Je suis terriblement chanceuse : un inconnu m’a offert un cadeau. Le physicien espagnol Jorge Wagensberg, directeur du Musée des sciences de Barcelone, m’autorise à publier dans Pluie de science l’écho de ses réflexions sur la muséologie scientifique : une page pleine d’humour et d’intelligence originellement publiée dans le Courrier de l’UNESCO.

Un simple geste de partage? C’est vrai. Mais qui illustre à merveille l’une des principales missions de notre magazine : créer des liens.

Créer des liens, dans ce tout petit monde de la médiation scientifique. Créer des liens, dans ce vaste Québec où des centaines de kilomètres séparent parfois les villages des grands centres urbains plus choyés en matière d’accès à la culture. Créer des liens, pour consolider une communauté d’enseignants, de chercheurs et de personnes dévouées à la médiation des sciences, ici et ailleurs.

Des liens entre les régions? Notre dossier régional mensuel est justement consacré à l’Abitibi-Témiscamingue, une « région éloignée » où, comme dit le poète, toutes les aurores sont boréales(1). Dans ce lieu de prédilection pour l’observation de l’histoire géologique et glaciaire du Québec, nous partirons à la chasse aux coraux au Centre thématique fossilifère du lac Témiscamingue, et nous nous laisserons guider par le choix des bibliothécaires de Rouyn-Noranda pour en savoir plus sur les trésors de la Terre.

Des liens entre les gens? Pluie de science vous présente deux initiatives en forme de trait d’union entre les communautés : le projet québécois École éloignée en réseau, qui met les nouvelles technologies de la communication au service des petites écoles de moins de 100 élèves, et une exposition itinérante française qui crée des ponts entre les villes et les campagnes.

Ce dernier numéro de l’année 2004 nous mènera aussi à la rencontre de l’Innovatrice Véronique Martel, une biologiste qui partage son amour des sciences avec des enfants malades, à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal. Enfin, notre série La face cachée de la science nous entraînera dans une réflexion sur l’impact des progrès technologiques sur le quotidien des personnes à l’origine de ces avancées : les scientifiques eux-mêmes.

De quoi, nous l’espérons, vous inspirer pour 2005!

Au nom de toute l’équipe de la SPST, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année. J’en profite pour vous présenter ma collègue Vanessa Quintal, à qui la nouvelle maman que je suis devenue passe la barre du magazine pour les prochains numéros.

N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires et suggestions.

Bonne lecture!


Anne Fleischman
Rédactrice en chef


1) Serge Bouchard, L’homme descend de l’ourse :
     Éloge de l’Abitibi, 1998.

 

Pour être averti de la mise en ligne du prochain numéro, écrivez-moi. De plus, si vous nous faites parvenir les coordonnées (nom, fonction et courrier électronique) de cinq autres personnes, vous recevrez gratuitement un exemplaire du programme complet du colloque Lire la science assorti d’un recueil de textes originaux qui vous feront plonger dans l’univers du documentaire scientifique pour la jeunesse.

Offre valable uniquement pour les premières trente personnes qui nous transmettront leur liste.