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Peu de gens peuvent se vanter d’avoir, quelque part dans le cosmos, une planète qui porte leur nom. La petite planète Luminet, découverte en 1991, fut baptisée en l’honneur de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet dont les travaux scientifiques sur les trous noirs et la cosmologie ont fait la renommée internationale. Directeur de recherche au CNRS, cet homme étonnant conjugue aussi une carrière de poète, d’écrivain et de musicien. Lors d’un récent passage à Montréal, il a généreusement accepté de nous rencontrer. PDS : L’enfant
que vous étiez était-il plus un amoureux des arts ou un
scientifique en culottes courtes? PDS : Auriez-vous
préféré étudier les arts? |
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PDS : Comment se
présente ce clivage? PDS : C’est
une recette que vous appliquez en tant qu’écrivain…
PDS : Vous êtes
également un peintre accompli qui expose régulièrement.
Dans votre peinture, essayez-vous de dessiner la forme de l’Univers? PDS : Vous avez
publié de nombreux recueils de poèmes. Quelle est la place
de la poésie dans votre travail? PDS : Y a t-il une
symétrie entre le cosmos et l’âme humaine? |
PDS :
Et la musique?C’est sans doute la plus grande passion de ma vie. Je continue à la pratiquer en amateur. D’ailleurs, un CD dont je suis coauteur avec Gérard Grisey vient de paraître chez Universal Music : Le noir de l’étoile. Le principe : une œuvre pour six percussionnistes et des « guest stars », littéralement. Ce sont des pulsars, des étoiles en rotations rapides que l’on capte au radiotélescope et qui délivrent des impulsions extrêmement régulières. Ces impulsions peuvent être transposées dans le domaine acoustique et être combinées avec des rythmes créés par l’homme. Le résultat est assez étonnant… |
PDS : Faut-il
être artiste pour être scientifique?
PDS : Si les êtres
humains possédaient une meilleure culture scientifique, ça
changerait quoi?
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Jean-Pierre Luminet a publié de nombreux ouvrages scientifiques et de vulgarisation, ainsi que deux romans : Le bâton d’Euclide (JC Lattès, Paris, 2002) et Le rendez-vous de Vénus (JC Lattès, Paris, 1999). Pour en savoir plus sur Le noir de l’étoile et la musique stellaire : http://luth2.obspm.fr/~luminet/Art/NdE.html
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