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© Gavin Pretor-Pinney (Source)  
 

Chaque année, un caprice du climat australien voit converger un bataillon d’aficionados venus des quatre coins du monde. Fugace et grandiose, un nuage. Le Morning Glory.

Blanche diva du cercle cotonneux des chasseurs de nuages, le Morning Glory charme de ses volutes des centaines de mordus qui traversent la planète pour en capturer l’éphémère beauté. Contre toute attente, alors que le commun des mortels ne jure que par l’azur immaculé, les membres de la Cloud Appreciation Society dénoncent, avec humour, la mainmise éhontée du ciel bleu sur l’imaginaire !

Et ils n’ont pas tort : rien de tel qu’un affable et replet altocumulus – ou un menaçant nimbostratus – pour souligner la magnificence de notre environnement céleste et terrestre. Décidément, quelle belle planète que la nôtre… bleue comme une orange, comme disait le poète. N’en déplaise à nos aimables chevaucheurs de brume.

« Bleue comme une orange », un thème qui nous mène, une fois n’est pas coutume, aux quatre points cardinaux de la médiation des sciences, en cette Année internationale de la planète Terre.

Mais plantons d’abord le décor. Le bleu a un lourd passé, que l’historien Michel Pastoureau, spécialiste des couleurs, a décortiqué dans plusieurs ouvrages. Couleur favorite des Occidentaux, il a connu une terrible rivalité avec le rouge avant de laisser son empreinte dans notre mémoire collective, de la Vierge Marie au blue-jean. Un destin épique, prétexte à une multitude d’apprentissages, que nous survolerons en ouverture de ce numéro d’hiver.
De retour au présent, et sur le plancher des vaches, nous vous raconterons une expérience de partage des savoirs qui met en scène des paysannes françaises et africaines : « Semences de connaissance ». Puis, une présentation de la Biennale de l’environnement Terre en tête nous ramènera en pleine urbanité, au cœur de banlieues grouillantes et industrieuses.
Comme il n’est malheureusement plus possible de parler de la Terre sans évoquer les bouleversements climatiques (non que le sujet soit barbant – au contraire – mais il est d’une bien triste actualité), une recension du livre de notre collaboratrice Dominique Forget sur la fonte de l’Arctique nous permettra d’ouvrir un dossier thématique consacré à l’éducation relative à l’environnement. On y découvrira notamment que le thème peut être décliné, en classe et à bibliothèque, de toutes sortes de manières.

Et pour saluer une dernière fois nos amateurs de nuages, nous tournerons encore les yeux vers le ciel, d’un noir profond cette fois-ci, pour vous présenter « Le ciel, miroir des cultures », une exposition passionnante et téléchargeable gratuitement, qui replace le firmament au cœur de mille légendes.

À vous la Terre… Et bonne lecture !


Anne Fleischman

Rédactrice en chef
af@spst.org

 

Pour être averti de la mise en ligne du prochain numéro, écrivez-nous. De plus, si vous nous faites parvenir les coordonnées (nom, fonction et courrier électronique) de cinq autres personnes, vous recevrez gratuitement trois affiche « Do ré mi fa sol... la science ! ».

Cette offre est valable uniquement pour les 20 premières personnes qui nous transmettront leur liste.

Numéro 30, Hiver 2008

Scientifiques, vos papiers !
•  Le monde est bleu »

Décliner la science
•  Semences de connaissance »
•  Terre en tête »

Actualité
•  Le ciel miroir des cultures »

Lectures
•  Perdre le Nord ? »

Dossier thématique
Spécial « Éducation relative à l’environnement »

•  La jeune garde de l’environnement »
•  Un producteur du Kaléidoscope nous éclaire :
    Québec’ERE
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•  Quelques liens utiles pour en savoir plus »
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