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Pluie de science www.spst.org/pluiedescience/1103 Version complète
Vous avez 14 fois plus de chance de gagner à la loterie en y jouant une seule fois que de voir tomber une météorite dans votre jardin en une année. On trouve des molécules deau sur le Soleil, dans les zones les plus « fraîches » où la température nest « que » de 3 000 à 3 200°C. Il est facile de sétourdir en parlant de lespace... Pour citer lastronome française Catherine Turon, « entrer dans lastronomie, cest entrer dans lincommensurable ». Létude des phénomènes astronomiques est un domaine dune richesse inépuisable et un formidable tremplin pour initier les jeunes aux mystères des sciences. Comme le ciel nous réserve plusieurs belles surprises en ce mois de novembre une pluie détoiles filantes et une éclipse de lune il sera beaucoup question dastronomie dans ce troisième numéro de Pluie de science. Astronomie et adolescents, dabord, dans un dossier consacré aux diverses manières de réconcilier les jeunes et les sciences. Astronomie et outils pédagogiques, ensuite, dans le cadre de nos dossiers scientifiques thématiques. Astronomie à lécole, toujours, grâce au témoignage de deux enseignantes, revenues dun stage à lAgence spatiale canadienne les bras chargés de projets. Astronomie et vulgarisation scientifique, enfin, dans notre rubrique « Et pluie quoi encore ? » consacrée ce mois-ci aux pluies détoiles filantes. Cet automne, nous souhaitons aussi lever notre chapeau à tous les chercheurs impliqués en médiation scientifique, ces savants de tous horizons qui conjuguent leur passion au présent de lindicatif et qui nous rappellent que la science désincarnée nexiste pas. Ils seront à lhonneur dans deux événements : le forum international « Science et société », où ils partiront à la rencontre de plus de 250 collégiens, et le colloque « Science, imaginaire et éthique » qui leur offrira une occasion de débattre des liens étroits entre science, culture et société. En vous souhaitant bon voyage dans ce nouveau numéro de Pluie de science, je vous encourage à nous faire part de vos commentaires et suggestions. Bonne lecture
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La science et les adolescents
Pourtant, au primaire, les petits dévorent les sciences. « Ils sont émerveillés quand on leur explique comment vole un papillon ou comment les plantes se reproduisent », affirme Johanne Patry, conseillère pédagogique à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. « Mais dès quils arrivent en 1re secondaire, tout bascule. Ils se font dire par les plus vieux que la science, cest difficile et ennuyant. Avant même de commencer leurs cours, ils partent avec un préjugé négatif. » Daprès une étude réalisée par Mme Karin Bell, sous la supervision du professeur Gilles Thibert, spécialiste en didactique des sciences à lUQAM, lintérêt des élèves pour les cours de sciences décroît progressivement entre le début de la 1re secondaire et la fin de la 5e secondaire. Autrement dit, plus les jeunes font des sciences, plus ils développent une attitude négative envers elles. Cette pente décroissante connaît cependant une légère remontée en 3e secondaire, quand les élèves suivent leur premier cours de biologie. « Les ados perçoivent un lien évident entre ce quon leur enseigne en classe et leur vie de tous les jours, explique le professeur Thibert. Quand les applications sont tangibles, lintérêt des élèves saccroît systématiquement. »
Selon le professeur Thibert, lapproche intégrée des disciplines préconisée par la réforme scolaire permettra justement de resserrer encore davantage les liens entre les sciences, les technologies, le rôle quelles ont joué dans lhistoire et les incidences quelles auront dans la société de demain. Autre avantage de la réforme : la pédagogie par projets. Les professeurs pourront proposer à leurs élèves des activités de plus grande envergure, comme monter un laboratoire de A à Z ou encore gérer leur propre réseau électrique. « Les jeunes vont probablement simpliquer plus activement dans les activités pédagogiques, croit Gilles Thibert. Ils se sentiront davantage concernés et motivés. » Les nouvelles pratiques dévaluation mises de lavant par la réforme pourraient également changer la donne. « Généralement, les professeurs de sciences dites « dures » ont tendance à accorder de moins bonnes notes que leurs collègues de sciences humaines. Ils mettent très souvent une question « piège » dans leurs examens. Inconsciemment, ils entretiennent une vision élitiste de la science, et laissent croire quelle est réservée aux meilleurs élèves. » Ce mode dévaluation en décourage plus dun. Grâce à une nouvelle approche tenant compte de lacquisition du concept et de sa compréhension, plus dadolescents pourront tirer leur épingle du jeu.
Johanne Patry na pas attendu la réforme pour changer ses méthodes denseignement. Avant de devenir conseillère pédagogique, elle a enseigné pendant quinze ans les sciences physiques à lÉcole secondaire de Vaudreuil. En 1996, elle a reçu le Prix national du Premier ministre du Canada pour lexcellence de lenseignement en science, en technologie et en mathématique. Afin de stimuler lintérêt de ses élèves, elle ny est pas allée de main morte : grâce au support financier de lAgence spatiale canadienne et dentreprises privées, elle a converti une salle de lécole en simulateur de navette spatiale invitant ses étudiants à prendre part à une véritable mission dexploration ! « Les élèves qui faisaient preuve de leadership devenaient chefs de mission, les passionnés de science, directeurs de la recherche. Ceux qui préféraient les arts soccupaient des décors, tandis que les apprentis journalistes devenaient agents de relations publiques. Chacun avait un rôle à jouer. Si un seul des membres de léquipe nétait pas à son affaire, tout le monde perdait des points. Comme dans la vraie vie ! » Selon Mme Patry, les adolescents ressentent un besoin très fort de bouger et de socialiser. Participer à un projet comme une mission virtuelle dans lespace leur permet de combler ce besoin tout en assimilant des connaissances scientifiques. « Je voulais sortir des sentiers battus. Je trouvais déplorable que la science soit réservée aux bolés » Pour inspirer ses collègues enseignants du secondaire, elle publiera bientôt un livre intitulé Comment faire des missions en classe.
À la Commission scolaire de Montréal, les conseillers pédagogiques sont très sensibles à la démotivation des adolescents face aux matières scientifiques. Le Festival des sciences est lune des mesures mises de lavant pour les motiver. Comme dans les Expo-sciences Bell, les élèves sont invités à monter de toutes pièces un projet de nature scientifique. Chaque année, 200 jeunes se réunissent au Complexe Desjardins pour partager avec le grand public les fruits de leurs efforts et leurs découvertes. « La participation des adolescents à cet événement est remarquable, affirme Christyne Legault, présidente du festival. Cest la preuve que lorsquils ont la chance de participer à un projet concret, ils embarquent sans hésiter. »
Pour pousser encore plus loin lintérêt des jeunes, Mme Legault travaille à mettre en place des partenariats entre les écoles secondaires et les écoles de formation professionnelle. « Certains jeunes pourront par exemple utiliser les équipements de lÉcole des métiers de la construction. Du même coup, ils pourront rencontrer des élèves plus âgés qui ont choisi un métier à caractère technique et scientifique. » Selon plusieurs pédagogues, ce type de rencontres entre technologues, scientifiques et adolescents est essentiel à la motivation des élèves. Thanh Khanh Trân, conseiller pédagogique à la CSDM, organise régulièrement des rencontres pour les élèves de 5e secondaire à lUniversité McGill et à lUQAM. « Des chercheurs viennent leur parler de la chimie de la beauté, de la chimie du chocolat, des OGM, etc. Je veux que les jeunes voient tout ce que la science a à leur offrir. »
Dans le cadre du programme Lire pour comprendre, la SPST a organisé en 2001 et en 2002 des rencontres entre des vulgarisateurs scientifiques et des jeunes en difficulté issus de milieux défavorisés. « Dans les classes à cheminement particulier, les élèves ont des préoccupations beaucoup plus fondamentales que celle de réussir en science », raconte Sophie Malavoy, une vulgarisatrice scientifique qui a participé au programme. « La plupart des jeunes ont des problèmes lourds, de nature sociale. Pourtant, ils ont une soif extraordinaire dapprendre. » Mme Malavoy a pu le constater de visu lorsquelle sest rendue à lécole Georges-Vanier pour partager avec les adolescents quelques-uns des secrets du corps humain. « On avait acheté près dune centaine de livres sur le sujet. Je me suis rendue dans la classe avec une bibliothécaire qui expliquait aux élèves comment consulter un index ou une table des matières. On voulait faire comprendre aux jeunes que, lorsquils ont une question, ils peuvent aller à la bibliothèque, prendre un bouquin et y trouver la réponse. » Un réflexe qui ne va visiblement pas de soi pour tous Linitiative a donné des résultats fabuleux. Plusieurs adolescents, qui devaient faire une présentation après leurs cinq séances de formation, ont lu des livres entiers. Ils se sont intéressés à des sujets comme la contraception, le sida ou dautres maladies dont étaient atteints leurs proches. « On dit souvent que les adolescents sont très faibles en compréhension de texte, mais, quand le sujet les touche, un déblocage sopère. Ils font preuve dune motivation à toute épreuve. » Lastronome Jean-Pierre Urbain a connu une expérience similaire à lécole Louis-Joseph Papineau, où il a rencontré deux classes dune vingtaine dadolescents en cheminement particulier. « À chaque fois que jabordais lexplication dun phénomène, comme les pouponnières détoiles par exemple, jallais chercher une photo dans un livre pour illustrer mon propos. Plusieurs élèves retournaient consulter les livres à la fin de la période pour en savoir plus. » Pendant ses présentations, M. Urbain encourageait toujours les ados à formuler leurs interrogations, leur faisant bien savoir quaucune question nest idiote. « Les questions que les jeunes se posent sont souvent les mêmes que celles que les astrophysiciens formulent dans leurs labos », souligne-t-il.
Si les rencontres entre les scientifiques et les adolescents stimulent considérablement lintérêt de ces derniers à légard des sciences, Johanne Patry estime quil faudrait aller encore plus loin. « Les adolescents ont besoin de modèles quils peuvent côtoyer dans la vie de tous les jours. Rencontrer Marc Garneau, cest très bien. Mais ils ne peuvent pas aller prendre un café avec lui et partager leurs interrogations. Une seule rencontre avec un individu, aussi impressionnant soit-il, suffit rarement à changer une vie. Je crois quil faudrait plutôt mettre sur pied un programme de grands frères scientifiques. Cest une idée que je lance. Quelquun la rattrapera peut-être au vol »
Festival des sciences : http://www.csdm.qc.ca/festisciences/ ***
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offertes sur Kaléidoscope Dossier scientifique : Des étoiles plein les yeux |
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| Activités de formation | Consulter le producteur | Atelier de formation à l'attention des professeurs du collégial | Montréal, Capitale Nationale |
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| Animation intra-scolaire | Septembre à juin | Atelier d'animation | Montréal, Laval, Montérégie |
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| Animons la station | Juin | Atelier d'animation |
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| Astrolab | Animation scientifique | Estrie |
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| Astronomie | Consulter le producteur | Soirée d'observation |
Gaspésie Îles-de-la-Madeleine |
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| Astronomie | Atelier d'animation | Capitale Nationale |
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| Astronomie | Conférence | Capitale Nationale |
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| Astronomie en ligne | Site Internet |
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| Astronomie | Camp de science | Montréal, Outaouais, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie |
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| Camps spatial Canada | Consulter le producteur | Camp scientifique | Laval |
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| Collection de vidéos éducatives | Film vidéo VHS et numérique |
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| En orbite | Juin à août | Camp de jour | Montréal |
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| Journée carrière : les métiers de l'astronomie** | Consulter le producteur | Journée carrière | Montréal |
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| Le livre du ciel | Livre |
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| Le système solaire | Trousse pédagogique | Estrie |
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| Les météorites
(I et II) |
Site Internet |
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| Muséo | Consulter le producteur | Atelier éducatif | Gaspésie Îles-de-la-Madeleine |
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| Nuit à la belle étoile... au Biodôme | 1er sept. 2003 au 4 juin 2004 | Expédition éducative | Montréal |
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| Objectif Mars | Site Internet |
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| Observation du ciel | Matériel d'observation du ciel | Abitibi-Temiscamingue |
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| Observatoire | Consulter le producteur | Soirée d'observation | Saguenay Lac-Saint-Jean |
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| Parrainage chercheurs-élèves | Stage | Montréal |
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| Planétarium Quasar | Matériel d'observation du ciel | Nord-du-Québec |
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| Planétarium Starlab | Matériel d'observation du ciel | Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides, |
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| Starlab | Atelier mobile |
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| Visites de laboratoires | Septembre à juin | Visite guidée | Montréal |
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**Cette activité est proposée
par le Planétarium de Montréal (http://www.planetarium.montreal.qc.ca/).
Consulter la fiche du producteur pour connaître les 18 autres activités
en astronomie offertes par cet organisme.
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Dossier scientifique
: des étoiles plein les yeux
« Létoile
des enfants : site astronomique pour les enfants ». Un site suisse
qui présente, sous forme de questions-réponses, une mine
dinformations accessibles et amusantes sur ce qui se passe au-dessus
de nos têtes. « Histoire de lastronomie
». De Copernic à Hubble. Voltaire et les étoiles.
Ces quelques extraits du Dictionnaire philosophique vous plongeront
dans la pensée et le style du XVIIIe siècle, et vous montreront
quel regard le célèbre philosophe et ses contemporains jetaient
sur lastronomie. « Perdus dans les étoiles
». Un site amusant et très instructif conçu pour les
jeunes de 10 à 14 ans. « Astromania ». Un
site belge très complet sur lastronomie. Outre les informations
à caractère purement scientifique, on y retrouve également
une section historique (ex : contributions des Égyptiens à
nos connaissances actuelles en astrologie), des citations, une section
sur le droit de lespace, etc. ***
Dossier scientifique
: des étoiles plein les yeux
Devant une quarantaine dyeux ébahis, lastrophysicienne déploie une grande toile ronde et jaune, le Soleil, quelle pose sur le sol de la classe. Puis elle place chacune des planètes sur un long câble rattaché à la toile. Saturne est un ballon de basket. La Terre, une balle de golf. Pluton, une minuscule boule daluminium. Voici, en quelques mouvements, le système solaire mis en scène par Geneviève Caron, quand elle troque son chapeau de scientifique contre celui de conférencière invitée dans les écoles primaires. Lunivers des planètes et des étoiles fascine. Devant un public souvent conquis davance, lastronomie est un formidable tremplin pour aborder des notions scientifiques complexes avec une pointe dimagination et de poésie.
Pour François Côté, animateur scientifique et fondateur du camp de jour Sciences-Espace, lessentiel est daborder les sujets en fonction du quotidien des enfants. « Il faut partir déléments de leur langage et de leur univers, comme les personnages des romans fantastiques, des dessins animés, ou encore les héros des jeux vidéo. » Un principe que partage Geneviève Caron : « lorsque je leur dis que le Soleil en est à sa troisième vie, comme les Phénix de la série Harry Potter, je sais quils vont sen souvenir toute leur vie ! » sesclaffe-t-elle. Les extraterrestres font également fureur dans les salles de classe. Ils peuvent servir de point de départ à une panoplie dactivités, permettant du même coup de faire passer quelques notions de physique un peu ardues. Sils vivaient sur telle planète, seraient-ils minces et élancés ou courts et sphériques ? Tout dépend de la gravité de la planète en question. Pourraient-ils y atterrir ou pas ? Cest une question datmosphère gazeuse
On la compris, les longs discours sont résolument dépassés. « Les jeunes sont habitués à discuter, sinon ils sennuient. Il faut quils participent, quils posent des questions : cela fait travailler les sens », note Geneviève Caron. « Si lon enseigne sans support visuel, ni manipulation, ni observation, les notions risquent de se perdre. Il faut que les élèves touchent, construisent, discutent autour du concept théorique si lon veut vraiment quil soit compris », renchérit François Côté. Et nul besoin de dépenser des fortunes pour apprendre labécédaire de lastronomie ! Pour le communicateur scientifique Jean-Pierre Urbain, les bacs à recyclage sont des mines dor pour les astronomes amateurs. « Ils recèlent un arsenal complet de matières recyclables pour mettre sur pied une station orbitale : boîte dufs ou de biscuits, séparateurs de cornets en polyéthylène et bouteilles de lait font des merveilles ! » De son côté, Geneviève Caron a conçu une présentation visuelle sur les planètes, dont les photographies ont été dénichées sur Internet. « Les élèves sont toujours étonnés de voir le Soleil de près avec ses nombreuses protubérances. Ils ont besoin dimages. Cest la seule manière quils ont de visualiser lespace », explique-t-elle. Mise en garde pour éviter que des petits malins nen profitent pour piquer un roupillon : mieux vaut ne pas fermer les lumières ! Même son de cloche du côté de Sciences-Espace : « Peu importe la longueur de la vidéo, pour garder son attention, le jeune doit toujours avoir une feuille de travail : un questionnaire, un mot à compléter ou un dessin à colorier », note François Côté.
Y a-t-il des questions auxquelles on doit se résigner à ne pas répondre ? Certains sujets sont terrifiants a priori, comme les trous noirs, par exemple. « Les enfants me demandent si les trous noirs peuvent avaler la Terre ou si le Soleil va mourir », explique Jean-Pierre Urbain. Cest la peur et linstinct de survie qui les guident. » Doù limportance de dédramatiser certaines angoisses Les idées noires préconçues sont
largement véhiculées par les films hollywoodiens. «
Il y a souvent un important décalage entre la réalité
scientifique et limage que renvoient certains films », note
François Côté. Si la fin du monde est au programme
toute lannée dans les salles obscures, il est parfois utile
de rappeler aux élèves que nombre deffets spéciaux
nont aucun fondement scientifique. Par exemple, les sons effroyables
qui sortent des vaisseaux spatiaux et les planètes ou les étoiles
qui explosent bruyamment ne sont que des conventions cinématographiques
: dans lespace, il nexiste pas de sons perceptibles pour loreille
humaine
Les Innovateurs à lécole et à la bibliothèque. Pour commander gratuitement le guide des ateliers pour lannée scolaire 2003-2004, contactez Nadège Béguineau à la SPST : nb@spst.org Sciences-espace. Fondé en 1995 par des enseignants en sciences et des mordus de la vulgarisation scientifique, cet organisme propose une variété de services en vulgarisation scientifique : http://www.sciences.ca Le livre du ciel. Cet ouvrage signé par le communicateur scientifique Jean-Pierre Urbain présente des dizaines dactivités pour tous en astronomie, à réaliser à lécole ou en famille. Édition Les 400 coups, en vente en librairie (19,95 $). ISBN: 2-89540-102-0 La fédération des astronomes amateurs du
Québec Autopsie scientifique dun film catastrophe : Lémission
du 13 avril 2003 des Années-Lumière (Radio-Canada) a consacré
un reportage au film hollywoodien « Au cur de la Terre »
(The Core). Le journaliste Dominique Lapointe sest entretenu avec
Benoît St-Louis, spécialiste du Groupe de géomagnétisme
à la Commission géologique du Canada au sujet de la vraisemblance
dune telle catastrophe. ***
Actualités « Chantons
lespace »
Tout a commencé au printemps dernier, quand Marie-Josée et Élaine ont posé leur candidature pour les Bourses de lÎle du savoir (1), lun des sept volets de lÎle du savoir. Un sésame qui a ouvert à ces deux enseignantes du primaire les portes de la prestigieuse Agence spatiale canadienne. « Nous y avons passé deux journées inoubliables, raconte Marie-Josée Millette. Nous avons dabord assisté à une session de formation sur le bras canadien de la Station spatiale internationale avec de véritables instructeurs. Puis, nous avons accompagné des astronautes professionnels lors dune journée de formation. » Marie-Josée avoue avec humour ne pas avoir toujours bien saisi toutes les subtilités hautement technologiques qui furent son quotidien pendant son séjour. « Nous sommes des « astronulles » plutôt que des astronautes! Mais nous en avons retenu assez pour élaborer des outils pédagogiques que nous ramenons aujourdhui à lécole. »
Vous lignoriez sans doute : lAgence spatiale des Petits Chanteurs du Mont-Royal a lancé une campagne de recrutement auprès des jeunes élèves Voici lidée maîtresse du projet pédagogique concocté par mesdames Millette et Roy, qui sapprêtent à faire vivre à leurs élèves une mission sur Mars simulée, certes, mais hautement scientifique tout de même Lun des objectifs : récolter des minerais à laide dun véhicule spécialement conçu à cet effet et les analyser. Quatre équipes de pointe seront recrutées : des techniciens et technologues, qui soccuperont notamment des systèmes de communication; des ingénieurs, chargés du plan de vol de la navette et de la conception du véhicule; des scientifiques, qui procéderont à lanalyse des minerais récoltés; et des astronautes, qui devront maîtriser lensemble des procédures et travailler de concert avec les autres équipes techniques. « Les élèves choisiront lun de ces quatre champs dexpertise. Chacun aura son rôle à jouer, un peu comme dans un orchestre, explique Marie-Josée Millette. Ils devront dabord poser leur candidature en bonne et due forme auprès de « lAgence spatiale des Petits Chanteurs du Mont-Royal. Nous leur offrons même un cours sur la rédaction de CV ! » Une fois leur « choix de carrière » arrêté, les jeunes assisteront aux cours correspondants à leur rôle dans la mission. La formation durera de huit à dix semaines. Et comme il est nécessaire de se muscler le corps autant que la tête, les jeunes recrues seront soumises à un entraînement physique approprié tout au long du projet Un bel exemple dintégration intelligente des disciplines! En parallèle, des experts de lAgence spatiale canadienne se rendront à lécole plusieurs fois au cours de lannée afin de présenter des exposés scientifiques aux jeunes. Ceux-ci visiteront également les fameux laboratoires de lagence installés à Saint-Hubert. Le projet « Chantons lespace » est sur la piste de lancement Des nouvelles dans les prochains numéros de Pluie de science.
Agence spatiale canadienne : La Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal : http://www.csdm.qc.ca/pcmr/
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Actualités
Pour la 3e année, la SPST sassocie aux Clubs de lecture de Communication-Jeunesse pour proposer à quelque 70 clubs de lecture de la « Livromanie » des guides danimation à saveur scientifique. Lobjectif : faire découvrir la science à travers le livre, et donner aux animateurs des clubs des idées dactivités qui stimuleront la curiosité de leurs jeunes lecteurs. « La science peut se nicher au cur de la littérature : dans les livres documentaires, les albums, mais aussi dans les romans, les contes et légendes On peut trouver des contenus scientifiques dans bien des ouvrages et, avec de limagination, créer des activités originales autour de ces contenus », explique Amélie Coulombe-Boulet, responsable des Clubs de lecture à Communication-Jeunesse. À partir dune sélection douvrages contenant plus dune vingtaine de titres québécois, le guide propose une foule dactivités : improviser une mini pièce de théâtre scientifique en sinspirant des personnages de Robin et la vallée perdue (1), monter une exposition en entomologie à partir du roman Les acariens attaquent (2), reconstituer un mini livre à partir des ouvrages de la collection « Savais-tu ? », créer une bande dessinée traitant danthropologie en partant de lalbum Maïa et loiseau (3) Autant didées qui pourront être déclinées à volonté selon les goûts et les talents de chacun.
Et il y a plus : pour approfondir une thématique scientifique particulière, pourquoi ne pas inviter à votre club de lecture un homme ou une femme de sciences dont la spécialité est abordée dans un livre ? Par exemple, un botaniste pourrait expliquer aux participants pourquoi les plantes et les fleurs font tourner la tête aux hommes et aux femmes, avec le roman La folie du docteur Tulp (4). Ou encore, un ingénieur en informatique ou un spécialiste de lintelligence artificielle pourrait guider les jeunes dans la lecture du roman Ladieu aux chevaliers la piste des Youfs III (5). Grâce au programme Les Innovateurs à lécole et à la bibliothèque de la SPST, il nen tient quà vous de transformer votre club de lecture en un lieu de rencontre unique entre un scientifique et des jeunes. La seule condition : que votre club de lecture soit situé dans lune des régions desservies par le programme. Pour créer un club de lecture et obtenir le
guide danimation à saveur scientifique, contactez madame
Amélie Coulombe-Boulet, clubdelecture@vl.videotron.ca, tél. :
(514) 286-6020, poste 23. Vous pouvez aussi visiter le site Internet de
Communication-Jeunesse, à ladresse : Pour organiser la visite dun scientifique dans votre club de lecture, contactez le coordonnateur du programme Les Innovateurs à lécole et à la bibliothèque de votre région : Pour Montréal, Laval, lOutaouais, le sud
de Lanaudière, les Basses-Laurentides : Nadège Béguineau,
(514) 844-5501 poste 226
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Actualités
« Les sciences sont indissociables de la culture et la culture na de sens que si les sciences lenrichissent de leurs découvertes », affirme, sans hésitation, Jean-François Chassay, professeur titulaire au département détudes littéraires de lUniversité du Québec à Montréal (UQAM) et responsable du colloque « Science, imaginaire et éthique » qui se tiendra à lUQAM les 21, 22 et 23 novembre. « Pour bien des gens, les sciences ne font pas partie de la culture, poursuit-il. Pourtant, elles ont toujours participé à la métamorphose de notre monde et bouleversé les conservatismes, et elles ont maintes fois provoqué des chocs culturels. »
Selon Jean-François Chassay, la supposée dichotomie entre humanités et sciences, qui apparaît souvent comme un phénomène naturel, reposerait en fait sur des choix culturels. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien français professeur à lUniversité de Nice, se plaisait dailleurs à faire cette remarque très révélatrice dans un de ses textes : « on parle de tout à un cocktail : de voitures, de sport, de cinéma, de peinture, de littérature mais jamais de chimie ou de mathématique. » (1) Ainsi, bien que les mathématiques existent depuis plus de 2000 ans, elles ne sont toujours pas intégrées à la culture. Pourquoi ? Parce que, selon M. Lévy-Leblond, il est bien difficile de se quereller sur un sujet tel que la physique quantique ! Alors que les sciences ont une influence primordiale sur notre qualité de vie, sur notre façon de comprendre le monde et de communiquer, les concepts scientifiques demeurent souvent insaisissables Comme si nous avions tacitement décidé que ces principes et ces bases étaient incompréhensibles pour le commun des mortels et devaient rester entre les mains des scientifiques. Comme si les mots nous faisaient soudainement défaut lorsquil est question de chimie ou de physique.
Le colloque organisé à lUQAM vise donc à questionner la place et le statut des disciplines scientifiques dans nos sociétés et notre culture. Dabord en sinterrogeant sur limpact des sciences sur notre imaginaire. Comment la science touche-t-elle limagination collective et individuelle de chacun ? Comment sinscrit-elle dans notre culture via limaginaire ? Quelle est la part dimagination dans le travail quotidien du chercheur ? Dautre part, en sintéressant aux questions éthiques soulevées par la recherche scientifique. La science est-elle au service de lhumanité ? Comment bouleverse-t-elle certaines de nos croyances et notre réalité quotidienne ? Comment touche-t-elle aux dimensions éthiques, morales, religieuses et sacrées de nos vies ? Le scientifique a-t-il un rôle politique à jouer ? « Le scientifique est souvent perçu comme un être froid, silencieux, enfermé dans sa tour divoire, note M. Chassay. Pourtant, il nest pas coupé du monde. Les chercheurs doutent, se remettent en question et sinterrogent sans cesse. La science, ce nest pas juste des faits. Cest un monde de passions, de discussions et de hasard. » Les invités du colloque de lUQAM, tant européens que québécois, proviennent de différentes disciplines : mathématiques, médecine, histoire, physique, littérature, philosophie, paléontologie, et communications. Lévénement sadresse à tous. Le pari qua voulu relever M. Chassay est déviter la « surspécialisation », en réunissant autour dune même table des scientifiques issus de différentes disciplines, et intéressés à sinterroger sur le statut de la science dans ses dimensions imaginaires, symboliques, sociales et institutionnelles. Les thèmes abordés sont divers et nombreux : Quelle est la place des sciences dans le champ des savoirs aujourdhui ? A-t-on le droit de transposer des concepts scientifiques dans dautres domaines ? Lécriture scientifique est-elle une écriture comme une autre? Faut-il inventer un nouveau vocabulaire pour rendre compte des réalités quoffrent les sciences depuis près dun siècle ? Ces sujets de discussion passionnent M. Chassay depuis toujours. Il dirige depuis huit ans un groupe de recherche appelé le S.é.l.e.c.t.i.f. (Savant et espace du laboratoire : épistémo-critique de textes irrigués par la fiction), qui étudie la place des sciences dans la culture et plus spécifiquement dans la littérature. Il est lauteur de lessai Imaginer la science, paru aux Éditions Liber, au printemps 2003, où il analyse la place et le statut du chercheur scientifique dans la fiction contemporaine. Cette année, il a également publié une bibliographie sur les fictions scientifiques intitulée La science des écrivains dans la collection La bibliothèque de La Science se Livre. « Quand on sintéresse à
la culture de manière assez large, on ne peut pas passer à
côté des sciences », conclut M. Chassay qui espère
voir un jour les frontières souvrir et les ponts se multiplier
entre les différentes disciplines.
La science des écrivains ou comment la science vient à la littérature (2003), coll. « La science se livre ». Pour commander cet ouvrage : http://www.spst.org/lascienceselivre/chassay/index.html (1) Jean-Marc Lévy-Leblond, Lesprit de sel, Seuil, Paris, 1984 ***
Actualités
Au menu : des fiches explicatives permettant
de se familiariser avec différents types douvrages (livres
documentaire, romans et périodiques), des livres de science-fiction,
et tout le matériel nécessaire à la réalisation
dactivités qui marient la lecture et la science. Danielle Bergeron est agente culturelle au Service
régional de promotion, danimation et de diffusion culturelles
du SaguenayLac-Saint-Jean. Toujours à la recherche de nouvelles
trouvailles pour intéresser jeunes et moins jeunes à lire,
elle est linitiatrice de ce projet original qui a pris son envol
officiel le mois dernier. « Lidée du projet a en fait
pris naissance en 2001, lors dun colloque sur la promotion de la
lecture et de lanimation scientifique, La science avec un
grand L. On y présentait une foule de projets qui mont
inspirée. » Tous les rudiments de lanimation sont expliqués en détail dans les mallettes, dans un guide danimation. « Jai toujours le souci de rendre le personnel compétent à faire lactivité. On souhaite que les personnes soient le plus autonomes possible afin quelles puissent sapproprier le projet sans peine », note Danielle Bergeron. Les mallettes comprennent également des objets qui pourront servir de base à de courtes expériences. « Il peut sagir dune boussole, de verres, de cordes ou encore de petites cuillères. Par exemple, une simple cuillère peut servir à comprendre comment voyage le son : il suffit de la faire tinter aux oreilles ! » Les différents thèmes scientifiques pourront également être approfondis en invitant sur place une personne ressource. « Le tout se termine par une visite exploratoire de la bibliothèque », spécifie Mme Bergeron. Les mallettes dexploration sont aussi une occasion rêvée pour mettre en valeur les fonds douvrages scientifiques et de science-fiction présents dans les bibliothèques publiques et trop souvent méconnus. Mais pourquoi vouloir intéresser les gens aux sciences et à la science-fiction ? « Quotidiennement, ces sujets nous interpellent, souligne Mme Bergeron. Il suffit de visionner un film quelques minutes pour le constater Le tout est ensuite de savoir faire la part des choses, en développant un esprit critique animé par la lecture. » Et est-ce un succès ? Apparemment oui : « Plusieurs adolescents rencontrés dans un groupe test qui naimaient pas lire au départ avaient envie de se plonger dans certains livres à la fin de latelier car leur curiosité avait été piquée » Charmer par la science pour inciter à la lecture ? Pourquoi pas ? En circulation aujourdhui dans les bibliothèques du SaguenayLac-Saint-Jean, ces mallettes dexploration pourraient bien intéresser les autres bibliothèques du Québec. Des disques compacts ont été conçus pour reproduire les mallettes et expliquer en détail comment réaliser les animations. Avis aux intéressés ! Caroline Soucy Pour toute information, contactez Danielle Bergeron, au Service régional de promotion, danimation et de diffusion culturelles du SaguenayLac-Saint-Jean, tél : (418) 662-6425 poste 24 danielle@crsbpslsj.biblio.qc.ca ***
Événements Science
et société Le forum international « Science et société » se tiendra au collège Limoilou à Québec du 7 au 9 novembre prochain. Plus de 250 jeunes francophones de 17 à 25 ans prendront part à des débats passionnants sur des thèmes aussi divers que la quête des origines humaines, la sécurité alimentaire ou le respect de la dignité humaine. Le paléoanthropologue Pascal Picq et le professeur Claude Villeneuve, co-auteur du livre Vivre les changements climatiques, co-président cet événement. Pour toute information : http://www.acfas.ca/science-societe/
Dans le cadre de la Journée mondiale de
la science au service de la paix et du développement proclamée
par lUNESCO, le Centre des sciences de Montréal propose une
fin de semaine de réflexion et d1échange sur la contribution
des sciences, des technologies et de leurs applications pour la paix et
le développement. Cet événement est gratuit mais
linscription est obligatoire.
Le 15 novembre, à loccasion du Salon du livre de Montréal, une table ronde consacrée à lhumour et la science réunira notamment le dessinateur Jacques Goldstyn et lauteur Raynald Pépin.
Du
10 au 16 novembre, les magazines pour les jeunes sont à lhonneur.
Consultez le site Internet des éditions Bayard pour savoir ce que
vous réserve la 7e Semaine des magazines jeunesse : http://www.bayardjeunesse.ca
Du
21 au 23 novembre, lUQAM accueille le colloque pluridisciplinaire
international « Science, imaginaire et éthique »,
qui réunira, entre autres, des experts des univers de lhistoire
des sciences, des mathématiques, et des études littéraires.
Pour tout renseignement, contactez monsieur Jean-François Chassay
à ladresse : chassay.jean-francois@uqam.ca Le
16e colloque de lAssociation québécoise des éducatrices
et des éducateurs du primaire (AQEP) met la lecture à lhonneur
les 27 et 28 novembre prochains, sous le thème « Apprends-moi
des livres, apprends-moi à devenir ». Pour toute information :
http://www.aqep.org/
Du 20 au 30 novembre, le Festival « Va savoir » de TéléScience met les films à vocation pédagogique en vedette. Détails au http://www.telescience.qc.ca/festival_fr/festival_fr.html ***
Et pluie quoi encore ? Un clin dil aux intempéries !
En novembre, il pleut des étoiles La pluie détoiles filantes des Léonides
2003 sera bientôt là. Et deux fois plutôt quune
(lire la suite)
« Il pleut de la poussière détoiles ».
Saviez-vous que, jusqu'en 2010, notre système solaire accueillera
beaucoup plus de poussières d'étoiles que d'ordinaire? Léphéméride des pluies de
météorites pour 2003 « Détection des météorites
». Comment entendre les météorites sur sa radio
« À chaque fois que vous remplissez une grille de loto, vous avez une chance sur 14 millions de trouver les six bons numéros (1). Pour calculer la probabilité de voir une météorite tomber dans votre jardin, en revanche, il faut prendre en compte de nombreux facteurs. Tout dabord, il est nécessaire de saccorder sur ce quon appelle météorite, cest-à-dire un fragment dastéroïde en provenance de lespace. Chaque jour, en vous promenant, vous effleurez sans vous en rendre compte des centaines de minuscules poussières venant de lespace, qui sont en quelque sorte des micrométéorites. Mais vous ne les voyez même pas tomber. Ne retenons donc que les météorites dun poids respectable, au-dessus de 100 grammes et jusquà quelques centaines de grammes. On a calculé que, chaque année, environ 30 000 de ces cailloux extraterrestres tombaient quelque part sur la Terre, ce qui correspond à près de 10 tonnes. Connaissant la surface totale de la Terre, qui est denviron 510 millions de km2, et si on estime que votre jardin fait 10 mètres sur 10, soit 100 m2, on peut donc calculer que vous avez, au cours de lannée qui vient, une chance sur 200 millions de voir tomber une météorite dans votre jardin. Selon ce calcul, vous avez donc 14 fois plus de chances de gagner au loto en y jouant une seule fois que de voir tomber une météorite dans votre jardin en une année. »
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À surveiller
Les bars des sciences connaissent une popularité grandissante au Québec. Surveillez la sortie du guide « Bar des sciences : mode demploi » pour tout savoir sur ces rendez-vous de la médiation scientifique ***
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