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Avis aux utilisateurs : l’Année du « i » a des effets secondaires irréversibles.

Elle provoque des détournements de sens.

Et fait surgir toutes sortes de coïncidences.

Prenez le mot « anticonstitutionnellement ». Du haut de ses 25 lettres, c’est le plus long de la langue française. Celui qui fascine, un jour ou l’autre, tous les enfants. Celui qui nous met au défi d’en trouver un plus long. Celui qu’on décompose, qu’on épelle, qu’on déconstruit, qu’on observe sous toutes ses coutures... Un mot un peu fascinant – qui, en réalité, se laisse facilement déclasser par l’expression de quelques molécules, dont la redoutable et très imprononçable vitamine B (chlorure d’aminométhylpyrimidinylhydroxyéthylméthythiazolium), championne toute catégorie. Mais celle-ci ne compte pas : elle nous entraîne en terra incognita, aux frontières de la science. Tiens, tiens.

C’est un hasard plutôt rigolo, et, avouons-le, purement anecdotique. Qu’importe : le nombre « 25 » a, cette année, une saveur toute particulière pour la SPST. En effet, c’est il y a tout juste 25 ans que notre organisme, qui s’appelait à l’époque « la Semaine des sciences », acquérait une existence légale, quelques mois après sa naissance officielle sur le terrain en 1980. Tel qu’il est mentionné dans les documents de l’époque, « le microcosme scientifique québécois se [devait] de prendre une semaine de son temps et de s’ouvrir au public afin de le sensibiliser à la recherche qui se fait ici et aux sciences et à la technologie en général ». Un objectif allant de soi aujourd’hui, mais ô combien téméraire à l’époque!

La « SPST » est la quatrième incarnation de la « Semaine des sciences ». Quel que soit son nom, la Semaine et tous les événements qu’elle a générés reste inscrite dans la mémoire de nombreux Québécois pour ses initiatives toujours originales, porteuses de science et de sens. Au fil des années, la SPST s’est adaptée aux nouvelles tendances en matière de médiation scientifique – et en a aussi anticipé quelques-unes – avec un penchant avoué pour les pratiques mettant de l’avant la « face cachée » de la science et des chercheurs, la science « de nuit », comme l’a si bien baptisée le biologiste et académicien français François Jacob.

Un extrait de son magnifique texte « Science de jour, science de nuit », nous servira d’introduction générale et, pourquoi pas, de carte de souhait, pour ce 25e numéro de Pluie de science, spécial « 25e anniversaire » : Décidément, il est des conjonctures de dates qui ne s’inventent pas…

Nous vous présenterons ensuite le récit de notre aventure avec vous depuis le commencement, mettant en scène les principaux acteurs qui nous ont permis de naître et de grandir. L’article Quand la science se fait lecture laissera la parole aux auteurs qui ont contribué à nourrir « La Science se Livre », un incubateur à idées qui célèbre le mariage entre science et littérature. Puis, un grand coup de chapeau à nos scientifiques bénévoles du programme des Innovateurs à l’école et à la bibliothèque nous donnera l’occasion de nous interroger sur l’évolution du bénévolat scientifique.

Pour accompagner ce voyage, nous vous présenterons une galerie colorée de nos principales réalisations. Car si le « P » de « Promotion » a bien sa place dans notre acronyme, il justifie aussi pleinement notre inclinaison pour les illustrations chatoyantes et la confection d’objets de « promotion » amusants et festifs. Comme la quatrième roue du carrosse, le visuel a toujours fait bel et bien partie de notre signature.

 
Enfin, Pluie de science, fidèle à sa formule habituelle en dépit du caractère un peu spécial de ce numéro, vous propose ce mois-ci un dossier thématique sur les arbres et la forêt qui sont, bien malgré eux, au cœur d’une actualité sociale et politique brûlante au Québec. Ce dossier documentaire nous entraînera notamment au Musée de la nature et des sciences à Sherbrooke.
 

En vous souhaitant une bonne lecture…

Anticonstitutionnellement vôtre (et bonne Année du « i »!)

Anne Fleischman et l’équipe de la SPST
af@spst.org

 

Pour être averti de la mise en ligne du prochain numéro, écrivez-nous. De plus, si vous nous faites parvenir les coordonnées (nom, fonction et courrier électronique) de trois autres personnes, vous recevrez gratuitement le dernier disque du groupe de rock scientifique (n=1), Disco génétique.

Cette offre est valable uniquement pour les trente premières personnes qui nous transmettront leur liste.


Numéro 25, Décembre 2006

L’Année du « i »
•  
Science de jour, science de nuit »
•  25 printemps de science : une valse tournoyante »
•  Quand la science se fait lecture »
•  350 scientifiques au cœur d’or : formidable réseau! »
 Notre musée maison »

Dossier thématique documentaire :
l’arbre qui cache la forêt

•  Quelques idées reçues sur les arbres et la forêt »
•  Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke »
•  Quelques liens pour en savoir plus »
•  Notre bibliothécaire vous propose… »
•  Porte ouverte sur le Kaléidoscope »