, Faucon en parle, à l’intention des professeurs. Le matériel peut être loué pour une durée de deux, quatre ou six semaines. Elle comprend un guide de l’enseignant, des photos, une planche de jeu, du matériel biologique à manipuler, une vidéo et un jeu de rôle qui vise à faire comprendre l’impact de l’aménagement du territoire sur les oiseaux de proie. « Les gens ne réalisent pas que si les oiseaux de proie vivent maintenant en milieu urbain, c’est parce que nous construisons sur leur propre territoire. Autrement dit, nous les envahissons », précise le Dr Fitzgerald.

Parrainer un oiseau… chouette!

L’UQROP a plus d’une plume dans son sac. Afin de recueillir des fonds pour ses protégés, elle propose des programmes de parrainage. « Une école a déjà organisé une collecte de bouteilles vides et un service de garde a organisé un marche-o-thon pour parrainer un oiseau de proie », raconte Guy Fitzgerald. Le principe est simple : plume de bronze pour l’adoption d’un petit spécimen, plume d’argent pour un oiseau de taille moyenne et plume d’or pour les plus gros volatiles. Autrement dit, plus l’oiseau est gros, plus il faut amasser de fonds. L’équipe qui parraine l’oiseau de proie reçoit une plume, un certificat d’adoption et des nouvelles de l’animal. L’argent permet la réhabilitation de l’oiseau et ultimement, sa remise en liberté.

Sous les volières

Pendant l’été, l’UQROP ouvre les portes de son site naturel, Chouette à voir!, situé à Saint-Jude. Il est possible de faire connaissance avec les oiseaux ambassadeurs et de visiter les volières. Les oiseaux de proie qui y habitent ont un handicap permanent et ne peuvent retourner vivre en liberté; ils constituent ce qu’on appelle « la collection ». Il s’agit de la plus grande collection d’oiseaux de proie du Québec. Les volières de réhabilitation abritent quant à elles des spécimens qui seront relâchés dans la nature une fois remis sur pied.

Grâce à son programme éducatif, l’UQROP a trouvé une façon chouette de faire découvrir le rôle important des oiseaux de proie dans l’équilibre des écosystèmes et de les protéger.


Laurence St-Pierre

Collaboration spéciale


Union québécoise pour la réhabilitation des oiseaux de proie : http://www.uqrop.qc.ca/fr/

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Dossier thématique : Spécial « Des becs et des plumes : fascinants oiseaux! »
Quelques liens utiles pour en savoir plus sur les oiseaux

Encyclopédie animée
Mini encyclopédie animée sur les oiseaux du Québec regroupant différents thèmes, tels que les adaptations, la morphologie et le comportement. Présentation d’une nouvelle famille d’oiseaux à chaque semaine.
http://iquebec.ifrance.com/jpfiloiso/

Les oiseaux du Québec
Ce site est spécialement conçu pour répondre aux objectifs des cours de sciences de la nature de la sixième année du primaire. Les fiches d’identification de nombreux oiseaux, la section « saviez-vous que? » ainsi qu’un quiz rendent la visite simple, instructive et amusante.
http://www.csbe.qc.ca/oiseaux/

Tout sur les oiseaux
Ce vaste site français offre plus de 420 fiches sur les oiseaux de France et d’Europe, toutes accompagnées d’un extrait sonore du chant de l’oiseau dont il est question. Y sont aussi répertoriées plus de 3000 photographies d’oiseaux en ordre alphabétique ainsi qu’une foule d’articles, dossiers, liens et jeux. Un « must »!
http://www.oiseaux.net/

Le faucon pèlerin
Ce dossier d’Environnement Canada, concernant les espèces en péril, offre une description fouillée du faucon pèlerin (biologie, habitat, population, menaces, initiatives de rétablissement, etc.).
http://www.speciesatrisk.gc.ca/search/speciesDetails_f.cfm?SpeciesID=29

L’oiseau en bref
Professeur en ornithologie à l’Université de Sherbrooke, André Cyr a résumé les grandes lignes de son enseignement. Plusieurs des informations retiennent l’attention, à commencer par : « Qu’est-ce qu’un oiseau? » À lire absolument!
http://pages.usherbrooke.ca/infosbio/ECL513/index.html

Pour amateurs méticuleux
Répertoire amateur des oiseaux du Québec. On peut y lire des observations minutieusement annotées, provenant des 4 coins de la province. En plus d’une carte qui permet de situer chaque site, on retrouve les dates de migrations, les années record, une liste des clubs d’ornithologie du Québec, des forums et surtout, un feuillet électronique pour consigner ses observations et les faire partager. C’est du sérieux!
http://www.oiseauxqc.org/

Pouyo et les oiseaux
Une association française au service des grands et des petits dans l’apprentissage du monde des oiseaux. Pour les grands, le B-A BA de l’ornithologie, pour les petits, des coloriages et des jeux pour stimuler l’apprentissage. Très populaire!
http://www.pouyo.com/

Niches et mangeoires
Un site qui vous permettra d’observer nos amis les oiseaux de près. Une section illustre tous les trucs pour faciliter la construction d’un nichoir réussi, de style « boîte à lettre » ou « à balcons ».
http://www.lallement.org/boite.htm

Une autre section vous démontre comment fabriquer une mangeoire à partir d’une bouteille de plastique vide. Quand économie rime avec écologie!
http://www.lallement.org/mangeoir.htm

Les chouettes et les hiboux du Saguenay- Lac-Saint-Jean
Présentation de toutes les espèces strigiformes que l’on peut retrouver dans cette région du Québec.

http://go.to/hibouxsaglac/

Les chouettes effraies d’Hemilly
Dans ce petit village de Lorraine, en France, des passionnés des oiseaux ont eu l’idée géniale de placer des caméras dans le clocher de l’église, où niche depuis plusieurs années un couple d’effraies. Ainsi, sur une période d’un an, nous découvrons, en images accompagnées de commentaires écrits, la vie de ces magnifiques bêtes nocturnes.
http://www.chez.com/chouettes/index1.htm

La buse variable
Un dossier original réalisé par les élèves de l’école élémentaire St-Sulpice-des-Rivoires de la région française de Grenoble.
http://www.ac-grenoble.fr/telepole/st_sulp/buse/index.html

Le petit oiseau va sortir!
Une liste impressionnante de différentes espèces d’oiseaux du Québec, toutes magnifiquement photographiées.
http://www.mesange.com/

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Dossier thématique : Spécial « Des becs et des plumes : fascinants oiseaux! »
Notre bibliothécaire vous propose

Fidèles à nos bonnes habitudes, nous avons demandé à nos complices bibliothécaires, cette fois du Réseau BIBLIO de la Montérégie, de nous suggérer des ouvrages jeunesse afin de continuer plus avant notre exploration des oiseaux de proie et des oiseaux du Québec. Voici ce qu’ils nous ont aimablement déniché.

Oiseaux de proie : ces majestueux chasseurs du ciel
Par Paul D. Frost [traduction, Geneviève Boisset]. Bath, Parragon, c2007, 256 p.

Oiseaux de proie
Par Carlo Hindian, Carl Millier. [Montréal], Éditions de l’Homme, 2005. 157 p.

Rapaces
Philippe Huet et Jean Sériot, photos, Colibri. Paris, Vilo, c2005, 143 p.

Les oiseaux de proie du Québec
Suzanne Brûlotte. Saint-Constant, Québec, Broquet, c2002. 160 p.

Tous les rapaces du monde
Olivier Lhote. Toulouse, Milan jeunesse, c2005, 93 p.

Les rapaces nocturnes
Adrienne Mason, illustrations de Nancy Gray Ogle, texte français d’Isabelle Allard. Markham, Ont., Scholastic, c2004. 32 p.

Chouettes & hiboux
Michel Cuisin. Paris], Artémis, 2004. 61 p.

Les aigles
Maurice Dupérat. [Paris], Artémis, 2006. 63 p.

L’aigle royal : habitat, cycle de la vie, chaîne alimentaire, menaces
Malcolm Penny,[traduit par Jacques Canezza]. Bonneuil-les-Eaux [France], Gamma, Montréal, École active, c2002. 48 p.

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Dossier thématique : Spécial « Des becs et des plumes : fascinants oiseaux! »
Porte ouverte sur Kaléidoscope : Mille et un outils sur les oiseaux

Ils ont des becs et des plumes et font rêver les hommes depuis la nuit des temps. Initiez-vous à l’ornithologie et découvrez ces animaux merveilleux, si familiers et pourtant si fascinants. Du Bas-Saint-Laurent au Saguenay-Lac-Saint-Jean, vous trouverez dans Kaléidoscope une activité faite pour vous.
http://www.spst.org/kaleidoscope/statique/pluie_sciences_11.html

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