Drôle d’époque pour nos scientifiques. Voici des équilibristes qui réinventent le monde entre deux salles de cours et trois demandes de subvention. Des athlètes de haut vol qui jonglent d’une main avec des probabilités en écrivant, de l’autre, le grand livre du Progrès.

Mais ils n’ont plus le droit d’être, comme vous et moi, tout simplement… timides.

Pour peu qu’ils aient choisi un champ disciplinaire d’actualité (les OGM, l’eau potable, les invasions de coccinelles…), et les voilà propulsés au bulletin de nouvelles, sous l’œil terriblement scrutateur d’une caméra, souriant à des milliers de Québécois à l’heure du souper.

Si certains y prennent un réel plaisir, tous ne sont pas préparés à cette nouvelle réalité. Et au fond, qui les en blâmerait, ils n’ont tout simplement pas été formés pour ça. Délice pour les uns, corvée pour les autres, la communication publique des sciences fait aujourd’hui – et c’est tant mieux – partie intégrante du travail de chercheur.

En marge du Congrès international des journalistes scientifiques qui se tient ce mois-ci à Montréal, Pluie de science a choisi d’ouvrir l’année en recueillant les confidences de trois hommes et femmes de science qui ont récemment reçu leur « baptême du feu » médiatique.

Ces témoignages constituent le premier volet de notre grande série « La face cachée de la science », où, chaque mois, nous tenterons de lever le voile sur un pan plus mystérieux – moins « médiatisé », précisément – du travail du scientifique. Une série en forme de clins d’œil destinée à nous rappeler combien la science est avant tout empreinte de belle humanité.

Autre nouveauté dans Pluie de science : des rencontres régulières avec des scientifiques bénévoles, appartenant pour la plupart au réseau des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque. Ce mois-ci, nous vous présentons Nadine Beloin, une biologiste qui sait faire partager aux plus jeunes son amour inconditionnel du monde végétal.

Nos lecteurs fidèles retrouveront au fil des numéros les mille et un outils en science et technologie que la banque de données Kaléidoscope met à leur disposition un peu partout dans la province. Cette année, nous vous invitons en voyage dans un tour du Québec qui nous mène, en ce beau mois d’octobre, à l’Astrolab du Mont-Mégantic en Estrie.

Notre nouvelle mouture de Pluie de science ne serait pas complète sans nos suggestions d’activités ou de lectures sur les sujets scientifiques abordés au fil des textes, et nos articles d’actualité sur le monde de la médiation des sciences. Pour ce premier numéro de l’année, nous laissons la parole à des didacticiens qui ont effectué la dissection d’un manuel de mathématiques.

En vous souhaitant une bonne rentrée!

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et suggestions.


Anne Fleischman
Rédactrice en chef

af@spst.org

 

Pour être averti de la mise en ligne du prochain numéro, écrivez-moi. De plus, si vous nous faites parvenir les coordonnées (nom, fonction et courrier électronique) de cinq autres personnes, vous recevrez gratuitement un exemplaire du livre La science pour tous!, Quatorze succès de culture scientifique au Québec.

Offre valable uniquement pour les vingt premières personnes qui nous transmettront leur liste.