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À peine ouverte, la petite valise bleue laisse échapper le parfum suave et résineux du sapin baumier. Un parfum chargé de souvenirs d’enfance, nichés pas très loin de l’arbre de Noël... « C’est un flacon d’huile essentielle de conifère », explique Marie-Josée Falardeau, animatrice au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. « C’est un des nombreux produits extraits de l’arbre. Et une manière délicieuse de capter l’attention des élèves! » Marie-Josée Falardeau tire également de la valise une partie coupée du tronc d’un arbre qui révèle ses cercles de croissance, témoignant de l’âge du spécimen. « Des cercles épais nous apprennent que l’arbre était en bonne santé ou qu’il a connu de bonnes conditions de croissance. En revanche, des cercles minces ou peu distanciés suggèrent que l’arbre a été malade ou qu’il a manqué d’ensoleillement et de nourriture. » |
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Des valises à partager le savoir Le Musée de la nature et des sciences (MNES) propose cinq de ces petites valises sur le thème de l’arbre(1), chacune d’elles couvrant une sous-thématique : la croissance, les différents types de feuilles, la reproduction, les parties de l’arbre et les dangers qui guettent la forêt. À l’instar des sept trousses éducatives offertes aux enseignants par le MNES, la trousse sur les arbres comporte du matériel en deux et en trois dimensions ainsi que des spécimens. Les messages éducatifs sont transmis aux élèves de 2e et 3e cycle du primaire sous forme de schémas à compléter ou de défis à relever. « Les enseignants sont libres d’adapter le matériel ou de s’en inspirer pour poursuivre l’enseignement au-delà du contenu proposé », précise Marie-Josée Falardeau. C’est ainsi qu’on apprend, entre autres, qu’un gros arbre boit 1362 litres d’eau par jour et qu’un peuplement d’érables rouges d’un acre transpire, en saison de croissance, suffisamment d’eau pour couvrir cet acre d’une nappe d’eau de 76 centimètres de hauteur! |
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La forêt derrière l’arbre Comme un arbre qui cache une forêt, le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke conçoit et offre plusieurs activités qui traitent, de près ou d’un peu plus loin, de l’arbre et de la forêt. L’institution, qui a mérité en 2004 l’Or des Grands prix du tourisme québécois, est le plus grand producteur d’expositions muséologiques au pays. D’ailleurs, les expositions réalisées par l’équipe chevronnée du Centre de production scientifique parcourent de plus en plus de kilomètres partout au Canada et même en sols américains et européens. Parmi elles, l’exposition itinérante « Les sentiers de la forêt »(2), fruit d’une collaboration récente avec le Musée régional de Rimouski. Cette exposition consacre, spécifiquement pour le bonheur des enfants, une section sur la vraie nature des arbres et de la vie qui s’y cache. |
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| Quant à elle, l’exposition permanente « Au fil des saisons » est sans contredit le décor tout indiqué pour rencontrer ces arbres et ces forêts qui déploient mille et une astuces afin de traverser les quatre saisons québécoises. En voyageant de l’hiver au printemps, en passant du jour à la nuit, le visiteur découvre la forêt tel un écosystème indispensable à la vie d’une multitude d’êtres vivants. Ours rugissants et hiboux aux aguets sont au rendez-vous. « C’est un lieu d’exploration formidable pour les enfants, dit Marie-Josée Falardeau. Nous y offrons des visites d’une heure qui alternent animation éducative et libre découverte. » L’équipe du MNES propose entre autres deux visites animées mettant en scène la forêt. |
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Dans quel arbre aimerais-tu vivre? Destinée aux élèves de 4e année du primaire, l’activité « 70, rue de la forêt » est une randonnée ludique dans la forêt des quatre saisons qui vise à familiariser l’enfant avec la notion d’habitat. Des jeux de mémoire et d’association entraînent les élèves à établir des liens entre les besoins de nourriture, de repos, d’abri et de socialisation des animaux. L’enfant est initié au concept de chaîne alimentaire et prend conscience de la nécessité de la diversité biologique. « Il réalise ainsi à quel point le castor a besoin des arbres et des plans d’eau, non seulement pour se nourrir mais aussi pour s’abriter et faire des petits. Et qu’à son tour, le castor peut répondre aux besoins du loup pour se nourrir… » Les enfants sont appelés à fabriquer une chaîne alimentaire à partir d’éléments trouvés dans l’exposition. |
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Pour plus de renseignements sur les activités
et les outils éducatifs offerts par le Musée de la nature
et des sciences de Sherbrooke :
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