Pluie de science
Numéro 3, Novembre 2003

www.spst.org/pluiedescience/1103

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Éditorial

Des étoiles plein la tête


Théoriquement, il y aurait entre 1011 et 1012 étoiles dans notre galaxie. C’est à peu près le nombre de secondes qui s’écoulent en 3 200 ans.

Vous avez 14 fois plus de chance de gagner à la loterie en y jouant une seule fois que de voir tomber une météorite dans votre jardin en une année.

On trouve des molécules d’eau sur le Soleil, dans les zones les plus « fraîches » où la température n’est « que » de 3 000 à 3 200°C.

Il est facile de s’étourdir en parlant de l’espace... Pour citer l’astronome française Catherine Turon, « entrer dans l’astronomie, c’est entrer dans l’incommensurable ».

L’étude des phénomènes astronomiques est un domaine d’une richesse inépuisable et un formidable tremplin pour initier les jeunes aux mystères des sciences. Comme le ciel nous réserve plusieurs belles surprises en ce mois de novembre – une pluie d’étoiles filantes et une éclipse de lune – il sera beaucoup question d’astronomie dans ce troisième numéro de Pluie de science.

Astronomie et adolescents, d’abord, dans un dossier consacré aux diverses manières de réconcilier les jeunes et les sciences. Astronomie et outils pédagogiques, ensuite, dans le cadre de nos dossiers scientifiques thématiques. Astronomie à l’école, toujours, grâce au témoignage de deux enseignantes, revenues d’un stage à l’Agence spatiale canadienne les bras chargés de projets. Astronomie et vulgarisation scientifique, enfin, dans notre rubrique « Et pluie quoi encore ? » consacrée ce mois-ci aux pluies d’étoiles filantes.

Cet automne, nous souhaitons aussi lever notre chapeau à tous les chercheurs impliqués en médiation scientifique, ces savants de tous horizons qui conjuguent leur passion au présent de l’indicatif et qui nous rappellent que la science désincarnée n’existe pas. Ils seront à l’honneur dans deux événements : le forum international « Science et société », où ils partiront à la rencontre de plus de 250 collégiens, et le colloque « Science, imaginaire et éthique » qui leur offrira une occasion de débattre des liens étroits entre science, culture et société.

En vous souhaitant bon voyage dans ce nouveau numéro de Pluie de science, je vous encourage à nous faire part de vos commentaires et suggestions.

Bonne lecture


Anne Fleischman

Rédactrice en chef

af@spst.org

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La science et les adolescents
Pas « cool », les sciences ?


« Plate à mort », « super tough », « pas rapport »… Voilà un vocabulaire que les 12-17 ans utilisent couramment quand vient le temps de parler de leurs cours de mathématiques, de physique ou de chimie. Face aux adolescents, les professeurs de sciences au secondaire doivent parfois faire preuve de zèle, d’imagination et, surtout, de patience…

Pourtant, au primaire, les petits dévorent les sciences. « Ils sont émerveillés quand on leur explique comment vole un papillon ou comment les plantes se reproduisent », affirme Johanne Patry, conseillère pédagogique à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. « Mais dès qu’ils arrivent en 1re secondaire, tout bascule. Ils se font dire par les plus vieux que la science, c’est difficile et ennuyant. Avant même de commencer leurs cours, ils partent avec un préjugé négatif. »

D’après une étude réalisée par Mme Karin Bell, sous la supervision du professeur Gilles Thibert, spécialiste en didactique des sciences à l’UQAM, l’intérêt des élèves pour les cours de sciences décroît progressivement entre le début de la 1re secondaire et la fin de la 5e secondaire. Autrement dit, plus les jeunes font des sciences, plus ils développent une attitude négative envers elles.

Cette pente décroissante connaît cependant une légère remontée en 3e secondaire, quand les élèves suivent leur premier cours de biologie. « Les ados perçoivent un lien évident entre ce qu’on leur enseigne en classe et leur vie de tous les jours, explique le professeur Thibert. Quand les applications sont tangibles, l’intérêt des élèves s’accroît systématiquement. »


Le réforme, source d’espoir ?

Selon le professeur Thibert, l’approche intégrée des disciplines préconisée par la réforme scolaire permettra justement de resserrer encore davantage les liens entre les sciences, les technologies, le rôle qu’elles ont joué dans l’histoire et les incidences qu’elles auront dans la société de demain.

Autre avantage de la réforme : la pédagogie par projets. Les professeurs pourront proposer à leurs élèves des activités de plus grande envergure, comme monter un laboratoire de A à Z ou encore gérer leur propre réseau électrique. « Les jeunes vont probablement s’impliquer plus activement dans les activités pédagogiques, croit Gilles Thibert. Ils se sentiront davantage concernés et motivés. »

Les nouvelles pratiques d’évaluation mises de l’avant par la réforme pourraient également changer la donne. « Généralement, les professeurs de sciences dites « dures » ont tendance à accorder de moins bonnes notes que leurs collègues de sciences humaines. Ils mettent très souvent une question « piège » dans leurs examens. Inconsciemment, ils entretiennent une vision élitiste de la science, et laissent croire qu’elle est réservée aux meilleurs élèves. »

Ce mode d’évaluation en décourage plus d’un. Grâce à une nouvelle approche tenant compte de l’acquisition du concept et de sa compréhension, plus d’adolescents pourront tirer leur épingle du jeu.


Astronomes en herbe

Johanne Patry n’a pas attendu la réforme pour changer ses méthodes d’enseignement. Avant de devenir conseillère pédagogique, elle a enseigné pendant quinze ans les sciences physiques à l’École secondaire de Vaudreuil. En 1996, elle a reçu le Prix national du Premier ministre du Canada pour l’excellence de l’enseignement en science, en technologie et en mathématique.

Afin de stimuler l’intérêt de ses élèves, elle n’y est pas allée de main morte : grâce au support financier de l’Agence spatiale canadienne et d’entreprises privées, elle a converti une salle de l’école en simulateur de navette spatiale… invitant ses étudiants à prendre part à une véritable mission d’exploration !

« Les élèves qui faisaient preuve de leadership devenaient chefs de mission, les passionnés de science, directeurs de la recherche. Ceux qui préféraient les arts s’occupaient des décors, tandis que les apprentis journalistes devenaient agents de relations publiques. Chacun avait un rôle à jouer. Si un seul des membres de l’équipe n’était pas à son affaire, tout le monde perdait des points. Comme dans la vraie vie ! »

Selon Mme Patry, les adolescents ressentent un besoin très fort de bouger et de socialiser. Participer à un projet comme une mission virtuelle dans l’espace leur permet de combler ce besoin tout en assimilant des connaissances scientifiques. « Je voulais sortir des sentiers battus. Je trouvais déplorable que la science soit réservée aux “bolés” » Pour inspirer ses collègues enseignants du secondaire, elle publiera bientôt un livre intitulé Comment faire des missions en classe.


Des projets pour faire vivre la science

À la Commission scolaire de Montréal, les conseillers pédagogiques sont très sensibles à la démotivation des adolescents face aux matières scientifiques. Le Festival des sciences est l’une des mesures mises de l’avant pour les motiver. Comme dans les Expo-sciences Bell, les élèves sont invités à monter de toutes pièces un projet de nature scientifique. Chaque année, 200 jeunes se réunissent au Complexe Desjardins pour partager avec le grand public les fruits de leurs efforts et leurs découvertes.

« La participation des adolescents à cet événement est remarquable, affirme Christyne Legault, présidente du festival. C’est la preuve que lorsqu’ils ont la chance de participer à un projet concret, ils embarquent sans hésiter. »


Rencontrer ses aînés

Pour pousser encore plus loin l’intérêt des jeunes, Mme Legault travaille à mettre en place des partenariats entre les écoles secondaires et les écoles de formation professionnelle. « Certains jeunes pourront par exemple utiliser les équipements de l’École des métiers de la construction. Du même coup, ils pourront rencontrer des élèves plus âgés qui ont choisi un métier à caractère technique et scientifique. »

Selon plusieurs pédagogues, ce type de rencontres entre technologues, scientifiques et adolescents est essentiel à la motivation des élèves.

Thanh Khanh Trân, conseiller pédagogique à la CSDM, organise régulièrement des rencontres pour les élèves de 5e secondaire à l’Université McGill et à l’UQAM. « Des chercheurs viennent leur parler de la chimie de la beauté, de la chimie du chocolat, des OGM, etc. Je veux que les jeunes voient tout ce que la science a à leur offrir. »


Et les ados en difficulté ?

Dans le cadre du programme Lire pour comprendre, la SPST a organisé en 2001 et en 2002 des rencontres entre des vulgarisateurs scientifiques et des jeunes en difficulté issus de milieux défavorisés.

« Dans les classes à cheminement particulier, les élèves ont des préoccupations beaucoup plus fondamentales que celle de réussir en science », raconte Sophie Malavoy, une vulgarisatrice scientifique qui a participé au programme. « La plupart des jeunes ont des problèmes lourds, de nature sociale. Pourtant, ils ont une soif extraordinaire d’apprendre. »

Mme Malavoy a pu le constater de visu lorsqu’elle s’est rendue à l’école Georges-Vanier pour partager avec les adolescents quelques-uns des secrets du corps humain. « On avait acheté près d’une centaine de livres sur le sujet. Je me suis rendue dans la classe avec une bibliothécaire qui expliquait aux élèves comment consulter un index ou une table des matières. On voulait faire comprendre aux jeunes que, lorsqu’ils ont une question, ils peuvent aller à la bibliothèque, prendre un bouquin et y trouver la réponse. » Un réflexe qui ne va visiblement pas de soi pour tous…

L’initiative a donné des résultats fabuleux. Plusieurs adolescents, qui devaient faire une présentation après leurs cinq séances de formation, ont lu des livres entiers. Ils se sont intéressés à des sujets comme la contraception, le sida ou d’autres maladies dont étaient atteints leurs proches. « On dit souvent que les adolescents sont très faibles en compréhension de texte, mais, quand le sujet les touche, un déblocage s’opère. Ils font preuve d’une motivation à toute épreuve. »

L’astronome Jean-Pierre Urbain a connu une expérience similaire à l’école Louis-Joseph Papineau, où il a rencontré deux classes d’une vingtaine d’adolescents en cheminement particulier. « À chaque fois que j’abordais l’explication d’un phénomène, comme les pouponnières d’étoiles par exemple, j’allais chercher une photo dans un livre pour illustrer mon propos. Plusieurs élèves retournaient consulter les livres à la fin de la période pour en savoir plus. »

Pendant ses présentations, M. Urbain encourageait toujours les ados à formuler leurs interrogations, leur faisant bien savoir qu’aucune question n’est idiote. « Les questions que les jeunes se posent sont souvent les mêmes que celles que les astrophysiciens formulent dans leurs labos », souligne-t-il.


Top modèles

Si les rencontres entre les scientifiques et les adolescents stimulent considérablement l’intérêt de ces derniers à l’égard des sciences, Johanne Patry estime qu’il faudrait aller encore plus loin. « Les adolescents ont besoin de modèles qu’ils peuvent côtoyer dans la vie de tous les jours. Rencontrer Marc Garneau, c’est très bien. Mais ils ne peuvent pas aller prendre un café avec lui et partager leurs interrogations. Une seule rencontre avec un individu, aussi impressionnant soit-il, suffit rarement à changer une vie. Je crois qu’il faudrait plutôt mettre sur pied un programme de grands frères scientifiques. C’est une idée que je lance. Quelqu’un la rattrapera peut-être au vol… »


Dominique Forget

Collaboration spéciale


Agence spatiale canadienne : consultez le programme des conférences et des activités pour les enseignants et les jeunes. Vous trouverez également du matériel pédagogique pour initier les élèves aux mystères de l’espace.
http://www.space.gc.ca/asc/fr/jeunes_educateurs/educateurs/evenements/evenements.asp

Festival des sciences : http://www.csdm.qc.ca/festisciences/

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Activités offertes sur Kaléidoscope
Dossier scientifique : Des étoiles plein les yeux


Titre de l’activité Date Type d’outil Région
Clientèle
Préscolaire
  Primaire  
Secondaire
Cégep
Grand Public
1
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3
1
2
3
Activités de formation Consulter le producteur Atelier de formation à l'attention des professeurs du collégial Montréal, Capitale Nationale
 
 
 
 
 
 
 
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Animation intra-scolaire Septembre à juin Atelier d'animation Montréal, Laval, Montérégie
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Animons la station Juin Atelier d'animation  
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Astrolab   Animation scientifique Estrie
  
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Astronomie Consulter le producteur Soirée d'observation

Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine

 
 
 
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Astronomie   Atelier d'animation Capitale Nationale
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Astronomie   Conférence Capitale Nationale
 
 
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Astronomie en ligne   Site Internet  
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Astronomie   Camp de science Montréal, Outaouais, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie
  
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Camps spatial Canada Consulter le producteur Camp scientifique Laval
 
 
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Collection de vidéos éducatives   Film vidéo VHS et numérique  
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En orbite Juin à août Camp de jour Montréal
 
 
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Journée carrière : les métiers de l'astronomie** Consulter le producteur Journée carrière Montréal
  
 
 
 
 
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Le livre du ciel   Livre  
 
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Le système solaire   Trousse pédagogique Estrie
 
 
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Les météorites
(I et II)
  Site Internet  
 
 
 
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Muséo Consulter le producteur Atelier éducatif Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine
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Nuit à la belle étoile... au Biodôme 1er sept. 2003 au 4 juin 2004 Expédition éducative Montréal
 
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Objectif Mars   Site Internet  
 
 
 
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Observation du ciel   Matériel d'observation du ciel Abitibi-Temiscamingue
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Observatoire Consulter le producteur Soirée d'observation Saguenay – Lac-Saint-Jean
 
 
 
 
 
 
 
 
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Parrainage chercheurs-élèves   Stage Montréal
 
 
 
 
 
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Planétarium Quasar   Matériel d'observation du ciel Nord-du-Québec
 
 
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Planétarium Starlab   Matériel d'observation du ciel Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides,
 
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Starlab   Atelier mobile  
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Visites de laboratoires Septembre à juin Visite guidée Montréal
 
 
 
 
 
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**Cette activité est proposée par le Planétarium de Montréal (http://www.planetarium.montreal.qc.ca/).
Consulter la fiche du producteur pour connaître les 18 autres activités en astronomie offertes par cet organisme.

 

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Dossier scientifique : des étoiles plein les yeux
Quelques liens utiles pour en savoir plus sur l’astronomie


La bibliothèque « Astronomie » de l’Agence Science-Presse : des dizaines de sites Internet répertoriés et commentés.
http://www.sciencepresse.qc.ca/cyber-express/520f.html

« L’étoile des enfants : site astronomique pour les enfants ». Un site suisse qui présente, sous forme de questions-réponses, une mine d’informations accessibles et amusantes sur ce qui se passe au-dessus de nos têtes.
http://www.lyoba.ch/etoile-des-enfants/

« Histoire de l’astronomie ». De Copernic à Hubble.
http://www.malexism.com/copernic/hist/histoire.html

Voltaire et les étoiles. Ces quelques extraits du Dictionnaire philosophique vous plongeront dans la pensée et le style du XVIIIe siècle, et vous montreront quel regard le célèbre philosophe et ses contemporains jetaient sur l’astronomie.
http://www.voltaire-integral.com/17/astronomie.htm

« Perdus dans les étoiles ». Un site amusant et très instructif conçu pour les jeunes de 10 à 14 ans.
http://tfo.org/jeux/mega/astro.html

« Astromania ». Un site belge très complet sur l’astronomie. Outre les informations à caractère purement scientifique, on y retrouve également une section historique (ex : contributions des Égyptiens à nos connaissances actuelles en astrologie), des citations, une section sur le droit de l’espace, etc.
http://users.skynet.be/astronomia/pages/systeme_solaire/histoire/egyptiens.html

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Dossier scientifique : des étoiles plein les yeux
L’expérience d’enseignants


Des étoiles et des petits hommes

Devant une quarantaine d’yeux ébahis, l’astrophysicienne déploie une grande toile ronde et jaune, le Soleil, qu’elle pose sur le sol de la classe. Puis elle place chacune des planètes sur un long câble rattaché à la toile. Saturne est un ballon de basket. La Terre, une balle de golf. Pluton, une minuscule boule d’aluminium. Voici, en quelques mouvements, le système solaire… mis en scène par Geneviève Caron, quand elle troque son chapeau de scientifique contre celui de conférencière invitée dans les écoles primaires.

L’univers des planètes et des étoiles fascine. Devant un public souvent conquis d’avance, l’astronomie est un formidable tremplin pour aborder des notions scientifiques complexes avec une pointe d’imagination et de poésie.


De la physique et des Martiens

Pour François Côté, animateur scientifique et fondateur du camp de jour Sciences-Espace, l’essentiel est d’aborder les sujets en fonction du quotidien des enfants. « Il faut partir d’éléments de leur langage et de leur univers, comme les personnages des romans fantastiques, des dessins animés, ou encore les héros des jeux vidéo. » Un principe que partage Geneviève Caron : « lorsque je leur dis que le Soleil en est à sa troisième vie, comme les Phénix de la série Harry Potter, je sais qu’ils vont s’en souvenir toute leur vie ! » s’esclaffe-t-elle.

Les extraterrestres font également fureur dans les salles de classe. Ils peuvent servir de point de départ à une panoplie d’activités, permettant du même coup de faire passer quelques notions de physique un peu ardues. S’ils vivaient sur telle planète, seraient-ils minces et élancés ou courts et sphériques ? Tout dépend de la gravité de la planète en question. Pourraient-ils y atterrir ou pas ? C’est une question d’atmosphère gazeuse…


Voir pour comprendre

On l’a compris, les longs discours sont résolument dépassés. « Les jeunes sont habitués à discuter, sinon ils s’ennuient. Il faut qu’ils participent, qu’ils posent des questions : cela fait travailler les sens », note Geneviève Caron. « Si l’on enseigne sans support visuel, ni manipulation, ni observation, les notions risquent de se perdre. Il faut que les élèves touchent, construisent, discutent autour du concept théorique si l’on veut vraiment qu’il soit compris », renchérit François Côté.

Et nul besoin de dépenser des fortunes pour apprendre l’abécédaire de l’astronomie ! Pour le communicateur scientifique Jean-Pierre Urbain, les bacs à recyclage sont des mines d’or pour les astronomes amateurs. « Ils recèlent un arsenal complet de matières recyclables pour mettre sur pied une station orbitale : boîte d’œufs ou de biscuits, séparateurs de cornets en polyéthylène et bouteilles de lait font des merveilles ! »

De son côté, Geneviève Caron a conçu une présentation visuelle sur les planètes, dont les photographies ont été dénichées sur Internet. « Les élèves sont toujours étonnés de voir le Soleil de près avec ses nombreuses protubérances. Ils ont besoin d’images. C’est la seule manière qu’ils ont de visualiser l’espace », explique-t-elle. Mise en garde pour éviter que des petits malins n’en profitent pour piquer un roupillon : mieux vaut ne pas fermer les lumières ! Même son de cloche du côté de Sciences-Espace : « Peu importe la longueur de la vidéo, pour garder son attention, le jeune doit toujours avoir une feuille de travail : un questionnaire, un mot à compléter ou un dessin à colorier », note François Côté.


La fin du monde, pour après-demain ?

Y a-t-il des questions auxquelles on doit se résigner à ne pas répondre ? Certains sujets sont terrifiants a priori, comme les trous noirs, par exemple. « Les enfants me demandent si les trous noirs peuvent avaler la Terre ou si le Soleil va mourir », explique Jean-Pierre Urbain. C’est la peur et l’instinct de survie qui les guident. » D’où l’importance de dédramatiser certaines angoisses…

Les idées noires préconçues sont largement véhiculées par les films hollywoodiens. « Il y a souvent un important décalage entre la réalité scientifique et l’image que renvoient certains films », note François Côté. Si la fin du monde est au programme toute l’année dans les salles obscures, il est parfois utile de rappeler aux élèves que nombre d’effets spéciaux n’ont aucun fondement scientifique. Par exemple, les sons effroyables qui sortent des vaisseaux spatiaux et les planètes ou les étoiles qui explosent bruyamment ne sont que des conventions cinématographiques : dans l’espace, il n’existe pas de sons perceptibles pour l’oreille humaine…


Valérie Martin

Collaboration spéciale


Le Planétarium de Montréal. Les activités éducatives : trousses pédagogiques, formation des maîtres, spectacles scolaires, etc.
http://www.planetarium.montreal.qc.ca/Planetarium/Scolaires/index.html

Les Innovateurs à l’école et à la bibliothèque. Pour commander gratuitement le guide des ateliers pour l’année scolaire 2003-2004, contactez Nadège Béguineau à la SPST : nb@spst.org

Sciences-espace. Fondé en 1995 par des enseignants en sciences et des mordus de la vulgarisation scientifique, cet organisme propose une variété de services en vulgarisation scientifique : http://www.sciences.ca

Le livre du ciel. Cet ouvrage signé par le communicateur scientifique Jean-Pierre Urbain présente des dizaines d’activités pour tous en astronomie, à réaliser à l’école ou en famille. Édition Les 400 coups, en vente en librairie (19,95 $). ISBN: 2-89540-102-0

La fédération des astronomes amateurs du Québec
http://www2.globetrotter.net/faaq/menu.htm

Autopsie scientifique d’un film catastrophe : L’émission du 13 avril 2003 des Années-Lumière (Radio-Canada) a consacré un reportage au film hollywoodien « Au cœur de la Terre » (The Core). Le journaliste Dominique Lapointe s’est entretenu avec Benoît St-Louis, spécialiste du Groupe de géomagnétisme à la Commission géologique du Canada au sujet de la vraisemblance d’une telle catastrophe.
http://radio-canada.ca/radio/lumiere/archives/archives2003/avril2003.html#2-13

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Actualités

« Chantons l’espace »
Les Petits Chanteurs du Mont-Royal partent pour Mars


À première vue, rien de particulier ne distingue Marie-Josée Millette et Élaine Roy de leurs collègues enseignants de la Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal. Et pourtant, elles peuvent se vanter d’être les seules « apprenties astronautes » de leur entourage. C’est qu’elles ont reçu une formation scientifique express en compagnie des meilleurs instructeurs, le temps d’un stage qui les marquera pour longtemps… et dont leurs jeunes élèves goûteront les fruits tout au long de l’année scolaire.


Dans la cour des grands

Tout a commencé au printemps dernier, quand Marie-Josée et Élaine ont posé leur candidature pour les Bourses de l’Île du savoir (1), l’un des sept volets de l’Île du savoir. Un sésame qui a ouvert à ces deux enseignantes du primaire les portes de la prestigieuse Agence spatiale canadienne.

« Nous y avons passé deux journées inoubliables, raconte Marie-Josée Millette. Nous avons d’abord assisté à une session de formation sur le bras canadien de la Station spatiale internationale avec de véritables instructeurs. Puis, nous avons accompagné des astronautes professionnels lors d’une journée de formation. »

Marie-Josée avoue avec humour ne pas avoir toujours bien saisi toutes les subtilités hautement technologiques qui furent son quotidien pendant son séjour. « Nous sommes des « astronulles » plutôt que des astronautes! Mais nous en avons retenu assez pour élaborer des outils pédagogiques que nous ramenons aujourd’hui à l’école. »


Astronautes recherchés

Vous l’ignoriez sans doute : l’Agence spatiale des Petits Chanteurs du Mont-Royal a lancé une campagne de recrutement auprès des jeunes élèves…

Voici l’idée maîtresse du projet pédagogique concocté par mesdames Millette et Roy, qui s’apprêtent à faire vivre à leurs élèves une mission sur Mars – simulée, certes, mais hautement scientifique tout de même… L’un des objectifs : récolter des minerais à l’aide d’un véhicule spécialement conçu à cet effet et les analyser.

Quatre équipes de pointe seront recrutées : des techniciens et technologues, qui s’occuperont notamment des systèmes de communication; des ingénieurs, chargés du plan de vol de la navette et de la conception du véhicule; des scientifiques, qui procéderont à l’analyse des minerais récoltés; et des astronautes, qui devront maîtriser l’ensemble des procédures et travailler de concert avec les autres équipes techniques.

« Les élèves choisiront l’un de ces quatre champs d’expertise. Chacun aura son rôle à jouer, un peu comme dans un orchestre, explique Marie-Josée Millette. Ils devront d’abord poser leur candidature en bonne et due forme auprès de « l’Agence spatiale des Petits Chanteurs du Mont-Royal. Nous leur offrons même un cours sur la rédaction de CV ! »

Une fois leur « choix de carrière » arrêté, les jeunes assisteront aux cours correspondants à leur rôle dans la mission. La formation durera de huit à dix semaines. Et comme il est nécessaire de se muscler le corps autant que la tête, les jeunes recrues seront soumises à un entraînement physique approprié tout au long du projet… Un bel exemple d’intégration intelligente des disciplines!

En parallèle, des experts de l’Agence spatiale canadienne se rendront à l’école plusieurs fois au cours de l’année afin de présenter des exposés scientifiques aux jeunes. Ceux-ci visiteront également les fameux laboratoires de l’agence installés à Saint-Hubert.

Le projet « Chantons l’espace » est sur la piste de lancement… Des nouvelles dans les prochains numéros de Pluie de science.


AF

Agence spatiale canadienne :
http://www.space.gc.ca/asc/fr/jeunes_educateurs/educateurs/evenements/evenements.asp

La Maîtrise des Petits Chanteurs du Mont-Royal : http://www.csdm.qc.ca/pcmr/


(1) L’île du savoir est une initiative originale développée par le CRDÎM, en collaboration avec la SPST et avec le soutien financier du gouvernement du Québec. Elle vise à faire la promotion de la science et de la technologie auprès des jeunes de Montréal.

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Actualités
La science se livre dans les Clubs de lecture
de Communication-Jeunesse


Dévorer des livres, c’est captivant. Craquer pour un roman, c’est inspirant… Quand, en plus, on peut s’amuser autour des mots et savourer en bonne compagnie le plaisir de lire, que demander de plus? Un soupçon de science, peut-être ? Grâce à Communication-Jeunesse, les jeunes de 9 à 12 ans seront comblés.

Pour la 3e année, la SPST s’associe aux Clubs de lecture de Communication-Jeunesse pour proposer à quelque 70 clubs de lecture de la « Livromanie » des guides d’animation à saveur scientifique. L’objectif : faire découvrir la science à travers le livre, et donner aux animateurs des clubs des idées d’activités qui stimuleront la curiosité de leurs jeunes lecteurs.

« La science peut se nicher au cœur de la littérature : dans les livres documentaires, les albums, mais aussi dans les romans, les contes et légendes… On peut trouver des contenus scientifiques dans bien des ouvrages et, avec de l’imagination, créer des activités originales autour de ces contenus », explique Amélie Coulombe-Boulet, responsable des Clubs de lecture à Communication-Jeunesse.

À partir d’une sélection d’ouvrages contenant plus d’une vingtaine de titres québécois, le guide propose une foule d’activités : improviser une mini pièce de théâtre scientifique en s’inspirant des personnages de Robin et la vallée perdue (1), monter une exposition en entomologie à partir du roman Les acariens attaquent (2), reconstituer un mini livre à partir des ouvrages de la collection « Savais-tu ? », créer une bande dessinée traitant d’anthropologie en partant de l’album Maïa et l’oiseau (3)… Autant d’idées qui pourront être déclinées à volonté selon les goûts et les talents de chacun.


Un livre, un thème, un scientifique

Et il y a plus : pour approfondir une thématique scientifique particulière, pourquoi ne pas inviter à votre club de lecture un homme ou une femme de sciences dont la spécialité est abordée dans un livre ? Par exemple, un botaniste pourrait expliquer aux participants pourquoi les plantes et les fleurs font tourner la tête aux hommes et aux femmes, avec le roman La folie du docteur Tulp (4). Ou encore, un ingénieur en informatique ou un spécialiste de l’intelligence artificielle pourrait guider les jeunes dans la lecture du roman L’adieu aux chevaliers – la piste des Youfs III (5).

Grâce au programme Les Innovateurs à l’école et à la bibliothèque de la SPST, il n’en tient qu’à vous de transformer votre club de lecture en un lieu de rencontre unique entre un scientifique et des jeunes. La seule condition : que votre club de lecture soit situé dans l’une des régions desservies par le programme.

Pour créer un club de lecture et obtenir le guide d’animation à saveur scientifique, contactez madame Amélie Coulombe-Boulet, clubdelecture@vl.videotron.ca, tél. : (514) 286-6020, poste 23. Vous pouvez aussi visiter le site Internet de Communication-Jeunesse, à l’adresse :
http://www.communication-jeunesse.qc.ca/

Pour organiser la visite d’un scientifique dans votre club de lecture, contactez le coordonnateur du programme Les Innovateurs à l’école et à la bibliothèque de votre région :

Pour Montréal, Laval, l’Outaouais, le sud de Lanaudière, les Basses-Laurentides : Nadège Béguineau, (514) 844-5501 poste 226
Pour Québec : Christine Pilote, (418) 658-1426
Pour l’Estrie : Lyne Breton, (819) 565-5062
Pour la région du Saguenay-Lac–Saint-Jean : Michel Côté, (418) 668-4792
Et visitez le site : http://www.spst.org/innovateurs/


AF


1 Suzanne Julien, Robin et la vallée perdue, Pierre Tisseyre, 2002
2 Rémy Simard, Les acariens attaquent, Boréal, 2002
3 Angèle Delaunois, Maïa et l’oiseau, Pierre Tisseyre, 2002
4 Marie-Andrée Boucher Mativat et Daniel Zékina, La folie du docteur Tulp, Pierre Tisseyre, 2002
5
Ann Lamontagne, L’adieu aux chevaliers – la piste des Youfs III, Vents d’ouest, 2003

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Actualités
En novembre, la science a rendez-vous avec la culture


Quelle est la place des sciences dans la culture ? Les éternelles oppositions entre sciences dures, sciences humaines, lettres et arts ont-elles encore un sens aujourd’hui ?

« Les sciences sont indissociables de la culture et la culture n’a de sens que si les sciences l’enrichissent de leurs découvertes », affirme, sans hésitation, Jean-François Chassay, professeur titulaire au département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et responsable du colloque « Science, imaginaire et éthique » qui se tiendra à l’UQAM les 21, 22 et 23 novembre.

« Pour bien des gens, les sciences ne font pas partie de la culture, poursuit-il. Pourtant, elles ont toujours participé à la métamorphose de notre monde et bouleversé les conservatismes, et elles ont maintes fois provoqué des chocs culturels. »


La science, loin des salons ?

Selon Jean-François Chassay, la supposée dichotomie entre humanités et sciences, qui apparaît souvent comme un phénomène naturel, reposerait en fait sur des choix culturels. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien français professeur à l’Université de Nice, se plaisait d’ailleurs à faire cette remarque très révélatrice dans un de ses textes : « on parle de tout à un cocktail : de voitures, de sport, de cinéma, de peinture, de littérature mais jamais de chimie ou de mathématique. » (1)

Ainsi, bien que les mathématiques existent depuis plus de 2000 ans, elles ne sont toujours pas intégrées à la culture. Pourquoi ? Parce que, selon M. Lévy-Leblond, il est bien difficile de se quereller sur un sujet tel que la physique quantique !

Alors que les sciences ont une influence primordiale sur notre qualité de vie, sur notre façon de comprendre le monde et de communiquer, les concepts scientifiques demeurent souvent insaisissables… Comme si nous avions tacitement décidé que ces principes et ces bases étaient incompréhensibles pour le commun des mortels et devaient rester entre les mains des scientifiques. Comme si les mots nous faisaient soudainement défaut lorsqu’il est question de chimie ou de physique.


Science, imaginaire et éthique

Le colloque organisé à l’UQAM vise donc à questionner la place et le statut des disciplines scientifiques dans nos sociétés et notre culture. D’abord en s’interrogeant sur l’impact des sciences sur notre imaginaire. Comment la science touche-t-elle l’imagination collective et individuelle de chacun ? Comment s’inscrit-elle dans notre culture via l’imaginaire ? Quelle est la part d’imagination dans le travail quotidien du chercheur ?

D’autre part, en s’intéressant aux questions éthiques soulevées par la recherche scientifique. La science est-elle au service de l’humanité ? Comment bouleverse-t-elle certaines de nos croyances et notre réalité quotidienne ? Comment touche-t-elle aux dimensions éthiques, morales, religieuses et sacrées de nos vies ? Le scientifique a-t-il un rôle politique à jouer ?

« Le scientifique est souvent perçu comme un être froid, silencieux, enfermé dans sa tour d’ivoire, note M. Chassay. Pourtant, il n’est pas coupé du monde. Les chercheurs doutent, se remettent en question et s’interrogent sans cesse. La science, ce n’est pas juste des faits. C’est un monde de passions, de discussions et de hasard. »

Les invités du colloque de l’UQAM, tant européens que québécois, proviennent de différentes disciplines : mathématiques, médecine, histoire, physique, littérature, philosophie, paléontologie, et communications. L’événement s’adresse à tous. Le pari qu’a voulu relever M. Chassay est d’éviter la « surspécialisation », en réunissant autour d’une même table des scientifiques issus de différentes disciplines, et intéressés à s’interroger sur le statut de la science dans ses dimensions imaginaires, symboliques, sociales et institutionnelles.

Les thèmes abordés sont divers et nombreux : Quelle est la place des sciences dans le champ des savoirs aujourd’hui ? A-t-on le droit de transposer des concepts scientifiques dans d’autres domaines ? L’écriture scientifique est-elle une écriture comme une autre? Faut-il inventer un nouveau vocabulaire pour rendre compte des réalités qu’offrent les sciences depuis près d’un siècle ?

Ces sujets de discussion passionnent M. Chassay depuis toujours. Il dirige depuis huit ans un groupe de recherche appelé le S.é.l.e.c.t.i.f. (Savant et espace du laboratoire : épistémo-critique de textes irrigués par la fiction), qui étudie la place des sciences dans la culture et plus spécifiquement dans la littérature. Il est l’auteur de l’essai Imaginer la science, paru aux Éditions Liber, au printemps 2003, où il analyse la place et le statut du chercheur scientifique dans la fiction contemporaine. Cette année, il a également publié une bibliographie sur les fictions scientifiques intitulée La science des écrivains dans la collection La bibliothèque de La Science se Livre.

« Quand on s’intéresse à la culture de manière assez large, on ne peut pas passer à côté des sciences », conclut M. Chassay qui espère voir un jour les frontières s’ouvrir et les ponts se multiplier entre les différentes disciplines.


Chantal Legault

Collaboration spéciale

La science des écrivains – ou comment la science vient à la littérature (2003), coll. « La science se livre ». Pour commander cet ouvrage : http://www.spst.org/lascienceselivre/chassay/index.html

(1) Jean-Marc Lévy-Leblond, L’esprit de sel, Seuil, Paris, 1984

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Actualités
Science et fiction animent les bibliothèques


Ça y est, elles sont là : les mallettes d’exploration en science et science-fiction confectionnées par le Regroupement Les Bibliothèques Publiques du Saguenay–Lac-Saint-Jean sont prêtes à prendre d’assaut toutes les bibliothèques publiques du Québec qui en feront la demande.

Au menu : des fiches explicatives permettant de se familiariser avec différents types d’ouvrages (livres documentaire, romans et périodiques), des livres de science-fiction, et tout le matériel nécessaire à la réalisation d’activités qui marient la lecture et la science.

Danielle Bergeron est agente culturelle au Service régional de promotion, d’animation et de diffusion culturelles du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Toujours à la recherche de nouvelles trouvailles pour intéresser jeunes et moins jeunes à lire, elle est l’initiatrice de ce projet original qui a pris son envol officiel le mois dernier. « L’idée du projet a en fait pris naissance en 2001, lors d’un colloque sur la promotion de la lecture et de l’animation scientifique, “La science avec un grand L”. On y présentait une foule de projets qui m’ont inspirée. »

Chacune des dix mallettes est consacrée à un sujet différent, de l’environnement à l’astronomie, en passant par l’éthique. Des animations d’une durée de 90 minutes sont associées à chaque thème, et sont prises en charge par un membre du personnel ou par un bénévole de la bibliothèque. Les groupes de participants peuvent compter une quinzaine de personnes (adolescents dès l’âge de 12 ans, ou adultes).

Tous les rudiments de l’animation sont expliqués en détail dans les mallettes, dans un guide d’animation. « J’ai toujours le souci de rendre le personnel compétent à faire l’activité. On souhaite que les personnes soient le plus autonomes possible afin qu’elles puissent s’approprier le projet sans peine », note Danielle Bergeron.

Les mallettes comprennent également des objets qui pourront servir de base à de courtes expériences. « Il peut s’agir d’une boussole, de verres, de cordes ou encore de petites cuillères. Par exemple, une simple cuillère peut servir à comprendre comment voyage le son : il suffit de la faire tinter aux oreilles ! »

Les différents thèmes scientifiques pourront également être approfondis en invitant sur place une personne ressource. « Le tout se termine par une visite exploratoire de la bibliothèque », spécifie Mme Bergeron.

Les mallettes d’exploration sont aussi une occasion rêvée pour mettre en valeur les fonds d’ouvrages scientifiques et de science-fiction présents dans les bibliothèques publiques et trop souvent méconnus.

Mais pourquoi vouloir intéresser les gens aux sciences et à la science-fiction ? « Quotidiennement, ces sujets nous interpellent, souligne Mme Bergeron. Il suffit de visionner un film quelques minutes pour le constater… Le tout est ensuite de savoir faire la part des choses, en développant un esprit critique animé par la lecture. » Et est-ce un succès ? Apparemment oui : « Plusieurs adolescents rencontrés dans un groupe test qui n’aimaient pas lire au départ avaient envie de se plonger dans certains livres à la fin de l’atelier car leur curiosité avait été piquée… » Charmer par la science pour inciter à la lecture ? Pourquoi pas ?

En circulation aujourd’hui dans les bibliothèques du SaguenayLac-Saint-Jean, ces mallettes d’exploration pourraient bien intéresser les autres bibliothèques du Québec. Des disques compacts ont été conçus pour reproduire les mallettes et expliquer en détail comment réaliser les animations. Avis aux intéressés !

Caroline Soucy
Collaboration spéciale

Pour toute information, contactez Danielle Bergeron, au Service régional de promotion, d’animation et de diffusion culturelles du Saguenay–Lac-Saint-Jean, tél : (418) 662-6425 poste 24 danielle@crsbpslsj.biblio.qc.ca

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Événements

Science et société

Le forum international « Science et société » se tiendra au collège Limoilou à Québec du 7 au 9 novembre prochain. Plus de 250 jeunes francophones de 17 à 25 ans prendront part à des débats passionnants sur des thèmes aussi divers que la quête des origines humaines, la sécurité alimentaire ou le respect de la dignité humaine. Le paléoanthropologue Pascal Picq et le professeur Claude Villeneuve, co-auteur du livre Vivre les changements climatiques, co-président cet événement. Pour toute information : http://www.acfas.ca/science-societe/


Science et paix

Dans le cadre de la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement proclamée par l’UNESCO, le Centre des sciences de Montréal propose une fin de semaine de réflexion et d1échange sur la contribution des sciences, des technologies et de leurs applications pour la paix et le développement. Cet événement est gratuit mais l’inscription est obligatoire.
Détails au : http://www.centredessciencesdemontreal.com/html/fr/science%2Bpaix/index.html


C’est bon de rire un peu

Le 15 novembre, à l’occasion du Salon du livre de Montréal, une table ronde consacrée à l’humour et la science réunira notamment le dessinateur Jacques Goldstyn et l’auteur Raynald Pépin.


Semaine des magazines jeunesse

Du 10 au 16 novembre, les magazines pour les jeunes sont à l’honneur. Consultez le site Internet des éditions Bayard pour savoir ce que vous réserve la 7e Semaine des magazines jeunesse : http://www.bayardjeunesse.ca


Science, imaginaire et éthique

Du 21 au 23 novembre, l’UQAM accueille le colloque pluridisciplinaire international « Science, imaginaire et éthique », qui réunira, entre autres, des experts des univers de l’histoire des sciences, des mathématiques, et des études littéraires. Pour tout renseignement, contactez monsieur Jean-François Chassay à l’adresse : chassay.jean-francois@uqam.ca

Pour consulter le programme et vous inscrire, rendez-vous au : www.scienceimaginaire.uqam.ca


Les éducateurs du primaire en congrès

Le 16e colloque de l’Association québécoise des éducatrices et des éducateurs du primaire (AQEP) met la lecture à l’honneur les 27 et 28 novembre prochains, sous le thème « Apprends-moi des livres, apprends-moi à devenir ». Pour toute information : http://www.aqep.org/


Les films scientifiques sont en fête

Du 20 au 30 novembre, le Festival « Va savoir » de TéléScience met les films à vocation pédagogique en vedette. Détails au http://www.telescience.qc.ca/festival_fr/festival_fr.html

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Et pluie quoi encore ?

Un clin d’œil aux intempéries !
Découvrez les multiples visages de la pluie… scientifique.

En novembre, il pleut des étoiles

La pluie d’étoiles filantes des Léonides 2003 sera bientôt là. Et deux fois plutôt qu’une… (lire la suite)
http://www.cidehom.com/article.php?_a_id=693


Quelques liens utiles pour en savoir plus sur les Léonides et les pluies d’étoiles filantes :

« Il pleut de la poussière d’étoiles ». Saviez-vous que, jusqu'en 2010, notre système solaire accueillera beaucoup plus de poussières d'étoiles que d'ordinaire?
http://www.quebecscience.qc.ca/Cyber/3.0/N3273.asp

L’éphéméride des pluies de météorites pour 2003
http://www.bdl.fr/s2p/leonides/predictions/

« Détection des météorites ». Comment entendre les météorites sur sa radio…
http://www.schoolnet.ca/general/electric-club/f/page30.html


Ai-je plus de chances de voir tomber un morceau de météorite dans mon jardin que de trouver les six bons numéros au loto ?

« À chaque fois que vous remplissez une grille de loto, vous avez une chance sur 14 millions de trouver les six bons numéros (1). Pour calculer la probabilité de voir une météorite tomber dans votre jardin, en revanche, il faut prendre en compte de nombreux facteurs. Tout d’abord, il est nécessaire de s’accorder sur ce qu’on appelle météorite, c’est-à-dire un fragment d’astéroïde en provenance de l’espace. Chaque jour, en vous promenant, vous effleurez sans vous en rendre compte des centaines de minuscules poussières venant de l’espace, qui sont en quelque sorte des micrométéorites. Mais vous ne les voyez même pas tomber. Ne retenons donc que les météorites d’un poids respectable, au-dessus de 100 grammes et jusqu’à quelques centaines de grammes. On a calculé que, chaque année, environ 30 000 de ces cailloux extraterrestres tombaient quelque part sur la Terre, ce qui correspond à près de 10 tonnes. Connaissant la surface totale de la Terre, qui est d’environ 510 millions de km2, et si on estime que votre jardin fait 10 mètres sur 10, soit 100 m2, on peut donc calculer que vous avez, au cours de l’année qui vient, une chance sur 200 millions de voir tomber une météorite dans votre jardin. Selon ce calcul, vous avez donc 14 fois plus de chances de gagner au loto en y jouant une seule fois que de voir tomber une météorite dans votre jardin en une année. »


Michel Maurette
, astrophysicien, Centre de spectrométrie nucléaire et spectrométrie de masse, CNRS, Université Paris-Sud, Orsay

Adapté du livre « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les sciences » (2001), préfacé par Yves Coppens, Bayard Compact, ISBN 2.227.02008.3


(1) Les chances de trouver les 6 bons numéros tirés parmi 49 s’obtiennent en calculant 49! / (6  x 43!), c’est-à-dire (49 x 48 x 47 … x 2) / [(6 x 5 x 4… x 2) x (43 x 42 x 41… x 2)].

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À surveiller


L’Agence Science Presse, la seule agence de presse scientifique au Canada,
fête cette année ses 25 ans. En novembre, elle invite tous les curieux à
assister à une kyrielle d’activités sur la science et les médias.
Tous les détails à l’adresse : http://www.sciencepresse.qc.ca/dossiers/25.html


Bar de sciences : mode d’emploi

Les bars des sciences connaissent une popularité grandissante au Québec. Surveillez la sortie du guide « Bar des sciences : mode d’emploi » pour tout savoir sur ces rendez-vous de la médiation scientifique

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